Au XIIIe siècle, on utilisait "tierce fois, c'est droit" pour signifier - entre autres -
qu'une action ne pouvait être correctement réussie que si elle était exécutée trois fois, ce qui impose qu'après la deuxième fois, il y en avait nécessairement une troisième.
On disait aussi "de deux en trois" qui était un équivalent de notre "en moins de deux" d'aujourd'hui.
Jamais deux sans trois. Drôle d'expression. Presque une malédiction.
Qui ne l'a pas prononcée au moins une fois? Allez, avouez!
Moi-même, j'avoue... hu hu hu...
Maintenant, qui pourrait m'expliquer pourquoi un jour - alors que sans doute, le temps était à la pluie torrentielle et qu'on s'ennuyait ferme - un urluberlu aurait
affirmé que tout évènement qui se produirait deux fois se produirait une troisième ?
Trois fois.
Pas deux. Ni quatre. Ni six. Ni même vingt-deux.
Non, trois fois.
Et pourquoi, d'un coup, tout le monde l'aurait cru?
Dernièrement, le fils d'une amie se casse la jambe.
Peu de temps après, Menolly m'apprend qu'elle a le poignet dans le platre.
Et là, bizarrement, mon comportement se modifie.
Je grince des dents, je sue, je prononce des incantations.
Là-dessus, je range les miroirs, je cache mon parapluie (et je chope une bronchite), j'évite les échelles, je fuis les chats noirs, je porte un fer à cheval autour du cou (pffff, pffff,
pffff) et une patte de lapin dans l'oreille (ça chatouille), je pose le pain à l'endroit, je redoute les treize coups de minuit... (ah bon, y'en a que douze)
Rien ne se passe.
Pourtant, je ne relâche pas ma vigilance. Mon petit doigt me dit que le troisième ne devrait plus tarder.
Il est vingt heures. La secrétaire du dentiste m'appelle.
Vos rendez-vous vont devoir être déplacés. Le dentiste s'est cassé la main.
Bon d'accord, je suis un peu peinée pour ce charmant dentiste mais... ouf, je respire!
A présent, je vais pouvoir me défouler, casser deux ou trois miroirs, ouvrir le parapluie dans la maison, passer sous une échelle et bien la secouer pour faire tomber le
type qui est dessus, attraper tous les chats noirs exprès pour les torturer, balancer le fer à cheval dans une vitrine, offrir la patte de lapin à Roussi, poser le pain en équilibre sur mon nez
et inviter treize personnes à danser.

Sortie de
route (fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008. Couverture signée Fablyrr. Début,
critiques... ici. Lien site Fnac.

En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22
mai 2008. Couverture signée
Michelle Bigot. Début de 3 des 20 nouvelles... ici. Lien site Fnac.
Il est possible de les commander dans toutes les librairies. Liste de celles qui les ont en stock.
Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de
vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum.
PS 1 : Je ne suis pas sur
facebook.
C'est mal, je sais.
PS 2 : Un jour, j'ai fermé ce blog car j'y passais trop de temps. Mais il me manquait. Je l'ai donc repris sans rouvrir les commentaires.
C'est mal, je sais.
Me joindre?
natalisss(at)hotmail.fr
Remplacer (at) par @
PS 3 : J'ai deux manuscrits en quête d'éditeur. C'est dur. Je m'accroche. Je suis têtue comme trois bourriques et une loutre. C'est mal, je sais.
"Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train."
Pierre Desproges
- proviennent de Flickr, de Photo Libre
- ou bien sont miennes
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