Samedi 12 décembre 2009
6
12
/12
/2009
15:37

L'homme de génie se révélera toujours en dehors des écoles spéciales.
Dans les sciences dont s'occupent ces écoles, le génie n'obéit qu'à ses propres lois, il ne se développe que par des circonstances sur lesquelles l'homme ne peut rien : ni l'État, ni la
science de l'homme, l'anthropologie, ne les connaissent.
Riquet, Perronet, Léonard de Vinci,
Cachin, Palladio, Brunelleschi, Michel-Ange, Bramante, Vauban, Vicat, tiennent leur génie de causes inobservées et préparatoires auxquelles nous donnons le nom de hasard, le grand mot des sots.
Mots tirés de:
Honoré de Balzac, Le curé de village
Mercredi 9 décembre 2009
3
09
/12
/2009
13:11
J'ai un poil dans la main.
Un gros.
Flemme de lire, de répondre aux gentils mails que je reçois, de faire le ménage...
Juste envie de vivre.
Et pour finir déjà, (la flemme, puisqu'il faut l'appeler par son nom), je vous fais cadeau des deux citations qui vont suivre. (au passage, notez combien je me montre généreuse
zavecvouzotres malgré la paresse qui m'assaille)
L'une est de Spinoza et sort directement d'une papillotte croquée sans la moindre pitié.
L'autre est de moi.
Le tout serait de savoir laquelle des deux est de moi. Ha ha ha. Dur.
Si vous voulez que la vie vous sourit, apportez lui d'abord votre bonne humeur.
Amoureuse un jour, amoureuse pour toujours.
Lundi 23 novembre 2009
1
23
/11
/2009
11:43
... Féroce amateur de bonheur, il est
teigneux avec les nuisances - même mineures comme les cintres qui vous giclent au nez dans les penderies.
Il a tous les culots, toutes les libertés, et il adore aller trop loin avec élégance, en toute fraîcheur et sans filet.
C'est un provocateur viscéral, mais, en dehors de quelques "imbéciles répertoriés", tout le monde a compris qu'avant de provoquer Leprince-Ringuet et les coiffeurs (dont il n'a rien à foutre en
réalité) il se provoque lui-même, de préférence sur les sujets sensibles : "Je pleure chaque fois qu'un de mes enfants meurt. Là, ils vont bien."
C'est pour ça qu'il nous était si utile. Il nous défendait contre les cons, l'ennui, le chagrin et la mort.
Et ce qui ne va pas aujourd'hui, c'est que les cons, l'ennui, le chagrin et la mort sont en pleine forme, et lui, il est muet...
Mots tirés de:
Desproges portrait de Marie-Ange Guillaume
Mercredi 4 novembre 2009
3
04
/11
/2009
08:58
Au lycée, je noircissais de citations l'extérieur et l'intérieur de ma trousse.
Aujourd'hui, vous aurez droit à six citations, et tant pis si tous les blogueurs postent des citations.
Tant pis si je manque d'originalité.
Tant pis, tant pis, tant pis.
L'important n'est pas là.
Pour ce qui est de l'avenir, il ne s'agit pas de le prévoir mais de le rendre possible.
Antoine de Saint-Exupéry
Qu’est-ce que le bonheur sinon l’accord vrai entre un homme et l’existence qu’il mène ?
Albert Camus
Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait.
Mark Twain
Vous ne pouvez pas attendre de la vie d'avoir un sens. Vous devez lui en donner un.
Romain Gary
On ne peut pas s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux.
Henri Matisse
Les hommes gagnent des diplômes et perdent leur instinct.
Francis
Picabia
Vendredi 30 octobre 2009
5
30
/10
/2009
10:25
Ceux qui paraissent beaucoup souffrir sont souvent ceux qui y gagnent le plus par la suite mais
ils ne savent pas le "pré-voir".
Camille
Mardi 27 octobre 2009
2
27
/10
/2009
07:57

Enfant prodige follement douée pour les mathématiques (elle peut diviser 32 427 par 16 sans cesser de sauter à la corde), Hélène Baxter, une petite New-Yorkaise de 11 ans, pose de graves
problèmes à ses parents et à ses professeurs.
Quand on l’interroge sur son avenir, elle déclare qu’elle veut être gardeuse de vaches dans un grand pré avec plein de pommiers en fleur.
Pierre Desproges (Le petit reporter)
Mercredi 21 octobre 2009
3
21
/10
/2009
10:49

Ma note "auteure à recoller" a justifié celle de Freefounette, laquelle a suscité la réaction de Tant-Bourrin, de Cassandre et de Marie-Catherine dans la partie
commentaires.
Ce sont ces petits riens mis bout à bout qui font que parfois, je suis drôlement fière d'appartenir au genre humain.
Juste un merci.
Mardi 29 septembre 2009
2
29
/09
/2009
08:34

Pour Jung, la vie, loin d'être un champ de bataille, consiste en une suite de métamorphoses dont le but est la réalisation harmonieuse de soi.
C'est un processus de maturation - l'individuation - au terme duquel nous sommes pacifiés.
Nos relations avec les autres sont améliorées et nous n'appréhendons plus la mort, car nous avons compris que l'âme n'a rien à craindre d'elle et qu'elle peut être une "fête joyeuse".
La névrose n'est que la souffrance d'une âme qui cherche son sens.
Jung traversa à plusieurs reprises des épisodes dépressifs, des crises d'angoisse. Peut-être est-ce justement le désir d'en guérir qui lui permit d'inventer une approche thérapeutique aussi
optimiste.
Ni déni ni idéalisme.
Lundi 28 septembre 2009
1
28
/09
/2009
21:43
Je ne sais pas si l'on peut dire que l'on a raté ou réussi sa vie.
On la vit.
L'amertume naît si l'on abandonne ce en quoi l'on a cru.
Il ne faut pas se laisser faire.
Par les modes, par les autres.
"Tu devrais... tout le monde fait ça..."
Mots tirés de:
Psychologie Magazine de Décembre 2003 - interview de Fanny Ardant
Vendredi 11 septembre 2009
5
11
/09
/2009
16:58

Mon Rêve familier
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens (1866)
Commentaires Récents