Mercredi 31 octobre 2007
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Séchez vos larmes, je n’arrête pas le blog. ^^
Je pars… demain pour quatre jours. Dans le Sud. Cet été, nous n’avons pas senti la mer. Elle sent drôlement bon, la mer. L'océan sent meilleur encore, mais ça ferait trop loin. 
 
En même temps, ça sera la première Toussaint où nous n’irons pas sur la tombe de R.
R. était un extraterrestre qui a quitté ce monde pour rejoindre le sien. Il n’en pouvait plus, il ne s’y plaisait pas. C’était avant la naissance de notre second fils. Son corps repose à plus d’une heure de chez nous. Il avait trente et des poussières d’années.
 
Ces plantes baudruches devant nos fleuristes, nos supermarchés, m’écoeurent. Je ne me sens pas concernée. Mes défunts, je les porte dans ma chair, j’en suis pétrie.
Mais il l’aura, sa fleur joufflue. Juste que ça sera décalé d’une semaine. Il l’aura. Tout comme mon père aura son bouquet jaune. Ma grand-mère sa chrysanthème. Ça fait plaisir au père de mon mari, à ma mère. Ça fait plaisir aux commerçants.
 
Je ne suis pas morte, mais les fleurs me font plaisir quand elles sont sauvages, lavées par la pluie, chahutées par le vent, poussées n’importe comment, ébouriffées.
Imparfaites.
Ne m’offrez jamais de fleurs. Vous me feriez de la peine.
 
Je vous souhaite quatre jours agréables, surtout à toi, Maréchal Antenor. ^^
A lundi.
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Mardi 30 octobre 2007
Ne cherchez pas à comprendre, cette note est destinée au Droufn

Récemment, il a émis le souhait de relire nos mots au sujet de ce petit sentier peint à l'huile qui orne mon blog. 

Je les ai retrouvés sans mal. Ces échanges figuraient dans une partie commentaires de mon premier blog.

Tes montagnes sont inquiétantes c’est vrai, sombres et bleues, bizarre comme couleurs pour des montagnes, mais j’aime bien les trucs zarbi.. bravo, c’est balaize ! J’aurai bien vu un piti peu de neige, rose peut être, sur les sommets. j’aime bien la neige en haut des montagnes, un peu comme la cerise perchée tout en haut du gâteau, qu’il faut mériter pour y avoir accès ou tricher aussi ;o) j’aime beaucoup tes peintures, elles te ressemblent tellement.. Gros bisous à toi ma belle. Frédo 


Ecrit par : Droufn | 06.11.2006
 


Droufn: te voici de retour!!!!!!!!!!!! :-)
Alors mes montagnes, elles n'ont pas de neige. Et pourtant j'aime la neige!!! ;-)
Je les modèle dans de belles formes rondes et douces, jamais déchiquetées, et toujours de ce "bleu Indanthrène" dont je raffole et que je mélange à du "jaune lumière" qui n'a de jaune que le nom, car ça serait plutôt un blanc jauni. Dans cette toile, il s'y trouve aussi ça et là une touche de vert très foncé.
La lumière n'est jamais là sur mes montagnes, elle est ailleurs.
Mes montagnes sont donc un peu comme des ombres. Inquiétantes, oui... et douces de part leur forme.
Vaaaaalà!
Merci pour ce gentil commentaire et gros bisous! Je vais aller lire ton blog.
Te connaissant, tu as du rattraper ton retard!

Ecrit par : nathalie | 06.11.2006


T'as vu ça, Droufn, à peu de choses près c'était y'a un an! ^^

par nathalie publié dans : je peins
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Dimanche 28 octobre 2007
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Même si je pourrais vous parler de Chagrin d'école pendant des heures, je n'en ferai rien.
D’abord, parce que j’ai des copines qui le lisent et je ne voudrais pas déranger leur lecture.
Ensuite, parce que lisez-le. Voilà.
 
Ça n’est pas vraiment une autobiographie, ce bouquin. Si ça l’est, c’est parce que l’auteur en profite pour dire. Pennac… quand il écrit, ça tombe sous le sens. Il prend un sujet sensible et le traite, pas comme un prof de français, un écrivain, un ex cancre, un homme, un père ou un retraité… mais comme un passionné.
 
Récemment, au Grand Journal de Canal+, Pennac s’est retrouvé à faire une courte dictée. Cette dictée - je m’en suis fait la remarque - était à ce point pétrie de mots bizarres qu’on aurait dit du baratin.
Comme si lui et moi avions été connectés, il a dit: Les dictées les plus difficiles ne veulent rien dire.
 
On reconnaît un bon professeur à quelqu’un qui ouvre une voie de sens dans la tête et le cœur de ses élèves. Ainsi passeront ses enseignements.
On reconnaît un bon écrivain à quelqu’un qui ouvre une voie de sens dans la tête et le cœur de ses lecteurs. Ainsi raisonneront ses mots.
 
Pennac, s’adressant à une classe de jeunes d’un lycée technique de la région lyonnaise…
 
… ce sont les marques, qui vous prennent la tête, pas les profs (…) c’est mes N, c’est mon L, c’est ma T (…) Elles vous prennent votre tête, elles vous prennent votre argent, elles vous prennent vos mots, et elles vous prennent votre corps aussi, comme un uniforme, elles font de vous des publicités vivantes, comme les mannequins en plastique des magasins ! (…) Moi je trouve qu’elles coûtent très cher, vos marques, mais qu’elles valent beaucoup moins que vous.
 
dans une société qui envisage sa jeunesse avant tout comme une clientèle, un marché, un champ de cibles.
 
… Il existe cinq sortes d’enfants sur notre planète, aujourd’hui : l’enfant client chez nous, l’enfant producteur sous d’autres cieux, ailleurs l’enfant soldat, l’enfant prostitué, et sur les panneaux incurvés du métro, l’enfant mourant dont l’image, périodiquement, penche sur notre lassitude le regard de la faim et de l’abandon.
Ce sont des enfants tous les cinq.
Instrumentalisés tous les cinq…  
 
305 pages et c’était court.
 
Vous m’avez mis la larme à l’œil… Monsieur Pennac. Moi aussi je me refuse à l’archivage des noms propres, cependant que le vôtre, je ne l'oublierai pas. 
Je vous aime au moins autant que Jane Campion. ^^
par nathalie publié dans : j'ai lu
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Dimanche 28 octobre 2007
En accompagnement de deux de ses photos, San Francisco et les pélicans, la mer, le pont, Trollette a choisi Separated by the sea.
J’ai été sous le charme, alors je suis revenue, plusieurs fois dans la même journée, contempler les photos, écouter la voix lénifiante de Findlay Brown et ses accords de guitare.
 
Je viens de m’acheter l’album. Carrément. Et je l’écoute, je suis bien. J’aurais… comme des envies de jupe longue et de tunique à fleurs. Comme des envies de Grand Départ.
 
Que ce dimanche vous soit agréable… 

 

par nathalie publié dans : glop
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Vendredi 26 octobre 2007
Dans ma ville/trou, quand on veut commander un livre en particulier… il y a une librairie et une maison de la presse.
 
Dans ma ville/trou, quand on veut aller au théâtre, consulter la bibliothèque pour adultes ou pour enfants, voir une expo, prendre des cours de danse, de chant, de musique, de sculpture, de peinture, voir un humoriste par an et peut-être avoir une chance de visionner un film moins bien placé au box-office… il y a le centre culturel.
On n'a pas besoin de consulter un plan.
 
Dans ma ville/trou, quand on veut acheter de quoi manger… il y a déjà au moins trois supérettes, Géant Casino, Champion, Intermarché, Aldi, Ed, Lidl, Thiriet, Picard. (faites un effort, dans ma ville/trou, car il nous manque encore Leclerc, Carrefour et Auchan, zut alors!)
 
Dans ma ville/trou, quand on veut s’habiller… il y a Phildar, Promod, Camaïeu, Kiabi, Pantashop, Monoprix, La Halle aux vêtements, Gemo, Mim’s, Jules, les collections de Géant, de Champion, des relais pour La redoute, les 3 Suisses et plein plein plein de boutiques de prêt-à-porter. (vu ce qui précède, comme je les plains !)
 
Dans ma ville/trou, il vaut mieux avoir faim de chips et de prêt-à-porter que de culture.
par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 25 octobre 2007
alessandro-baricco1.gif
Sous les conseils d’un supporter de Griffe d’Encre, je lis les Châteaux de la colère, d’Alessandro Baricco. Son premier roman, il avait 33 ans. 

Je ne sais pas ce qu’ils me font, les auteurs italiens (aaaaah Dino Buzzati aaaaaah Italo Calvino !) mais ils me remuent… est-ce parce que je n’ai jamais connu les nôtres qui sont restés là-bas, en Italie, et dont j'ignore tout? Se pourrait-il que par un heureux hasard pressenti, ces auteurs soient des membres de ma famille? Non, bien sûr, mais affective comme je suis, il me plairait assez que la réponse soit oui. On peut toujours rêver, non? 

Hop, extrait tiré du livre en question:
 
"C’est peut-être bête, mais les gens se serrent l’un contre l’autre avec cette fureur étrange un peu panique et la vie ressort toute froissée, comme un billet doux serré au creux d’un poing, caché dans un geste nerveux de peur. Un peu par hasard, un peu par chance, disparaissent entre les plis de cette vie roulée en boule des portions de temps douloureuses, ou lâches, ou jamais comprises. Bon."
 
C’est beau… très beau. Inutile de vous dire que je poursuis ma lecture avec jubilation.
 
Tenez, puisque je parle bouquins, Stéphane Laurent lance un appel à textes auquel j'ai moi-même participé (ce qui ne veut pas dire que ma participation sera féconde, hein, c’est comme ça, c’est le jeu, on joue et si ça foire, on passe à autre chose.)
 
 
Je vous copie colle son annonce. 

"L'évocation du passé peut provoquer un douce mélancolie, "bonheur d'être triste" dont parlait Victor Hugo. A moins qu'elle ne fasse resurgir des univers enfouis, des madeleines de Proust, des cadavres dans le placard. Le passé peut être un socle, un repère, une balise. Il peut aussi peser de tout son poids sur nos épaules, entraver un avenir possible. Douce nostalgie de trentenaire en mal de playmobiles et de Tang à l'orange ou résurgences traumatiques dont on ne parvient pas à endiguer le flot, les effets du passé sur notre devenir sont innombrables. Couverture douce et chaleureuse dans laquelle on prend plaisir à s'enrouler ou peau morte dont on désespère de pouvoir se débarrasser un jour, nos souvenirs conditionnent en effet bien souvent ce que nous sommes. Le poids du passé - entre réconfort et stigmates - constitue ainsi le thème de ce recueil collectif et, par voie de conséquence, celui des nouvelles que vous voudrez bien proposer."

Des questions? Voyez directement avec lui via son blog.
 
En ce moment, je bosse pour un appel à textes sur le thème de l’air. Vous pensez bien qu’une asthmatique face à un thème pareil, d'un coup ça respire! Si ça vous dit aussi, c'est chez Griffe d'Encre que ça se passe. 

Voilà, aujourd'hui y'a cours de danse, chouette! ^^
par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 24 octobre 2007
Je vous l’ai dit, j’ai cessé d’écrire pour peindre, vous vous souvenez ?
 
Eh bien c'est terminé. J’ai repris l’écriture.
 
Durant cet intermède, j’ai réalisé deux huiles, dont une plus petite que d’habitude. C’est celle que j’ai choisi de vous montrer. 

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Souvent… quand je regarde mes œuvres, j’ai l’impression de manquer de maturité. Ça me consterne et en même temps, je poursuis dans ce sens, j’affirme doucement ce que je suis. Sans imposer, sans forcer personne. Ma mezzanine est là. Regarde qui veut.
Je peins des femmes, des enfants ou des paysages naïfs. Avec de la couleur. Toujours. La couleur me sort de partout. Je déteste employer des tons pauvres en piments. Ne cherchons pas pourquoi je fuis si je me frotte à l’aquarelle, vers laquelle je ne me risque plus, d’ailleurs.
 
Amusant, cette histoire de couleurs. Ça me poursuit jusque dans mes vêtements… à 17 ou 18 ans, je ne m’habillais plus que de noir.
 
Serait-ce l’histoire… d’une renaissance ? Possible.

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par nathalie publié dans : je peins
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Mardi 23 octobre 2007
Y’a quelques mois de ça… 

Le petiot
 : Maman, le hamster est mort de vieillesse, on n’a plus d’animal, est-ce que tu serais allergique à un rat ?

Moi : J’en sais rien, mais heu… ah non alors, pas de rat chez moi ! 

Le petiot : Et si on prenait une petite souris, tu serais d’accord, dis ? C’est jolie une petite souris, hein maman ? Pis tu serais sûrement pas allergique à une petite souris, hein maman ?
 
Deux semaines plus tard… 

Moi : Une petite souris? Mets tes chaussures, on va la chercher. 

Souma entrait dans notre vie. 

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Y’a trois semaines, je me lève… 

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Franchement, que serait une souris sans son chat ? 

Je vous présente Roussi, deux mois depuis vendredi. (ben non qu'on l’a pas appelé Tom, la souris ne s'appelle pas Jerry!) 

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par nathalie publié dans : Chaventures
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Lundi 22 octobre 2007
la-porte.jpgVous savez combien je l’attendais, cette porte féroce et déjantée décrite par Karim Berrouka et présentée en couverture par Alain Valet.
Enfin ça y est, elle est en souscription jusqu’au 2 novembre, au prix de 8 euros, frais de port offerts.
 
Vous avez la possibilité d'en lire un extrait sur le site des éditions Griffe d'Encre.
 
J’ai rencontré Karim et j’ai rencontré Alain. Mais il y a un truc qu'en allant lire le blog d'Alain, je viens d’apprendre seulement aujourd’hui. Un truc qui m’a sidérée, étonnée, charmée.
 
Dans les années 80/90, Karim a été le chanteur d’un groupe, ouiiiiiiiiiii, parfaitement ; celui des Ludwig von 88, et moi - quelle honte - je ne le savais même pas.
Ben non, ben non… mais je vous jure que ça n’était pas écrit sur sa tête, aussi ! Karim, c’est le genre discret, flegmatique, drôle et doux. En tout cas pas le genre à se vanter de quoi que ce soit.
 
Du coup, je suis allée fouiner sur le web à la recherche d’un Karim chantant, et j’en ai trouvé plusieurs. (façon de parler, car c’était le même)
 
Pour l’occasion, tiens, j’en glisse un sur cette page. Alors pour ceux qui ne connaissent pas Karim, c’est le brun qui se coiffe d’un petit chapeau et qui chante et sautille partout sur la piste. Dans ce clip en live, je le trouve tout simplement… génial.
 
Dire que c’est avec lui que je re-travaille mon recueil, dire que je le reverrai à Lyon le 10 novembre… aaaaaaaaaaah! (soupir de groupie) ^^  

 

par nathalie publié dans : A propos
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Dimanche 21 octobre 2007

 

Je me souviens de ma propre mère disant de la sienne; 

- Elle a baissé.
 

A mon tour de dire de la mienne qu'elle a baissé.
Ce matin, je la regardais et lui souriais, mais en dedans, j'avais les larmes. 

- Je suis encore pas mal, pour mon âge, tu trouves pas? 

C'est vrai, maman. C'est vrai. 

Vers 11 heures, je me suis arraché un cheveu blanc.

Cet après-midi, dans le bois, j'écoutais mon grand fils m'exposer ses projets d'avenir, ses interrogations. 
Car j'ai déjà un fils qui va sur ses 13 ans. Avec des projets d'avenir, des interrogations. 

Il y a de ces moments, comme ça, qui donnent le vertige. Alors on aimerait assez ne plus penser à rien.

par nathalie publié dans : Vie de famille
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

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Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
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