Vendredi 21 septembre 2007

J'aurai mis le temps, mais je l'ai vu.
De toute façon, je ne vais plus au cinéma.
La dernière fois, ça remonte à Ratatouille, pour faire plaisir aux gosses.
Et je me tortillais en grésillant "c'est pas bientôt fini?"
J'aime prendre mes aises, devant un film.
Déployer mes nombreux tentacules. Mes gros naseaux. Mes quinze paires d'oreilles pendantes.
Mettre une écuelle sous mon menton pour recueillir bave et larmes d'émotion.
Fabrice est un inconditionnel de Johnny Hallyday.
Un jour, après un direct du droit, il se réveille dans un monde parallèle où Johnny n’existe pas. Abasourdi, Il retrouve Jean-Philippe Smet, patron de bowling en banlieue
parisienne...
Je ne voudrais pas être méchante, mais elles sont assez vites oubliées, les comédies françaises en général.
La série des Taxi, pas voulu voir, mais entendu mes gosses rire devant les DVD du tacot fou.
Camping, que j'ai visionné quand plus personne n'en parlait. Bof.
Les Bronzés 3, non merci, je ne voudrais pas gaspiller les quelques hormones d'exaspération qui me restent.
Sauf si les comédies donnent dans la provoc, la "blasitude" (allons-y c'est à la mode) ou le noir, avec une certaine... non pas intelligence. (je déteste
cet abrutit de mot)
Disons avec une subtilité personnelle, une touche, une marque.
Je pense à celles de Bertrand Blier, que je préfère à Jean-Pierre Mocky, et dont je suis fan.
Buffet froid. Préparez vos mouchoirs. Notre histoire (pour une fois, j'ai apprécié Delon). Les valseuses. Tenue de soirée. La femme de mon
pote. Mon homme.
Exception faite avec Merci la vie, auquel je n'ai rien compris, et Trop belle pour toi, que j'ai trouvé moyen... (l'effet Carole Bouquet sans doute)
Les visiteurs 1 (pas vu le 2), je repêche, c'était du fantastique, et puis Lemercier / Reno m'ont bien fait rire.
L'été en pente douce, Cuisine et dépendances, On connaît la chanson, je repêche aussi. (j'en oublie sûrement d'autres)
Dès que j'en ai eu vent, je savais que je verrais Jean-Philippe.
A cause du sujet, d'abord.
Encore trop rares sont les comédies françaises, et les films français en général, qui traitent de fantastique. (Intervention du surnaturel dans la réalité, ne pas
confondre avec la fantasy, bon sang de bonsoir, qu'est-ce que ça m'énerve, quand on confond le fantastique et la fantasy!)
A cause de Luchini, aussi.
Il faut reconnaître que ce type a quelque chose de peu commun. On a beau dire qu'il en fait des tonnes. Moi, il me fait marrer.
Je pense que sans lui, Jean-Philippe n'aurait pas d'intérêt du tout. Car Luchini m'attendrit. Ben si.
Voilà un acteur avec lequel j'aimerais dîner. (ça vous en bouche un coin, hein?)
Alors Fabrice, si vous passez par là... d'accord pour le resto, mais c'est vous qui payez! Et pas de vin blanc, siouplaît merci beaucoup. ^^
Un qui m'a agréablement surprise, c'est Johnny lui-même. D'ordinaire, quand j'apprends qu'il joue dans un film, je zappe. Mais là, j'avoue qu'il s'en tire bien.
J'ai passé un bon moment, sans plus.
La première partie du film m'a tenue éveillée. La seconde m'a gonflée.
Ce film ne me marquera pas à la vie à la mort. Au moins a-t-il le mérite d'avoir joué
la carte du fantastique.
Réalisateurs de mon coeur, de grâce, étonnez-moi.
par nathalie
publié dans :
j'ai vu
9
recommander
Commentaires Récents