Vendredi 25 janvier 2008
Ceux que j'ai connus avant les blogs savent que je suis une personne à facettes multiples et variées. 

En fouinant dans mes documents Word, j'ai retrouvé une histoire très... (quel mot conviendrait le mieux?) détraquée... écrite par moi, jadis... 
Cette histoire pour givrés se décompose en six parts, mais je n'ose pas tout poster. 
J'ai honte. 
Oui je sais, je sais... c'est bon la honte. Enfin quand même, vous n'aurez droit qu'à la Part one
A moins que vous n'insistiez. A voir. ^^ 

A la base, Super Zéro Galaktoc se nommait Le capitaine Flam
J'ai modifié son identité, car je comptais participer à un appel à textes sur le thème du super héros. 
Le responsable de l'antho m'a répondu que... ben heuuuu... non, ah non, décidément, c'était trop loufdinguo. ^^ 

Attention: Quand vous aurez lu la Part one, c'est clair, vous me causerez en prenant vos précautions... 
 
PART ONE
 
Nous avions garé le Syberglabre sur la planète Poilution.
Le gouvernement intersidéral m’avait chargé d’une mission, mais comme il était très pressé, très sollicité, il ne m'en avait pas précisé le contenu. Je me sentais un peu abandonné, d’autant que ledit gouvernement ne daignait pas répondre à mes appels télépathiques. Pfffff… ça n’était pas la première fois.  
Poilution, c’était une planète sympa, pas frime du tout. Il ne s’y trouvait plus la moindre végétation, tout était désertique. C’était très relaxant.
Chaque matin, les Poiluteux mettaient leur combinaison à oxygène avant de quitter leur abri anti-atomique et d’aller travailler à produire de nouveaux déchets nucléaires. Ils pouvaient polluer leur planète en toute quiétude, ça ne risquait plus rien.  

Liblurp et moi buvions une petite bière à un bar – enfin JE buvais une bière, et Liblurp un saut d’huile de vidange - tout le monde fumait des clopes cancérigènes, il y avait de belles Poiluteuses qui se trémoussaient entre les tabourets radioactifs. 

En bref, tout serait allé pour le mieux si ma combinaison avait été plus large. Je dois reconnaître que la bière, même chimique, fait gonfler. Il est loin, le temps béni où je ne portais pas encore de gaine de contention. 

C’est là qu’un Moldouck à huit têtes entra dans le bar.
« Barmaid, huit bières rousses ! », gueula-t-il en tapant du genou sur le comptoir.
Il n’avait ni main ni bras.
« Tu pourrais dire Bonjour ! » osai-je m’exclamer.
« Toi, le nain roux, ferme-là ! » répondit la deuxième tête du Moldouck.

L’ambiance virait au destructif, les Poiluteuses se rhabillaient avant de s’éclipser, ça sentait la bagarre sanglante et l’altercation virile. 
Je perçus l’impact des hormones guerrières que le Moldouck balançait partout dans ma direction. Mais j’étais le capitaine Zéro, ses hormones glissaient sur moi; je n’avais même pas mal.
Le Moldouck surchauffa et m’attrapa entre deux de ses têtes.
Il avait des haleines pestilentielles. Huit au total.
« Il t’arrive de te brosser les dents ? » grimaçai-je, préméditant ma future riposte.
« Mon dentiste est contre. » dit sa septième tête.
« Le mien n’est pas pour non plus, il dit que ça blanchit les dents. » souffla la troisième, enfin je crois. Car je n’y voyais goutte.
« Ah pardon ! Moi je me brosse les dents trois fois par jour ! » S’indigna la première tête.

Je précise que le numéro des têtes est à prendre par la gauche. La vôtre. 

A ce moment, Liblurp eut une idée. Il prit un tabouret et assomma quelques têtes au hasard. Dont la mienne. 

Quand je m’éveillai, il faisait jour. Les petits oiseaux ne chantaient pas. Je me trouvais dans une cellule de prison. Je ne portais qu’un slip kangourou et un peu d’essence de perlimpimpin dans les cheveux. A côté de moi, le Moldouck ronflait à huit.
 
J’en profitai pour étudier sa marque de slip. Visiblement, il achetait les siens chez Mark et Pleine Fleur, alors que moi, j’achetais les miens chez Benzo. J’en déduisis que le Moldouck roulait sur l’or et qu’un jour, il me faudrait bien demander une augmentation au gouvernement. 

Mais alors, une violente douleur me sonna au front.
La cellule mesurait 2 mètres sur 3 et le Moldouck avait remué une oreille dans son sommeil, ne me demandez pas laquelle. Fatalement, l’une de ses têtes avait percuté la mienne. 
L’impact le réveilla à moitié. Quatre de ses têtes continuèrent à dormir. 
 

L’une des réveillées parla à voix basse.
« Vous voulez mon tube de pommade à l’arnica ? Je le porte toujours entre mes doigts de pieds.»
« Merci, mais je préfèrerais de la tisane aux cinq fruits rouges, j’ai la gueule de bois. »
« Oh c’est drôle, c’est aussi la tisane que je prends! Mais je n’en ai pas sur moi. »

Unis par cet aveu, nous nous sentîmes plus proches et nos yeux se mouillèrent d’émotion.
  

« Je m’appelle Zéro et je suis alcoolique. »
 
« Je m’appelle E.T. et je suis alcoolique. »

Je voulus lui serrer la main, mais il n’avait pas de bras… du coup je lui serrai un nez au hasard. 
  
Soudain, j’entendis la voix de mon gouverneur intersidéral jaillir du nez que j’avais serré. 
En m’envoyant ce Moldouck, il avait pensé à tout.
 

« Zéro, votre mission est la suivante ; sauver la belle Carole Toupet des griffes du méchant James Blonde. Débrouillez-vous comme vous voulez, je vais me laver les mains. Quand vous aurez compris ce message, le Moldouck s’autodétruira. »

Je fis du mieux que je pus pour ne pas comprendre le message. 
Hélas, au dernier test que j’avais effectué sur Cro-mignon actuel, j’avais un QI normal… et je compris le satané message. 
Il y a des jours, comme ça, où l’on ne serait pas contre un QI d’hamster nain russe. 

Quand le Moldouck s’autodétruisit, je puis vous assurer que je m’en aperçus.
Il s’autodétruisit à 9 heures.
A 21 heures 30, je fus désencastré de la cellule.
Je sentais le poulet brûlé.
Mais grâce à l’explosion, j’avais perdu cinq kilos. Trop chouette.
 
 
 
 
par nathalie publié dans : j'écris
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Drelin, drelin: En quête est paru. Les exemplaires achetés lors de la pré-commande sont partis... veillez le facteur.

Notaspéciale Souf / Cassandre: les vôtres seront postés lundi, peux pas faire autrement. ;-)

Notatoulmonde: départ demain vendredi pour Epinal.

Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008, aux Editions Griffe d'Encre.
 Couverture réalisée par Fablyrr. Quatrième de couverture, extrait, achat via le site éditeur... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Liste des librairies qui l'ont déjà en stock. Lien site Fnac.

En quête (recueil de nouvelles étranges) est paru le 22 mai 2008.
Couverture réalisée par Michelle Bigot. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Pour lire le début de trois des vingt nouvelles, c'est ici.

Dédicaces à venir

Festival des Imaginales, à Epinal, 24 et 25 mai 2008. 
Griffe d'Encre se tiendra au centre de la Bulle du livre, et ce dès le 22.

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
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