Jeudi 26 juin 2008
Le chat est revenu, tout va bien.
Tout va bien, tout va bien... c'est vite dit.

Deux jours que je fais la danse de la pluie.
Deux jours que je m'esquinte les pieds, bousillant ma plus chouette paire de tongues.

Force est de constater que le ciel s'en tamponne royalement.
Rien, pas même le plus léger mouillé d'une goutte d'eau.

Du coup, hein, on se console comme on peut...

par nathalie publié dans : pas glop
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Mercredi 25 juin 2008
Depuis que la chaleur s'est abattue sur nous, je suis de fort méchante humeur. 
Il est clair que je la cache, car voilà bien une chose que je ne laisse pas déborder à l'extérieur, les autres n'étant pour rien dans ce malaise passager. 
L'allergologue, celui qui me piquouze le bras depuis deux ans, a dit: "vous êtes toujours de bonne humeur, vous!"
Oué... oué mais non, pas toujours. Seulement je sais que la mauvaise humeur affichée n'arrangera pas les choses, au contraire. Au contact des autres, j'aurais plutôt envie de me changer les idées, voyez, et dans ce cas, la mauvaise humeur, ça serait plutôt un frein.

Ce matin, les enfants dorment encore. Je viens de faire la danse de la pluie en invoquant très fort son retour. Oué, je sais, vous qui lisez ses mots, vous me détestez de toutes vos forces. Pas de chance, ça n'est plus mon anniversaire, vous ne pouvez même pas faire semblant de ne pas m'en tenir rigueur. ^^

Franchement, qu'y a t-il d'agréable à rester prisonnier du même environnement que l'automne, l'hiver et le printemps précédents, dans une touffeur mortelle, sous une lumière aveuglante et sans piscine à soi, hein?

Moi, quand il fait beau à ce point, je voudrais prendre mon paquetage, et adieu routine, bonjour nouveautés. La découvreuse insatiable qui sommeille en moi depuis que je suis ado trépigne de frustration.

Ecrire, oué... oué mais non. Pas quand il fait un temps comme ça. Le clavier me gratte, l'écran me gratte, l'imaginaire me gratte.
par nathalie publié dans : pas glop
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Mardi 17 juin 2008
Vous avez tous entendu parler de cet appel.

Bon.
Perso, je déteste téléphoner.
De téléphone portable, je n'en ai pas. Nos enfants ne vont pas à la cantine, nous les récupérons, ou bien ils rentrent à pieds. Il y a un téléphone fixe à la maison. Ils n'auront pas de téléphone portable pour le moment, et on dirait bien qu'ils ne s'en portent pas plus mal.

Maintenant, chacun fait ce qu'il veut, je respecte.

Cependant, je suis aussi misanthrope que je suis philanthrope, et je vais vous dire pourquoi.

On fait péter des champignons atomiques devant des tas de gens admiratifs, en leur disant de chausser leurs lunettes de soleil. 
Nom d'un réacteur, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que les radiations tuent.

On fait fumer les stars, on fait fumer Lucky Luke, on fait de la pub pour le tabac.  
Nom d'une pipe en bois de St Claude, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que le tabac tue.

On met de l'amiante dans les écoles, les mairies, les usines, les bureaux.
Nom d'une laine de verre, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que l'amiante tue.

On fabrique des voitures à essence, tout le monde se saigne aux quatre veines pour acheter sa bagnole.
Nom d'un pot d'échappement, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que la fumée tue.

On amène l'électricité dans les maisons, on invente des machines qui se branchent dessus et qui nous deviennent vite indispensables.
Nom d'un mixeur, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que les champs électromagnétiques tuent.

On enlève ses fils au téléphone, il devient portable et beau. On en invente des rouges, des verts, des qui font des photos, des qui font des vidéos, des qui se connectent au web, presque tout le monde en a un. (environ 700 millions d'utilisateurs rien qu'en 2002)
Nom d'un SMS, vlà qu'on s'aperçoit, mais trop tard, que les ondes tuent. 

Nom d'une bretelle de soutien-gorge, tous ces constats, vous ne pouviez pas les faire avant mise sur le marché?

J'attends avec impatience le jour où l'on nous apprendra que le fait de prendre les êtres humains que nous sommes pour des cons TUE.
par nathalie publié dans : pas glop
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Vendredi 16 mai 2008
Ceux qui suivent savent que j'aime pas téléphoner. Alors ils m'embêtent pas avec ça, ils respectent. 

C'est Droufn qui m'a fait penser au bon vieux téléphone à cadran roulant, vous savez, celui qui avait une queue en tire-bouchon. 

Le nôtre était gris clair. 

A l'époque, j'aimais assez téléphoner.
Il fallait enfoncer son index dans le trou correspondant au premier chiffre du numéro à composer, le mener jusqu'au petit machin métallique en forme de flèche tordue - je n'ai même jamais su comment ça s'appelait - et surtout bien attendre que le cadran retourne à sa place.
Au second chiffre, tu recommençais l'opération, et ainsi de suite jusqu'au dernier chiffre. Après, t'attendais que ça fasse bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut et que ton sonné décroche de joie.

Les bruits divers et variés m'amusaient beaucoup.

Prenons un numéro au hasard.
45 22 30 20

Composons-le en introduisant notre index dans le trou correspondant à chaque numéro, depuis la gauche vers la droite. Faisons tourner le cadran. Ecoutons l'exaltant bruit qu'il produit quand il regagne sa place.

4 = zuiiiiiiiiiiit
5 = zuiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
2 = zuiiiit
3 = zuiiiiiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit


Et là, notons la flagrante suprématie sonore du zéro. Le neuf était pas mal non plus. Le huit aussi.
Mais le zéro, ah quel pied pour l'index! Quel soulagement pour les cancres!

Parfois t'avais le doigt qui ripait, et alors fallait tout reprendre du début. Idem si tu te trompais de trou.

Mais c'était bien, y avait du défi, de l'inaccessible qui devenait accessible à force de patience, et quand enfin t'entendais bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut, non seulement t'avais super envie de parler à la personne à qui tu téléphonais, mais t'avais l'index tout transpirant et marqué d'un rond.

Une fois que ton interlocuteur décrochait, t'entortillais ce même index dans le fil tire-bouchonné, et de temps à autre, c'était super rigolo car il te rebondissait en pleine tête.
Rien qu'en te penchant pour te gratter la cheville, tu pouvais faire tomber l'ensemble du téléphone. Ah mes amis, quel bonheur! Car alors, t'avais plus qu'à recomposer le numéro, donc à remettre ton index dans le trou et à refaire un quatre, un deux et d'interminables zéros qui faisaient beaucoup de bruit et qui importunaient le chien!

Ce téléphone-là, tu l'emportais pas avec toi, hein! T'avais pas la poche assez grosse. Pis t'étais pas muni de prises. Pour téléphoner, fallait que t'attendes d'être rentré chez toi.

Ou alors y avait la solution de la cabine téléphonique.
Elle aussi avait un cadran et un fil tire-bouchonné. En plus de ça, t'entendais le bruit saccadé des pièces de monnaie que t'introduisais dans les fentes. Clac, clac, clac... et quand t'avais plus assez de pièces, la communication s'interrompait juste au moment crucial. Oui parce que le voyant lumineux qui t'indiquait l'imminence d'une coupure, tu croyais qu'il durerait toujours.

- Ah, faut que je te dise que.......... nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut

Les téléphones d'aujourd'hui, c'est plus ça.
Y a plus de cadran qui roule, plus de trou, ni de fil tire-bouchonné. T'as même plus à chercher le numéro sur ton répertoire, tout est déjà dans le téléphone. (enfin si t'as tout rentré dedans, ce qui n'est sûrement pas mon cas) 
Tu rencontres plus aucune difficulté pour téléphoner, tu peux téléphoner en marchant, en faisant tes courses, en préparant à manger, en attendant le facteur, en t'épilant...

Même pas drôle.
par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 1 mai 2008
Ma mère a de graves problèmes de coeur.

Récemment, on lui pose un tensiomètre chargé de mesurer sa tension pendant 24 heures.

Quand elle déboule chez moi, on dirait un robot.

Moi: Ben dis-donc, c'est volumineux!

Elle: Je l'aurai qu'une seule nuit, heureusement.

Une heure plus tard...

Elle: Nath, ça marche plus. Tu crois que je les appelle? 

Je soulève son pull pour regarder ce qu'il en est.

Moi: Pas étonnant! Le fil est débranché... Mais comment ils t'ont posé ça? Leur sparadrap, y colle même pas!

Je sors mon propre sparadrap, tente un scotchage maison.

Le lendemain, ma mère m'apprend qu'elle a passé une nuit blanche (ça se défend) et que l'engin a totalement déconné.

Décision du cardiologue: ah non, ça va pas, va falloir recommencer un autre jour!

On est en 2008.
On a des téléphones, des appareils photos et des MP3 plus petits que les poches de nos jeans. Qu'est-ce qu'on fout avec un tensiomètre des années 30?

Y a un truc qui m'échappe.
par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 24 avril 2008

Serena, vous revoilà!

Aujourd'hui, j'ouvre une lettre de vous.
Quelle joie, quel bonheur!
*soupir*


Ma chère Nathalie,


C'est mon prénom à moi, c'est rien que pour moi, ça n'est même pas un petit peu pour les autres.

Je me rends compte que ce que je vais vous dire est de nature à vous surprendre, et peut-être même à vous choquer. Mais tant pis, j'en prends le risque, car je vous dois la vérité.

Bravo. 
De nos jours, trop de gens mentent et y en a marre. Non c'est vrai, quoi. Le mensonge m'énerve, il me donne envie d'acheter un rouleau à pâtisserie en silicone Mastrad (38 euros 25 à la Redoute) et d'aplatir le menteur (la menteuse) jusqu'à ce qu'il (qu'elle) prenne l'apparence d'une excellente pâte à tarte.



Nathalie, il est fort possible que vous ne vous souveniez plus de vos vies antérieures...

J'ai déjà un mal fou à m'occuper de mon foie actuel.

... Je suis reconnue comme la meilleure spécialiste en ce domaine.

Je sais. Récemment, Nostradamus m'est apparu. Il vous a citée comme étant la médioume la plus médioume des médioumes. M'est avis que le bougre a un faible pour vous.


J'ai travaillé assidûment sur vos vies passées. J'ai ainsi appris, chère Nathalie, que vous avez été une personnalité de premier plan dans l'une de vos vies antérieures.

La Pucelle d'Orléans, c'était moi ?

Toutes ces dévouvertes, je les ai consignées dans un ouvrage très complet, que j'ai intitulé Le rapport secret de vos vies antérieures. Les clefs de votre destin sont là. Il s'agit d'un véritable recueil
comportant plusieurs chapitres.

Un recueil comportant plusieurs chapitres... ça serait pas plutôt un roman ?

Vous découvrirez, dans le rapport secret sur vos vies antérieures qu'une propriété vous revient de plein droit, car vous y avez vécu une existence merveilleuse dans une vie passée. De la même façon, vous allez pouvoir retrouver un "trésor" que vous aviez très astucieusement mis à l'abri. 

Un immeuble, un monument historique, une piscine municipale, La maison blanche... ont-ils été construits sur cette propriété ? Je ne suis plus toute jeune, j'ai mal au dos, et puis, je n'ai pas envie de finir mes jours en asile psychiatrique.

N'oublions pas que la fortune que vous avez amassée dans la passé, vous l'avez obtenue à force de courage, de patience et d'intelligence. Tout cela vous appartient, c'est un juste retour des choses.

Alors comme ça, j'aurais été spoliée? Les boules ! Comment j'suis trop vénère, là !

Vous savez, si je suis en pleine harmonie avec vous, c'est aussi, parce que nous avons été très proches dans une autre vie.

Comme Bonnie and Clyde ?

Bla bla bla bla bla...

Ce véritable recueil comportant plusieurs chapitres me coûtera 32 euros. Je vous l'accorde, il revient moins cher que le rouleau à pâtisserie en silicone Mastrad. 
Toutefois, je me demande... si je ne vais pas l'écrire moi-même.


par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 17 avril 2008
Ah c'est d'un pas glop !

Je ne trouve pas.

Rien à faire.

J'ai beau me creuser le ciboulot.

Pas la plus petite idée de note. Pas même la rognure d'une idée. L'ombre de l'ombre de l'ombre d'une idée.

Panne sèche.

Pourtant, il faut que j'aie une idée, il le faut. Quand bien même elle ne serait pas luminescente. Feriez-vous la différence ? ^^

Ceci dit... j'aurais bien...

... une idée de natte.

Insatiables croqueurs de notes que vous êtes, parviendrai-je à vous convaincre que cette natte est encore meilleure qu'une note, une vraie ?



Pas sûr.

Au moins aurai-je trouvé comment me coiffer pour le week-end du 19, qui approche à longues enjambées. (Non Maréchal, ce n'est pas une soirée du 30. Enfin si, mais en week-end du 19.)

Comprenez, je voudrais me montrer sous un jour plaisant. Ne pas effrayer Oggy, le mari de Free, et Saoulfifre, l'une des têtes pensantes de l'inimitable Blogo. Quant à Free, je ne me fais aucun souci, rien ne l'effraie.
M'est avis que Saoulfifre saurait apprécier ce léger côté... trayeuse à vaches tyroliennes.

J'ai également pensé à plus glamour... Roooh, pfff. Je m'arrache les cheveux. Que me conseillez-vous?



Photos prises ici.



par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 3 avril 2008
Tu as besoin d'un cahier 96 pages à gros carreaux et d'un rouleau de scotch? 

Oublie le capitaine Flam. 
Car s'il te ramènera bien un cahier 96 pages, ça sera à petits carreaux. Quant au rouleau de scotch, tu pourras toujours te gratter.

Tu veux effectuer un virement sur le compte de ton fournisseur afin qu'il t'envoie un matériel urgent? 

Oublie le capitaine Flam.
Car il te fera le virement en se plantant de compte.

Tu dois transmettre une information importante à quelqu'un?

Oublie le capitaine Flam.
Car il oubliera de faire circuler l'info.

Quoique tu projettes de faire, n'écoute surtout pas ceci:

Au fin fond de l'Univers, à des années et des années-lumière de la Terre,
veille celui que le gouvernement intersidéral appelle quand il n'est plus
capable de trouver une solution à ses problèmes, quand il ne reste plus
aucun espoir :

le Capitaine FLAM !

Y a des jours, je me demande ce que j'ai fumé. Allez, pour me consoler un peu, et juste pour le plaisir...





par nathalie publié dans : pas glop
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Lundi 3 mars 2008
  • Un(e) internaute a atterri sur mon blog en tapant : « finis pas ce que je commence », ce qui m’a donné une idée de note.
  •  
  • Taper ce genre de chose, au fond, c’est se sentir coupable, alors que rien ne nous oblige à terminer tout ce que nous commençons. C’est humain, c’est comme ça. Nous sommes des êtres d’expériences. Nous essayons une foule de choses et en abandonnons presque autant.
  •  
  • Moi par exemple, est-ce que je finis tout ce que je commence?
  • Ben non, pas forcément.
  •  
  • Est-ce que ça me fiche en rogne?
  • Assez souvent, oui!
  • Alors j’ai la sensation de m’être dispersée et je me sens coupable. En nous, il y a cette petite voix qui commande Tu iras jusqu’au bout de ce que tu entreprends. La même qui nous ordonne Tu ne remettras pas au lendemain ce que tu pourrais faire le jour même.
  •  
  • Je me souviens d’une écharpe que j’ai commencée à tricoter à ma poupée, jadis, et que j’ai rageusement enfouie dans un placard à chaussures, avec les aiguilles fichées dans la laine. Elle n’était pas achevée et je savais que je ne la terminerais jamais. Mais j’aurais aimé ne pas l’avoir commencée. C’est moi qui avais exigé de ma mère qu'elle m'apprenne à tricoter.
  •  
  • Tous les jours, je me disais tu vas reprendre cette écharpe et tu la finiras. Impossible. En conséquence de quoi, je me suis dit t’es une fainéante, t'as pas de volonté.
  •  
  • Non, le problème n’était pas là ; je n’étais pas, je ne suis pas une fainéante. De la volonté, j'en avais, j'en ai.
  •  
  • En vérité, j’ai tout de suite détesté tricoter et je n’ai pas voulu l’accepter. Je croyais devoir aimer tricoter. Autour de moi, ma mère tricotait, toutes les filles tricotaient. Certaines me faisaient bien sentir que ça n'était pas normal... de ne pas tricoter quand on est de sexe féminin.
  •  
  • S’écouter plutôt que se juger. S’accorder le droit à l’erreur. Se féliciter pour ce qu’on a réussi à terminer. Voilà ce que j’aimerais dire à la personne qui a tapé « finis pas ce que je commence ».
par nathalie publié dans : pas glop
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Mardi 26 février 2008
tranch-es.jpgCes jours, je ne suis pas productive car voilà, je suis malade, je combats des microbes. Sûrement ceux du choléra ou de la peste.

Mon nez a durci. Il n'y a plus un mouchoir sec autour de moi. J'ai fini la boîte de kleenex et attaqué le rouleau de PQ. Le sopalin, j'évite, c'est râpeux. De toute façon, n'importe quel mouchoir me fait l'effet d'un décapage. 

Hier aprem, tandis que je somnolais pour faciliter le boulot à mes anticorps, j'ai entendu quelques bribes d'un documentaire consacré aux tranchées. Notez qu'a l'intérieur de mon corps, depuis vendredi soir, ça creuse dur aussi, car l'ennemi est du genre coriace.

Malgré la fièvre, certaines phrases m'ont fait sursauter. 
Ainsi, ce qu'à l'école on faisait recopier aux enfants, sous les encouragements de Raymond Poincaré: "un bon élève sera un bon soldat". 

Chair à canon, l'être humain?
Et d'ajouter les actes à la parole. On donnait un fusil aux chérubins pour leur apprendre à s'en servir. Elle était pas belle, la vie?

Une anecdote m'a marquée. Non tant pour le chat - des morts humains, il y en a eu, et parmi eux, les jeunes frères de ma grand-mère paternelle - mais pour l'absurdité. 
Un chat français court vers les tranchées ennemies et quand il revient, il porte un collier avec un message.  
Le message est lu, relu, puis donné au plus gradé des gradés. "De quelle région êtes-vous?" dit le message. (sous réserve que je n'aie pas tout compris, hein, fièvre oblige) 

Conclusion; le chat est passé à l'ennemi et sera fusillé.
par nathalie publié dans : pas glop
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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