Mercredi 4 juin 2008
Avant d'être publiée, j'ai lu qu'un auteur effectuait souvent le parallèle entre la parution de son livre et la naissance d'un bébé. Ce rapprochement m'avait laissée sceptique.

Ayant moi-même fait deux bébés, et maintenant deux livres, je reconnais qu'il y a quelques similitudes...

La fatigue, par exemple.
Non, mes livres ne me réveillent pas la nuit pour réclamer leur biberon d'encre, mais je dors peu et mal, pas comme un bébé, quoi. De crainte que personne d'autre que leur éditeur et quelques bonnes fées appelées lecteurs (les fées sont asexuées) ne les aime, peut-être... ^^

Le blues, aussi.
Comprenez, je viens de vivre avec deux projets d'édition en gestation. Et voilà que ces projets bleu et rouge respirent sans assistance, maintenant.
Alors je vais de l'ordinateur au congélateur. Dans le second, j'ai planqué un litre de glace menthe/chocolat, mon parfum préféré. Je manie la petite cuillère avec dextérité.
Une vraie pauvresse.

Le vide, snif.
Je me sens vide, non pas du ventre, mais d'une partie de la tête, ce qui ne m'explique pas pourquoi j'ai tellement mal au ventre, d'ailleurs... ^^

Publier des livres, c'est un peu comme avoir des enfants. On se fait du souci avant, pendant et après. Des fois, on se dit qu'on les abandonnerait bien devant la première bibliothèque venue. Oué mais y a notre nom écrit partout dessus, hé ! ^^

Au moins, les enfants, on peut leur ôter la gourmette.

PS:
Attention, cette note est du second degré à l'état sauvage. Ne mangez surtout pas de glace menthe/chocolat en la lisant. Tenez-vous à un bon mètre de votre écran. Ne touchez pas de livres, surtout pas de livres.

par nathalie publié dans : j'écris
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Vendredi 30 mai 2008
Voilà.

J'en ai terminé avec Sortie de route et En quête.

Beaucoup d'émotion.
Ce sont des histoires issues de mon imaginaire. Pas de sorcières, de trolls, d'elfes, de vampires, de dragons. Plutôt des histoires très assises dans la réalité, et qui, à un moment donné, tombent de leur chaise...

Qu'en sera-t-il cette année?
commence comme un conte pour enfants, mais attention, la perfection c'est du bidon...

Je vais vous avouer un truc qui n'est pas vendeur, mais moi, le mot vente, hein, ce que j'en dis...
Subitement, ça me renvoie à cette école de pub où j'ai tellement souffert, croyant naïvement (stupidement) qu'on s'en irait dessiner, croquer, colorier ensemble. Tout faux, ma p'tite lunettée, on t'a causé Force de vente, cible, part de marché... 
A choisir, je prends le vent. J'assume mon côté masculin.

Pour en revenir à nos moutons ébouriffés, je voulais vous dire que j'ai une préférence toute personnelle pour En quête. Oui, c'est un réel coup de coeur nombriliste et tout le bataclan. Un auteur est forcément nombriliste.
Auteur ou pas, m'est avis qu'on l'est tous, nombrilistes. Depuis quand est-ce qu'on aide l'autre et pas soi, hein? 
Pour bien aider l'autre, faut s'aider soi.
En aidant l'autre, on s'aide soi.

On aurait tort de croire que j'ai souffert à peaufiner En quête. Sous la direction de Karim Berrouka, je n'ai pas vu le temps passer. Mais peut-être que c'est lui qui a souffert, allez savoir! ^^

Chacune de ces 20 nouvelles dissimule une part intime de moi. 
Les jeux de pistes, vous connaissez? 
Qu'est-ce qui est à moi... et qu'est-ce qui ne l'est pas?

J'ai une âme d'enfant, j'ai toujours aimé jouer.
Me trouverez-vous? ^^

par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 21 mai 2008
Avant d'oser montrer mes travaux, j'ai attendu des années. Ecrits, dessins, peintures... je planquais tout.

Je pensais que ça ne valait pas le coup.
Je pensais que les autres se débrouillaient mieux que moi.

Un jour, j'ai compris...
Chacun a une voix. La museler, c'est vivre comme un planqué.

Hier, je me suis fait ces cadeaux.

Un calepin à croquis petit format et son lot de trois crayons graphite avec gomme. (à glisser cet été dans mon sac à dos)


Et deux feutres fins.

Ce week-end, je serai à Epinal, au festival des Imaginales.
Une idée m'est venue à la papeterie. J'utiliserai le feutre bleu pour Sortie de route (couleur dominante des novellas), et le feutre rouge pour En quête (couleur dominante des recueils).


Force est de contater que devant vous, je perds tous mes moyens. Vous me faites battre le coeur, et alors, je me fais l'effet d'un petit animal craintif.

Aussi ai-je trouvé la solution suivante; je rédigerai mes dédicaces avec très peu de mots, mais pour chacun des deux bouquins, je copierai le modèle d'un personnage sur lequel j'ai déjà planché, seule dans mon coin.
Ce sont deux modèles simples, un pour Sortie de route, un pour En quête, je ne complique pas.

Je crains les complications. Même quand je peins, je reste sobre. Point trop de détails. Faire en sorte d'ouvrir les quatre coins de la toile, permettre à l'émotion de se carapater. Pour faire le portrait d'un oiseau, Prévert, ô toi mon poète préféré! 

A Chambourcy, je l'ai fait avec Sortie de route; j'esquisse le personnage sur la page de garde, puis je passe au feutre. Quand c'est sec, je gomme les traits de crayon. J'ajoute le prénom du lecteur, une phrase ou une bulle, le lieu de la dédicace, la date.
Je signe.

L'écriture et le dessin sont des modes d'expression que j'affectionne. En cas d'émotion paralysante, l'un vient au secours de l'autre... c'est de cette manière que je fonctionne, et ça remonte à très longtemps.
par nathalie publié dans : j'écris
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Mardi 20 mai 2008
Accoudée à la table de la cuisine, Emulina feuillette un journal très ancien que des experts ont plastiblindé, comme tous les documents des années 2000. C'est son grand-père qui le lui a offert. Elle vient d'avoir dix ans.  

Sa mère est en train de fourrer la dinde pour le 14 juillet.
Les saisons et les commémorations ayant totalement disparu, on a décidé de fêter Noël un 14 juillet. Il ne faut jamais chercher à comprendre ces choses-là, jamais. On risquerait de devenir chèvre.

- Oh, on parle de Trollette!

- Qui c'est, ça, Trollette?

- C'était une artiste du XXIème siècle. Elle a marqué son époque sans se faire emmouler, juste en créant ce qu'elle aime.

- Mais de qui tu parles?

- Regarde!

Comme la mère s'empare du journal avec trop d'empressement, ce dernier émet un buiiiik mécontent. Les journaux anciens ayant été plastiblindés contre leur gré, il est recommandé de les manipuler avec douceur. Leur plastiblindage les irrite et pourrait les blesser. Tous les enfants et toutes les vieilles personnes le savent. Seuls les adultes sont ignares. Sûrement parce qu'ils le valent bien.

- Tu lui as fait mal, demande-lui pardon.

- M'excuser auprès d'un journal plastiblindé, tu veux rire? Qu'est-ce que c'est que cette drôle de photo?

- Je te dis que c'est Trollette!

La mère lit à haute voix.

- Trollette, sa petite musique telle qu'on sens souviens. Dis-donc, ils n'étaient pas très fortiches en grammaire, les gens du XXIème siècle!

- C'est pas ça, proteste Emulina. Je l'ai dit, Trollette était une artiste. Sens... les cinq sens, quoi! C'est un mot d'esprit, un clin d'oeil.

- Les enfants d'aujourd'hui, vous êtes d'un compliqué!



Pour y comprendre quelque chose, faut aller chez Trollette.
par nathalie publié dans : j'écris
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Lundi 5 mai 2008
Mon recueil est prêt.
On lui a fait une beauté, on lui a retiré les points noirs.
Il tremble un peu, et c'est normal.

20 histoires le composent.
20 histoires traitant chacune d'une quête. Toutes écrites à une période où j'étais fortement inspirée. Mais attention, l'inspiration ne fait pas tout. Il y a eu du travail. Beaucoup de travail. Les 35 heures, un auteur... ça connaît pas.

Alors, me direz-vous, c'est quel genre?
Fantastique?

Personne ne conçoit le fantastique de la même manière. Sachez simplement que je n'aime pas les cases, que trop de sérieux m'ennuie et que je préfère le mot étrange au mot fantastique.

Etrange se libère d'un merveilleux qui n'est décidément pas ma tasse de thé, et qu'on retrouvera plus facilement dans fantastique.

Sans doute que par l'étrange, j'entends fuir l'abominable sérieux qui m'englue. Comme je n'y parviens jamais, mes histoires se teintent, tant de mes difficultés à communiquer, que de ma mélancolie.

Pas assez sérieuse pour dépeindre l'ennui. Bien trop sérieuse pour écrire du merveilleux.

20 histoires.
20 quêtes.

Chaque personnage m'a touchée.
Avec certains, je me suis montrée particulièrement cruelle. Mais la vie n'est-elle pas cruelle aussi, quand subitement, la voici qui prend la plume et introduit une situation avec laquelle, dorénavant, nous devrons composer?

En quête est en souscription du 05 au 21 mai. Frais de port, marque-page et carte offerts, envoi de l'exemplaire le jour de sa sortie, soit le 22 mai.

Pour lire le texte de la quatrième de couverture et le début de trois des 20 nouvelles; Le lit d'une reine, Recycl'âge et Qu'en sera-t-il cette année?... c'est
ici.
par nathalie publié dans : j'écris
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Samedi 22 mars 2008

Avant de trouver éditeur à Sortie de route, ma vie de scribouillarde n’aura pas été simple. Loin s’en faut.

Bien souvent – je les comprends - les auteurs non encore publiés ne voient que la partie visible de l’iceberg.

Et puis... rares sont les auteurs publiés qui avouent avoir galéré, avant.

Pourtant...

Je me souviens de l’époque où je désespérais, et où cet auteur sympathique, à la suite d'un échange de mails, m’a avoué vous savez, je possède un carton plein de lettres de refus!

Quand bien même il réussirait à se faire publier, l’auteur passionné cherchera toujours à se transcender. Pour l'heure, voilà un sacré bel encouragement! On a cru en lui. On lui a donné sa chance. Tout bien réfléchi, il ne cessera pas - jamais - d’écrire.

Pour illustrer cette note, j’ai rassemblé les tapuscrits qui, avant Sortie de route et En quête, m’ont été refusés. Le WE dernier, je disais justement au frère de Trollette: comme le roseau de Lafontaine, plier plutôt que rompre



Hein que ça surprend ?!!

par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 19 mars 2008
Enfant, lors de conflits dont j’ignorais tout, on exigeait quand même de moi que je tranche.
Eux : Choisis ton camp.
Moi : Je peux pas.
Eux : C’est pas une réponse.
Moi : J’en ai pas d’autre.
Leur verdict: T’es une dégonflée

Ado, après d’insolubles crêpages de chignon, on me demandait de choisir.
Eux : Toi qui dis rien, là, t’es d’accord avec qui ?
Moi : J’en sais rien. (j’aurais bien répondu je m’en tape, mais j’étais méfiante, rapport à mon passé de bouc émissaire)
Leur verdict : Tu manques de personnalité

Ma prof de maths, qui lâchait son pffffff d’exaspérée quand je faisais l’effort de dire au moins une connerie.
Elle : Nathalie, tu as la réponse ?
Moi : Non m’dame. (ou alors Oui, m’dame, et c’était une réponse fausse)
Son verdict : Tu manques de logique

Lors d'un sondage…
Eux : Bla bla bla bla bla… Oui, non, ou sans opinion ?
Moi : Vous n’auriez pas l’option Réponse dépendant de la personne interrogée, par hasard ?
Leur verdict : N’entre pas dans les cases

par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 6 mars 2008
Sur ce blog, je n'aime pas trop parler de ce que j'écris.
Et d'une... je n'ai pas ouvert de blog spécialement pour ça (au premier, je ne savais pas que je publierais).
Et de deux... trop parler d'un texte qui va être publié, non seulement ça bassine, mais ça finit par décevoir. 
En ce qui me concerne, je suis vite déçue par un livre ou un film dont on m'a rabattu les oreilles, et j'imagine que pour vous, ça marche aussi comme ça.

Dans les commentaires du Chacochon, une amie, qui a lu le début de Sortie de route, demande: Théodore? pourquoi Théodore? hihi...secret de l'auteure peut-être...

Danc ce cas, c'est différent, il y a question, porte qui s'ouvre, alors oui, ça donne envie d'en parler. 

Pour répondre à Cricri... 
J'aime que le prénom de chacun de mes personnages tombe bien. Comme une costumière habillerait les acteurs avant qu'ils n'entrent en scène. 
Pour Sortie de route, Théodore m'est venu spontanément. Il me fallait un prénom abandonné. Un prénom qui s'en viendrait souligner l'esprit étriqué de mon personnage. 

Sortie de route a tout de même une particularité qu'on ne trouvera pas dans mes autres textes. 
Théodore, c'est aussi Monsieur Théodore. On sait qu'il a un prénom et un nom, mais au fil du texte, on ne fait pas la différence entre l'un et l'autre. 
Théodore, c'est son prénom... ou son nom? 
Les deux, mon capitaine. Le fait que prénom et nom se confondent... n'est certainement pas anodin. 

m.jpgDu coup je pense aux Monsieur Madame, série de petits livres pour enfants. Chaque personnage réagit de manière amusante en fonction du nom qu'il porte. J'ai adoré les lire à mes fils.
Ceci dit, Sortie de route n'est pas un livre pour les enfants! Je parle des petits, car les grands enfants comme moi peuvent le lire.

En vérité, je ne me prends pas la tête avec les prénoms. Je les laisse venir à l'instinct et lorsque j'en manque, eh bien je consulte le calendrier des postes; Monsieur Théodore serait ravi de l'apprendre! ^^
par nathalie publié dans : j'écris
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Mardi 19 février 2008
Hier, en fouinant dans mes documents Word, j'ai retrouvé ce court texte fantastique. Il illustre parfaitement ce que j'ai avancé, une fois, comme quoi la fiction en dirait plus long sur l'auteur que n'importe quel texte autobio... 


  • - Il est temps... a crié le Futur Proche.
  • - ... temps de quoi? ai-je dit.
  • - Tu es en terminale. L’heure est venue de choisir.
  • - Choisir entre quoi et quoi?
  • - Entre ce que tu voudras, peu importe. J’attends et, crois-moi, je n’ai pas que toi à recevoir...
  •  
  • J’étais paralysée, bien en peine de pouvoir satisfaire ce Futur Proche qui, de toute évidence, n’aurait pas une minute de trop à m’accorder.
  •  
  • - Ne pourriez-vous me laisser un délai de réflexion supplémentaire?
  • - Evidemment ! C’est toujours comme ça avec les étudiants ! Je les laisse faire, confiant, parce qu’ils ne sont plus des enfants. Je leur donne du leste, je raccourcis la chaîne. Et voilà qu’ils s’y croient ! Ce n’est pas la responsabilité qui les étouffe, mais le laxisme qui les englue. C’est la faute à Mai 68, ça, à tous ces fainéants qui avaient une fleur dans la bouche, pour ne pas dire un pétard. Des affabulateurs, voilà ce qu’ils ont fait de vous !
  •  
  • J’ai réfléchi un dixième de seconde, tentant de rassembler mes pensées en déroute.
  •  
  • - Mais enfin, qu’est-ce qu’ils ont à voir avec moi? Je suis malheureuse, et quand on est malheureux, on ne peut pas faire des choix.
  • - Fadaises, geignements de petite fille gâtée, couardises... a grogné le Futur proche, en brassant de l’air avec ses bras qu’il avait puissants.
  • - Je ne crois pas, non.
  • - Insolente, avec ça ! Allez, donne-le moi... donne-moi ce choix immédiatement.
  •  
  • Affolée parce que le Futur proche se rapprochait de moi avec son air courroucé, j’ai reculé.
  •  
  • - Va pour la fac.
  • - Quelle fac? A-t-il hurlé, à bout de nerfs.
  • - Psychologie, c’est bien ça... la psychologie.
  • - Heureusement que j’ai encore de bons éléments, ambitieux, travailleurs, responsables, volontaires... mais ils se font de plus en plus rares.
  •  
  • Il a tourné les talons et je suis restée comme ça, un peu paumée. Je n’avais pas même pensé à ce qu’impliquerait ce choix. D’ailleurs, était-ce un bon choix? Je devais admettre que mes capacités intellectuelles n’étaient pas au mieux de leur forme. C’était la faute du Coup d’éponge, mais le Futur proche n’en voudrait rien savoir.
  •  
  • Après une année de fac, et tandis que je décrochais, le Futur Proche m’a de nouveau convoquée, furibond.
  •  
  • Sans attendre, j’ai répondu :
  • - La pub, j’irai dans la pub. Il parait qu’ils aiment la créativité, là-bas.
  •  
  • Quelle naïveté! Dans la pub, on n’aime pas la créativité. On se fiche pas mal que vous sachiez ou non dessiner. Ce qu’on veut, c’est que vous sachiez compter.
  • Le Futur proche ne m’a jamais plus convoquée. Probablement qu’il avait d’autres cas à traiter et que le mien était désespéré. Ceci dit, je n’avais pas besoin de lui pour passer mes progrès en revue.
  • Zéro niveau.
  • Zéro mètre d’avance.
  • Et trois années de fichues.
par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 14 février 2008

A l'occasion de la Saint Valentin, je vous ai écrit cette short story d'amour. Quelque chose de mignon, ce qui n'est certes pas dans mes habitudes. Une fois n'est pas coutume. 

PS: je manquais d'inspiration pour les prénoms, alors j'ai pris les premiers venus. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.

C'est parti, donc...


Carla aime Nicolas qui aime Carla. Nicolas se sent très aimé de Carla, mais l'inverse est vrai aussi. Car Nicolas est attentionné, respectueux, tendre. Si tendre.

Ces deux-là sont faits pour s'entendre. Par exemple, ils s'accordent pour dire que fêter la Saint Valentin est grotesque. D'ailleurs, le 14 février est passé: Carla
n'y a pas pensé, et Nicolas non plus. Ils n'ont pas besoin de ça: leur amour est enlevé.

"Bah, au moins les commerçants sont contents!" dit Nicolas. 

"Embrasse-moi!" jubile Carla.

Nous sommes le 15 février, matin (enfin, on dit qu'on y est). Carla rejoint ses collègues de travail dans le vestiaire de Disneyland. C'est elle qui joue Minnie, la souris de Mickey. 

"Hier, pour la Saint Valentin, mon chéri m'a ramené un gâteau en forme de coeur. Et pas n'importe quel gâteau!" dit Belle.

Les autres approuvent en gloussant.

"Le mien a réservé une table chez Georges Vert. Qu'est-ce qu'on a bien mangé!" dit Alice.

Les autres approuvent en gloussant. 

"Eh bien moi, j'ai eu ça!"  

Aussitôt, Cendrillon montre sa main gauche. Une somptueuse bague en or flamboie. 

"Ooooooooooooooooooooh!" roucoulent les autres.   

A ce moment de l'histoire, on se tourne vers Carla. 

"Et toi, qu'est-ce que t'as eu?"



Quand Carla quitte son costume de Minnie, elle est très en colère. Au moins les commerçants seront contents, gnagnagna. Ah ça y est, elle voit clair dans son jeu!
 
Le salaud de Nicolas, quand même. Il payera pour sa radinerie. 
Ce soir, couic, ceinture.

par nathalie publié dans : j'écris
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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