Au départ, le dessin s'éloignait carrément du sujet, pour ensuite s'y conformer parfaitement.
Séquence Ile Aux Enfants - Gribouille
Gnek, gnek, gnek, en voici une parodie... (L. et moi avons drôlement ri ! ^^)
Je serai absente tout le
WE, pour la raison que voici. 
Depuis pas mal de temps – scusy, moi pas savoir compter - je sers de
cible à un asiatique véritable. J’ai vu sa maison se construire. J’étais minaude, à l’époque, mais j'ai suivi la chose avec intérêt. Pensez donc; un asiatique s’installait dans notre village,
comment c’était trop chouette, hé !
Pourtant, je n'ai testé que tardivement sa médecine sur ma personne. Sans doute parce que nous étions peu/mal informés. Des aiguilles? Punaise, ça doit faire vachement mal
!
Quand j'attendais C., il m’a visée touchée jusqu’à la fin de ma grossesse. Vous pouvez me croire sur parole, ça n'est pas simple de s'allonger en faisant le
dos rond (toutes aiguilles posées) quand on a le ventre comme une barrique !
A la fin, je me passais mentalement le court métrage suivant...
Gros plan sur ses mains.
Dans la gauche, il tient la boîte pleine de piquants. Avec deux doigts de la droite, il se saisit d'une aiguille qu'il tend vers mon énorme bedaine. Surtout pas de
grand PAN, je ne suis pas fan de gore. Rien qu'un minuscule pfuit.
Et moi qui me retrouve projetée hors de la pièce, par la fenêtre grande ouverte, dans un pshiiiiiiiiiiiiiiiii dont on se demande même s'il finira avant la
nuit.
J’apprécie son flegme doux. Son côté réfléchi et distant. Sa lenteur décalée. Le côtoyer m’est déjà bénéfique.
Il est là, mais pas tant que ça. Il fait comme moi face aux personnages de mes fictions ou au graphisme des gens, il veut se fondre. Il recherche les niveaux où l’énergie est bloquée. Il pose une
question et prend le temps d’entendre la réponse avant d’en poser une nouvelle.
Après m'avoir hérissonnée, il m’abandonne au calme. Petite musique de fond. Stores baissés. Je ne bouge plus. Ou presque. Je ne
cherche pas à comprendre pourquoi, d’un coup, le bien-être m’envahit. L’impression d’être isolée, protégée. A l’écart.
J’aime à penser que je n’ai plus de corps. Ma conscience se soulève. Jamais très haut non plus. Cette empotée n’arrive pas à quitter la pièce. J’ai un corps, et elle le
sait.
Parfois j’ai le nez qui gratte. Je lève un bras lourd et les aiguilles rivées à mon poignet brinqueballent en rythme.
Cette fois, il m’a presque laissée une heure. J’en avais les extrémités violettes.
Je vais mieux.
Merci à toi, ô Médecine douce de mon coeur. J
C'est pas un homme grand, et lui, il voudrait pas être un grand homme.
Il aime écrire des trucs loups phoques, pas si bêtes que ça.
Il a de belles mains.
Le regard un peu triste.
Il a une tomo et un vélo. Des fois il monte la tomo, et des fois le vélo. Jamais les deux en même temps.
C'est rare.
On pourrait lui mettre une fleur entre les dents, tellement il a le sourire du mec, vous savez, celui de la pub Ultra Brite.
On pourrait, mais faut éviter; la fleur cacherait la Leffe qu'il tient dans la main.
Et ça serait dommage pour elle.
Oué.
Il prend un an aujourd'hui.
D'ailleurs, même si d'un coup il se tapait 102 ans, nous on l'aimerait encore.
Bon anniversaire, Droufn!
J'aurais parié que tu ne tiendrais pas plus de 4 jours sans écrire un billet... On reprend les paris pour le prochain ?
TeeBee - 30/03/08
jamais tu ne résisteras à ta pause, aha haha...
Antenor - 01/04/08
Peuh!
Rien de plus facile.
Voyez; je tiens.
Aucune envie de poster le moindre petit embryon de note ne me titille le cortex.
Je surfe, légère, telle la libellule au-dessus du ruisseau qui glougloute.
Les petits oiseaux se posent sur le sommet de ma tête.
D'un coup de langue agile, Roussi les gobe.
C'est vraiment une pause idéale, sans l'ombre d'un nuage.
Idéale.
Vraiment.
N'allez pas déduire des choses qui, au fond, n'existent que dans votre imaginaire compliqué de quadrupèdes porteurs de chaussures rouges; ceci
n'est pas une note.
A première vue, ça y ressemble.
ça en aurait même le fumet.
Mais si on gratte un peu, ça part en grains, ça s'émiette.
Pour la bonne raison que ceci est une motte.
Oui, une motte.
Attention, je suis toujours en pause. Ceci est une petite note comme ça, en passant. ^^
Voilà quelques années, j'ai pris des cours de graphologie par
correspondance.
Pourquoi la graphologie ?
Parce que j’en avais envie. Au travers de son graphisme, on approche l’autre en douceur. Au ressenti. Sans avoir besoin de mots. On rencontre le mouvement de sa main. On fait sien la forme, la
pression, le rythme, l’inclinaison, la direction, l’ordonnance et la signature qu’il a adoptés, plus ou moins consciemment.
C’est un peu la même chose que de camper un personnage dans une fiction.
Chemin faisant, j’ai constaté que par correspondance, j’étais efficace, concentrée et volontaire. Pour exemple, je n’ai jamais étudié le cours tel que le prof nous le demandait via la feuille de
liaison ; bien commencer par le début et blablabla.
Non, moi je commençais par la fin. Après j’étudiais le milieu. Ensuite seulement, je m’attaquais au début. Puis je relisais l’ensemble, en fonction des éléments qui me manquaient.
L’essentiel n’était-il pas que je comprenne ?
Aujourd’hui, je sais que j’aurais gagné à passer mon Bac par correspondance. Et le reste aussi. Je me souviens qu’au lycée, j’étais sans cesse distraite, contrariée, obligée.
Quand venait l’heure d’apprendre, une mouche tsé-tsé me
piquait, moi et personne d’autre, ou bien c’était le démon du crayon qui me possédait et je dessinais sur mon cahier, accessoirement la table. (oué mais les tables étaient pourries et c’étaient
de jolis dessins, quand même)
Un jour, en me disant : « ah bon, t’as fait de la graphologie ? » quelqu’un a ajouté « Et ça te sert à
quoi ? ».
Lorsqu’on fait des études, faut-il nécessairement qu’elles servent à quelque chose ?
Le jeune enfant aime apprendre. C’est après que ça se complique…
Y a des gens qui apprennent à skier, à varapper. D’autres qui apprennent à « sentir » un graphisme.
Celui qui apprend à varapper n’est pas moins intelligent
(j’aime pas beaucoup ce mot) que celui qui apprend à « sentir » un graphisme. Et ça n’est pas parce que le second ne transpire pas qu’il n’est pas méritant.
Aucun des deux n’est un glandeur.
Zou, je retourne à ma pause. ^^

Sortie de
route (fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008. Couverture signée Fablyrr. Début,
critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.

En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22
mai 2008. Couverture signée
Michelle Bigot. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.
Liste des librairies qui les ont déjà en stock.
Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum.
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