lu

Mercredi 8 juillet 2009
J'ai terminé Les âmes perdues de Michaël Collins et je suis bouleversée par ma lecture.

Voici un polar écrit à la première personne par Lawrence, un flic divorcé, financièrement coincé, crevant d'ennui et de solitude. En manque de son jeune fils qu'il ne voit presque plus.

Le soir d'Halloween, il découvre une petite fille de 3 ans morte, recroquevillée dans un tas de feuilles.

Et l'affaire se met à sentir drôlement mauvais. Le maire, vendeur de voiture, demande à Lawrence d'étouffer l'affaire.

... Son titre de gloire, c’était qu’il pouvait mettre son poing entier dans sa bouche. D’une certaine façon, c’était sa principale compétence en politique...

Difficile toutefois de condamner ces âmes perdues, purs produits de l'aliénation urbaine. 

... Je regardais les gens entrer et sortir et j'ai compris ce qu'était la liberté, ces journées gaspillées quand on ne pense pas à la maladie ni à la mort, quand on vit en dehors de cette réalité qu'un jour on devra cesser d'exister...

Le style a fait mouche et je compte bien lire d'autres romans de cet auteur irlandais, car comme on le dit
  ici :

... la méchanceté n'est pas la matière première de ses fictions, qui ressemblent comme deux gouttes d'eau à nos existences. Son matériau de base serait plutôt la lucidité...




Par nathalie
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Jeudi 18 juin 2009

Chez l'allergologue, en attendant mon tour. Je suis en train de feuilleter les torchons habituels.

Des chercheurs ont découvert que le parfum des roses aiderait à avoir un meilleur sommeil.


Bon.
Pourquoi pas.
Moi qui suis insomniaque sur les bords, je sors le maximum d'antennes.

Et là, je pouffe.

Pouf, pouf, pouf.

A un groupe de dormeurs, ils ont fait respirer le parfum des roses, et à un autre groupe, l'odeur d'oeuf pourri.

Voici ce qui leur a permis d'arriver à pareille conclusion saugrenue !

Question : quelles études faut-il faire pour devenir chercheur ?

(pour mes fils, vous comprenez)









Par nathalie
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Lundi 1 juin 2009

Originaire de Londres, Millvina Dean - dernière survivante du Titanic - est décédée dimanche 31 mai à l'âge de 97 ans.

En octobre 2008, la britannique avait mis aux enchères ses souvenirs du naufrage pour payer sa maison de retraite. Elle aurait récolté 10 fois la somme qu'elle espérait en tirer, soit 40 000 euros.

En mai 2009, de nouveau à court d'argent, la vieille dame faisait appel aux dons. James Cameron, Léonardo Di Caprio et Kate Winsley ayant répondu présents, 30 000 dollars auraient été récoltés.

Et dire que pendant le naufrage, Millvina n'était qu'un bébé de deux mois...

Il n'y a plus aucun survivant du Titanic, lit-on sur le web... mais combien reste-t-il de pauvres gens pour qui la question n'est pas de vivre, mais de survivre ?




Par nathalie
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Mercredi 20 mai 2009


Récemment, j'ai lu que le visage du Christ serait apparu sur le dossier d'un fauteuil à la
Réunion.

Qu'il se serait même dessiné sur une
tortilla.

C'est quand même bizarre, me suis-je dit, personne ne l'a vu, personne n'a sa photo, et cependant, tout le monde le reconnaît. 

Et puis, je me suis ENCORE souvenue qu'au catéchisme, on me recommandait de croire sans avoir vu. Allez Nathalie, un peu de volonté, que diable !

Concentrée, je me suis donc ouverte aux visions luminescentes emmêlées dans le grand Qui veut croire croira Qui veut voir verra et cetera.

Approchez-vous de l'écran. Regardez.

En 1, c'est lui.

En 2, c'est encore lui.

En 3... hem... non là c'est pas lui, c'est Victor Hugo.


















Par nathalie
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Vendredi 20 mars 2009

Un p'tit coucou en passant. Vous dire que je vais bien.
J'écris. Je lis. Je vous lis et...
Je vis. Aussi.


Voici les dernières lectures qui m'ont enchantée :

Je connais l'auteure de Lemashtu, et j'ai eu peur. Peur de ne pas aimer ce roman.

Pourtant.

Ici, pas question de mort-vivants redoutant l'ail et l'eau bénite, plutôt de stryges, bien plus puissants que nous, certes, mais mortels.

Portés par une écriture maîtrisée, ces stryges m'ont semblés tellement proches des humains - dans leurs qualités comme dans leur défauts - que j'ai lu ce roman avec un réel plaisir.

En parlant des stryges, Li-cam nous parle des Hommes. Elle nous parle de tolérance.

« Je te dis qu’il y a un Dragon dans le cœur de tout individu et que s’il se laisse envahir par la colère ou la frustration, le Dragon devient Diable… Ceci est vrai pour les stryges comme pour les hommes. Le mal engendre le mal, mais il a toujours une origine, il ne naît pas ex nihilo ! »



Grâce à Delphine qui a vu Tonino Benacquista au salon du livre de Paris, j'ai cherché ce recueil à la biblio. Et je l'ai trouvé. YES.

Comme vous le savez, je suis friande de nouvelles. J'en écris, j'en lis. J'en veux.

Là encore, je n'ai pas été déçue. D'autant que les nouvelles de Tout à l'ego comportent une chute.

Et même si j'estime qu'en matière de nouvelles, la chute n'est pas obligatoire, j'adore m'installer dans l'histoire, percevoir une tension, et d'un coup d'un seul, me faire claquer le beignet.
Pan. Bien fait pour moi.

Ah, la nouvelle Transfert de ce recueil ! Quel pied ! Merveilleux Tonino. Je vous le conseille.



Emmanuelle Urien a tout d'une grande, et Gallimard l'a bien senti, il est malin, il s'est emparé d'elle.

J'ai lu les recueils de nouvelles d'Emmanuelle, alors son premier roman, vous pensez s'il me le fallait !

Cette histoire toute simple, Tu devrais voir quelqu'un, prend une tournure particulière, fantastique en diable. Du bon fantastique. Ni sorcière ni rien. Exactement ce qui me branche.

D'ailleurs, je l'ai lue sans m'arrêter. Ou alors si, une fois et pas longtemps, car j'avais soif.

 

"... C'était arrivé : cet homme, là, à sa droite, était vivant et la regardait. Son coeur battait comme un sauvage et le sang affluait dans son visage brûlant. Un bruit sec l'a fait sursauter : ses doigts crispés avaient brisé le crayon auquel elle s'aggrippait, plus rien à quoi s'accrocher... "


Voilà. C'est tout pour aujourd'hui.
A bientôt.


Par nathalie
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Mardi 3 mars 2009
... Moi, je ne voulais pas me marier ni avoir des enfants, mais j'ai eu peur, trop tôt, de n'être jamais femme.

Quand je parle, je sens bien que ce ne sont pas mes idées, ils sont rares, les mots qui m'appartiennent, j'ai l'impression de porter du vieux linge, j'emploie des phrases toutes faites et je les use un peu plus, et je les transmets à d'autres quand elles puent ; nue, on me rhabille.

Je n'ai pas de mots à moi.

On croit qu'on fait sa vie. Mais qu'est-ce que j'ai choisi dans tout ça ?...

... Les voisins veulent de nous qu'on soit les voisins, les enfants veulent que l'on soit des parents, toi tu veux que je sois ta femme. Tu les vois, tous ces liens ? Hop ! On serre un bon coup et plus personne ne bouge. On se fixe. Mais derrière tout ça, on sent comme un fleuve, rien ne tient bon. C'est ça, la réalité. On s'agrippe, voilà tout. Oh, je sais bien, ce serait criminel de se dire que l'on n'est rien, n'est-ce pas ?  

Alors il faut jouer, faut se dire que ça va tenir. Sinon tout file, tout s'écroule, tout passe, et les choses et les hommes, ça te fait une bouillie en transit.

... j'aurais pu être n'importe qui, maintenant je veux choisir...


Mots tirés de :
Les Prothétiques, de Yan Marchand, la toute dernière novella publiée aux éditions Griffe d'Encre. Je l'ai lue ce midi, et franchement, je vous la conseille.




Par nathalie
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Jeudi 26 février 2009

Je reprends le questionnaire auquel Delphine a répondu.

Plutôt corne ou marque-page ?


Je corne les magazines, pas les livres. Marque-page, ou à défaut, morceau de feuille, carte de visite, lacet de chaussure...

As-tu déjà reçu un livre en cadeau ? 
 
D'une manière générale, les cadeaux m'indisposent.
 Mais je préfère recevoir un livre qu'une montre Cartier. C'est clair.  


Lis-tu dans ton bain ?


Depuis que je suis trop grande pour plonger dans la baignoire sans me rompre le cou, je prends des douches.
Plus sérieusement, je déteste mijoter dans un bain fumant. Je me fais l'effet d'une carcasse de viande dans son bouillon. (désolée pour l'image)
Si je lis sous la douche ? Oui, avec un parapluie.  

As-tu déjà pensé à écrire un livre ?


Ha, ha, ha.   

Que penses-tu des séries de plusieurs tomes ?


Savoir que l'histoire se prolongera sur plusieurs tomes me décourage. Une fois le livre terminé, j'ai envie de découvrir un univers différent. De même que je n'allonge pas mon café, je ne lis pas d'histoires trop diluées.
J'aime les nouvelles, les novellas, les récits piquants. Ce qui dérange, intrigue ou amuse ne doit pas trop s'éterniser. C'est le principe du chocolat noir. Un carré suffit. Le goût persiste en bouche.  


As-tu un livre culte ?

J'ai DES livres cultes plein la mémoire.

Aimes-tu relire ?

Absolument. Je suis une grande relectrice.

Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l’on a aimés ?


Je commence à en connaître quelques-uns, des auteurs. Les choses se font gentiment, et parce que j'écris aussi. 
Les auteurs très connus, je me contente de les observer un peu en retrait, leur façon d'être, de sourire, de dédicacer.        

Aimes-tu parler de tes lectures ?


Je préfère écouter les autres parler de leurs lectures.  

Comment choisis-tu tes livres ?
 

On n'explique pas le désir. Si ?


Une lecture inavouable ?


Inavouable par rapport à qui, à quoi ?
Pourquoi devrais-je avoir honte de mes lectures ? J'ai lu des passages de la Bible, des essais "prise de tête", des romans de gare et des récits érotiques. Je lis ce qui me fait envie, sans distinction de genres, suivant mon budget et ce que je débusque à la bibliothèque municipale. Si vraiment je déteste, j'abandonne.
Il ne devrait pas y avoir de lecture inavouable. L'indépendance de jugement, voilà ce qui importe. Se faire sa propre opinion.

Des endroits préférés pour lire ?

Fauteuil, canapé. Je suis vite courbaturée.


Un livre idéal pour toi serait ?


Un livre qui m'aspirerait toute entière à l'intérieur de l'histoire et me rendrait à ma propre vie dès que j'en émettrais le souhait.

Télé, jeux vidéo ou livres ?


Télé et livres.
Je n'ai pas connu les jeux vidéo, mais je suis une enfant de la télé.
J'ai tout regardé - de Goldorak à La minute nécessaire de Monsieur Cyclopède, de Columbo à Daktari - et ça ne m'a pas empêchée de rencontrer les livres. 
Aujourd'hui, je suis plus sélective en matière de programmes. Un maximum de films, des reportages, des carnets de voyage comme ceux d'Antoine de Maximy. Et quelques conneries aussi.

Lire et manger ?


J'emprunte beaucoup de livres à la bibliothèque municipale, et quand je trouve des traces de je ne sais trop quoi sur les pages, ça m'écoeure. 
Non, je ne mange pas en lisant et je ne lis pas en mangeant. Je ne peux pas faire deux choses agréables à la fois. Je me pose pour lire, et je me pose pour manger. 
 

Lecture en musique, en silence ou peu importe ?


En silence, mais si l'histoire me passionne, je peux devenir sourde : aucun problème.

Livre électronique ?


Moi vivante, il n'y aura pas de livre électronique dans cette baraque. L'objet livre est au moins aussi important pour moi que l'acte de lire.

Le livre te tombe des mains, aller jusqu’au bout ?


Non, je ne suis plus à l'école. Heureusement.

Es-tu pour le partage des livres ou préfères-tu une bibliothèque séparée de la personne avec qui tu vis ?

Pour une immense bibliothèque tolérante.   

As-tu des livres dédicacés ?


Essentiellement d'auteurs que je connais grâce à mes propres séances de dédicaces.   

Tu lis quoi en ce moment ?




Qui s'y colle ?

... dit "et merde !" !  


Par nathalie
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Dimanche 22 février 2009
Après Les noces barbares de Yann Queffélec, La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier et Le parfum de Patrick Süskind, La promeneuse d'oiseaux de Didier Decoin sera le quatrième livre à me venir à l'esprit quand on voudra savoir quels sont les romans qui m'ont le mieux divertie.

A chaque texte son personnage marquant. Ludo (Les noces), Griet (La jeune fille), Grenouille (Le parfum) et Sarah (La promeneuse) ont d'indéniables points communs. 

Tous les quatre sont décalés par rapport au monde qui les entoure. Inattendues et fascinantes, leurs réactions détonnent. Ils ont un ressenti particulier, qu'aucune école n'a perverti.

Malgré une légère débilité, Ludo déborde de tendresse. Bien que simple servante, Griet se révèle douée pour comprendre et marier les couleurs. Grenouille a un "nez" exceptionnel. Sarah n'écoute que ce que lui dicte son coeur.

Tous les quatre sont touchants. Griet pour sa transparence. Ludo et Grenouille pour l'enfance épouvantable qu'ils ont endurée. Sarah pour le couteau qui a meurtri sa gorge et abîmé sa voix.

Je me sens proche de ces personnages à la fois fragiles et forts, qui ne veulent épater personne, mais qui suivent leur bonhomme de chemin. Les garçons (Ludo et Grenouille) sont nettement plus tourmentés que les filles (Griet et Sarah).
Mais les plus déterminés sont de sexe opposé, un garçon (Grenouille) et une fille (Sarah) que rien n'arrête. Comme tout un chacun, j'ai une part féminine et une part masculine. Selon les situations, je me sens plutôt femme ou plutôt homme.

J'ai vite été consciente du pouvoir extraordinaire qu'offre la lecture. Ah, enfiler la peau de quelqu'un d'autre !  

Avant d'écrire, j'ai lu. Beaucoup. Presque tout le temps. Je promenais mes livres comme Sarah ses oiseaux empaillés. On est un lecteur bien avant d'être un auteur.



Par nathalie
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Mardi 17 février 2009

Le recueil Quelque part en Roumanie, de Valy-Christine Océany (Valentina Ciobanu de son vrai nom), m'a renvoyée aux histoires douloureuses que racontaient mes deux grands-mères, le dimanche. 

A la dureté de la vie d'avant, quand le confort n'était pas au rendez-vous et que les femmes redoutaient une nouvelle grossesse.  

Sauf que... ce recueil traite de la Roumanie il n'y a pas si longtemps, juste après le renversement de Ceausescu, juste après la Révolution. En 1989...

Drôle de Révolution où les femmes en sont encore à tenter de grappiller de la vitamine C pour "faire passer" un cinquième ou un sixième enfant.

Où les maris abandonnent leur épouse enceinte à leur mère, parce qu'en Occident, il parait qu'on peut devenir riche.

Où se nourrir est une affaire infiniment compliquée.

Où les contrats de travail sont parfois annulés avec la fameuse lettre "i" (contrat rompu pour indiscipline), signe qu'il sera impossible pour la personne licenciée de trouver du travail autre part.

Où les vieux gardiens perdent le droit à la retraite.

Où la carte de Révolutionnaire est accordée à n'importe qui, même à des planqués un peu fantasques, quand ceux qui la mériteraient le plus ne l'obtiendront pas.

En lecture, on trouve de tout.
Des textes qui ne racontent pas grand chose, mais dont on admirera le style, la forme, la sensibilité. D'autres dont le fond ébranle, à tel point que la forme perdra de son importance.
Ce recueil appartient à la seconde catégorie. J'avoue qu'il m'a beaucoup émue.

Sans le vouloir, le recueil de nouvelles Quelque part en Roumanie rejoint ma novella imaginaire Sortie de route, en ce sens qu'ici, la réalité dépasse la fiction... hélas.


Par nathalie
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Dimanche 8 février 2009

Avec le temps, j'ai dépassé le stade "bouuuuh, personne il me comprend". On dit qu'il y a beaucoup d'auteurs à la recherche d'un éditeur. N'empêche qu'il y a aussi beaucoup d'éditeurs, beaucoup beaucoup.
Si, si.

J'ai repris l'écriture après avoir donné naissance à mon second fils. Et encore, pas tout de suite après. Maintenant, ça doit bien faire sept ans que j'écris sans relâche, faisant fi des refus. Je dis que ça fait sept ans, mais je ne sais pas exactement depuis combien de temps je claviotte, compter m'énerve et m'a toujours énervée.

Hormis les nouvelles publiées dans des collectifs (anthologies, webzines), j'ai déjà réussi à placer deux de mes textes dans une petite maison d'édition axée sur le fantastique qui se débrouille comme une grande. Je peux encore m'améliorer, on peut toujours faire mieux, mais je ne suis plus une débutante. On ne m'enlèvera pas de la tête qu'une fois un certain niveau atteint, la publication est affaire de goût. De goût et d'un peu de chance aussi.

 

Il ne reste plus qu'à trouver... et ce n'est pas simple, même quand on a déjà publié. Les auteurs anglo-saxons et les auteurs français reconnus ont un agent, lequel se charge de la "besogne". Mais nous, petits auteurs français, en plus de nos heures de frappe quotidiennes, nous cherchons, démarchons, tentons de faire adopter nos bébés.
Combien sommes-nous à envahir leur boîte aux lettres, et maintenant, à essayer d'envahir leur boîte e-mail (rapide et surtout gratuit), vous le savez ? 

Ceci dit, plus j'y pense, et moins je voudrais devenir éditrice. A un moment, j'ai fait partie du comité de lecture d'une petite maison d'édition. Me retrouver de l'autre côté a été une expérience enrichissante, mais je reconnais que je préfère la position d'auteure à la recherche d'un éditeur.

Tenez, parfois la "besogne" aurait même du bon. Un jour, elle vous conduit vers une autre auteure. Toutes les deux, vous échangez vos livres déjà publiés, comme ça, spontanément.
Et c'est beau.
C'est beau et bon à la fois.

C'est comme ça que j'ai croisé Sophie. Comme ça que j'ai lu La libraire a aimé.

Je pourrais ne pas vous parler de ce livre.
Sophie ne m'a rien demandé et je n'attends rien non plus. Notre partage est un simple partage entre auteures. 

Oui, mais il se trouve que j'ai aimé La libraire a aimé, alors je vais le dire, je ne vais pas me gêner. 

En SFFF, La libraire a aimé serait classé "novella" (moins de 200 000 signes) mais en littérature générale, on ne fait pas de distinction de ce genre. La libraire a aimé est donc un roman court. Un roman court très harmonieux. Pas un mot de trop. Aucun mot ne manque.

Le charme a opéré tout de suite. Est-ce l'histoire originale, le style poétique ? Est-ce la sensibilité de Sophie ? C'est un tout. Oui, je pense que c'est un tout qui fait que j'ai refermé ce livre avec respect et émotion.

"... Assise sur le trottoir d'en face, elle n'osait plus bouger. Prête à pleurer, parce que c'était New-York depuis huit jours, parce que c'était Paul Auster à deux mètres d'elle, parce que la solitude était à la fois intense et qu'en même temps, elle se sentait vibrante au coeur du monde..."



Par nathalie
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Mes publications




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Il est possible de les commander dans toutes les librairies. Liste de celles qui les ont en stock.

BLABLABLA

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Actualité : en dédicace samedi 7 novembre 2009 à Place aux Livres de Lyon, de 14 h à 18 h, stand Editions Griffe d'Encre

Mona 3 étoiles a trouvé son éditeur. Sortie fin Février 2010.

PS 1 : Je ne suis pas sur facebook.

PS 2 :
Un jour, j'ai fermé ce blog car j'y passais trop de temps. Mais il me manquait. Je l'ai donc repris sans rouvrir les commentaires.

PS 3 : J'ai DEUX manuscrits en quête d'éditeur : L'accroche-poumon et un second recueil : Parce que la vie.

Me joindre?
natalisss(at)hotmail.fr  
Remplacer (at) par @

"Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train."
Pierre Desproges

J.J. Cale, l'album Naturally, c'est par là

Mike Oldfield, l'album The voyager, c'est par là

Les photos

- proviennent de Flickr, de Photo Libre
- ou bien sont miennes

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