Vendredi 30 mai 2008
Voilà.

J'en ai terminé avec Sortie de route et En quête.

Beaucoup d'émotion.
Ce sont des histoires issues de mon imaginaire. Pas de sorcières, de trolls, d'elfes, de vampires, de dragons. Plutôt des histoires très assises dans la réalité, et qui, à un moment donné, tombent de leur chaise...

Qu'en sera-t-il cette année?
commence comme un conte pour enfants, mais attention, la perfection c'est du bidon...

Je vais vous avouer un truc qui n'est pas vendeur, mais moi, le mot vente, hein, ce que j'en dis...
Subitement, ça me renvoie à cette école de pub où j'ai tellement souffert, croyant naïvement (stupidement) qu'on s'en irait dessiner, croquer, colorier ensemble. Tout faux, ma p'tite lunettée, on t'a causé Force de vente, cible, part de marché... 
A choisir, je prends le vent. J'assume mon côté masculin.

Pour en revenir à nos moutons ébouriffés, je voulais vous dire que j'ai une préférence toute personnelle pour En quête. Oui, c'est un réel coup de coeur nombriliste et tout le bataclan. Un auteur est forcément nombriliste.
Auteur ou pas, m'est avis qu'on l'est tous, nombrilistes. Depuis quand est-ce qu'on aide l'autre et pas soi, hein? 
Pour bien aider l'autre, faut s'aider soi.
En aidant l'autre, on s'aide soi.

On aurait tort de croire que j'ai souffert à peaufiner En quête. Sous la direction de Karim Berrouka, je n'ai pas vu le temps passer. Mais peut-être que c'est lui qui a souffert, allez savoir! ^^

Chacune de ces 20 nouvelles dissimule une part intime de moi. 
Les jeux de pistes, vous connaissez? 
Qu'est-ce qui est à moi... et qu'est-ce qui ne l'est pas?

J'ai une âme d'enfant, j'ai toujours aimé jouer.
Me trouverez-vous? ^^

par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 29 mai 2008
Hier, d'après cette photo, je vous ai demandé Que fais-je?



Les réponses ont été:

... rationnelles 

Saoulfifre, du gang des
Blogbo: Le plus évident : répondre à une interview, participer à une table ronde ?  

... fantasmées

Droufn: Tu as chanté la Macaréna et finie nue sur la table en faisant la danse du ventre.. Nan, c’est pas ça ?

Blog-trotter: En réalité, vous avez participé à la gay pride annuelle d'Epinal, puis terminé la nuit en faisant la danse du ventre (car vous êtes vachement enrobée comme dame) dans un cabaret réservé aux notaires locaux et à leurs secrétaires aux cambrures de brésiliens. J'ai bon? ;))

... extatiques

Free: 
oah, elle a donné une conférence de preeeesseeeee ! iiiiiiiiiiiiiiiiiih !

Sèv: oh !! tu as été interviewée pour un journal !!!!
c'est çaaaaaaaaaaa????? !!!!!!

Delphine aurait trouvé

Tu as testé un restaurant entièrement

si tout d'un coup, elle n'était pas partie en live, son récent déménagement l'ayant beaucoup fatiguée...

automatisé : tu passes la commande dans le machin qui est sous ton nez, ce qui déclenche l'envoi du plat sélectionné dans le micro-onde, via un tapis roulant. Une fois que c'est chaud, un robot-serveur type Terminator (mais avec tablier blanc à bordure en dentelles) t'apporte le truc et tu as 3 minutes et 36 secondes pour l'avaler.

Je ne prévois rien à l'avance. Dommage.
Sinon j'aurais photographié ce qu'il y avait au bout de cet étrange micro.

Pas de table ronde, de conférence, d'interview, de journalistes.

A Epinal, des amis et moi avons testé un resto bio, lequel proposait une séance d'oxygénation aux huiles essentielles et ions négatifs.

Même chez les ions, les apparences sont trompeuses, l'ion négatif étant le plus positif des deux!

En réalité, ce petit micro dispense un vent parfumé qui, après les bonnes graines de quinoa et le sirop de bouillon blanc... saoûle un peu. ^^




par nathalie publié dans : Dédicaces passées
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Mercredi 28 mai 2008

Lors du festival des Imaginales 2008, je n'ai pas fait que signer des bouquins ou rencontrer des gens, j'ai également mangé en très bonne compagnie, ainsi que l'atteste cette photo signée Benoît Giuseppin.
Voir sa galerie de souvenirs Imaginales 2008.



J'ai aussi fait un truc... mais je n'en dirai pas plus, hé, hé!


Alors, que fais-je?

(botus et mouche cousue à celle et ceux qui étaient là ;-))



par nathalie publié dans : Dédicaces passées
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Lundi 26 mai 2008
Bouh, c'est fini.

J'ai été prise dans un tourbillon.
Il me reste des souvenirs animés, désordonnés, puissants, inoubliables. 

Je suis enchantée.
Il s'agit d'un enchantement égoïste, rien qu'à moi, avec des instants privilégiés que je glisserai dans le meilleur tiroir de ma tête. 

Comme j'ai pensé à ceux qui n'ont pas pu venir, j'ai pris quelques photos. Pas assez, c'est vrai...

Mais je n'avais qu'une envie; profiter de l'instant.


Notre espace Griffe d'Encre, au matin, quand les trois quarts des humains boivent un dernier café.


Mes livres ont pris leur envol... 


Une fresque commencée le jeudi...


Le stand d'Argemmios et des éditions Le Calepin jaune.
Charlotte Bousquet (je me suis offert son recueil, Lettres aux ténèbres) et son mari Fablyrr (couverture de Sortie de route) qui représentent Le Calepin jaune.
Ce couple est... à croquer. 
A droite de Charlotte, il devrait logiquement y avoir Nathalie Dau (auteure et éditrice), laquelle a reçu le Prix Imaginales 2008 de la nouvelle pour l'ensemble de son recueil, Contes myalgiques I (paru chez Griffe d'Encre). 
J'aurai l'occasion de vous reparler d'elle, puisque je vais me plonger dans Les débris du chaudron. (paru chez Argemmios). 

 
Le stand de L'Olibrius Céleste et sa joyeuse équipe.
Leurs deux premiers romans; Cavatines de Laure Eslère (retenue autrepart cette fois-là) et Le T'Sank d'Alexis Flamand, le galant homme vêtu d'une chemise claire.
Aux côtés d'Alexis, Alexandre Dainche, la douce Audrey Jordan (Nuits d'Almor), Vincent (éditeur de L'Olibrius) et Magali Villeneuve


La table Griffe d'Encre.
Hop, réunion de famille! Oui, ça fait du monde!
Et encore, il en manque... Don Lorenjy, par exemple, où es-tu passé?
Je me tiens au second rang, à gauche, près de Nathalie Dau. La lunettée au chemisier noir et blanc qui regarde ailleurs...
Cette photo-là, je l'ai piquée sur le forum d'Actu SF. (chuuuuuuut, ne leur dites rien, hein! ^^)


Jeanne A. Debats (sa novella La vieille anglaise et le continent est actuellement en souscription via le site de Griffe d'Encre) et Alain Valet. (couverture de La porte).
Très cher Alain, merci pour ton cake aux olives. La prochaine fois, tu resteras à nos côtés au moins deux jours, hein, snif. 


Gabriel Kopp (novella Au nord-nord-ouest d'Eden) et moi. A ses côtés, j'avoue ne pas m'être ennuyée une seconde. C'est à lui que ma novella Sortie de route doit son prix Bison futé que, par ailleurs, tout le monde nous envie...


Gabriel et Li-Cam, laquelle sortira son premier roman chez Griffe d'Encre, Lemashtu, en décembre 2008. En attendant, on doit lire ses fabuleuses petites histoires, parues chez Organic éditions.


Nous n'étions qu'à deux mètres de l'espace réservé à Bernard Werber. Dès qu'il aparaissait, d'avides lecteurs rappliquaient. 

Bernard Werber dédicace ses livres au marqueur et occupe toute la feuille. C'est un homme avenant aux traits fins... je l'aurais plutôt vu tenir un feutre délicat. Griffonner dans un coin de page. D'une écriture saccadée de médecin, avec pas mal de blanc entre les mots.

Bernard Werber, soit on l'aime trop, soit on le snobe.

Une chose est sûre; il est abordable.


Je me garderai de dire Werber ooooh là là, ooooh là là.
Tout auteur reconnu a derrière lui une usine de fourmis qui travaillent à son avenir et qu'aucun obstacle ne saurait arrêter.

J'ai juste été ravie que Magali Duez (notre gentille fouetteuse de chez Griffe d'Encre) me présente à lui, pour la bonne raison que son recueil, L'arbre des possibles et autres histoires, je l'ai instinctivement relu lorsque l'envie m'est venue d'écrire des nouvelles étranges.
Alors forcément, ça marque. ^^

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Il se pourrait que je donne suite à ce mini reportage. J'attends de voir les photos d'une elfe aux yeux verts et aux doigts magiques qui, je le sais, se reconnaîtra. ^^

Un clin d'oeil affectueux à Nicos et à Camille homme.

Menolly, notre éditrice enceinte qui nous a suivis de loin, une petite boule dans la gorge... câlins.

Un coucou à Lucie Chenu et à deux charmantes membres de Cocyclics qui m'ont invitée à boire un verre de cet excellent breuvage... du Zizi coin coin. Je vous le conseille, c'est super bon, mais... ça saoûle, hip. ^^







par nathalie publié dans : Dédicaces passées
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Vendredi 23 mai 2008
Certaines images se passent de blabla.


L. et le rouquin poilu, y a quelques mois de ça.

Bon WE à tous.
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Jeudi 22 mai 2008
La primaire doit donner de bonnes bases à nos enfants. En fin de CM2, ils doivent savoir lire, écrire et compter. Ils doivent avoir eu accès au sport, ainsi qu'à l'art... parce que l'imagination, c'est l'un des plus beaux atouts de l'enfance.

Alors, quand je lis les leçons d'histoire de C. - qui n'est qu'au CE2 - je me marre.

Lui expliquer que l'écriture marque la fin de la préhistoire et le début de l'histoire, c'est bien. Lui raconter pourquoi l'écriture. Lui dire qu'elle a commencé en Mésopotamie, lui montrer qu'il s'agit de l'Irak aujourd'hui, c'est bien aussi.

Ce qui l'est moins, c'est de lui faire ânonner des termes tels que pictogramme, cunéiforme, phiniciens, sumériens... et j'en passe, et des meilleurs, art rupestre, pariétal, sépulture mégalithique...
M'est avis qu'à cet âge, un bon documentaire adapté ferait l'affaire.

Hier, pour aider C. à retenir ces mots barbares, nous avons joué.

Moi: Cunéiforme... alors tu montres ton cul (nan, même pas honte), puis ton nez, puis tu produis le son iiiiiiiii et enfin, tu fais un grand geste qui montre que ton corps a une forme.

Mort de rire, C. s'est exécuté. Je puis vous assurer que l'écriture cunéiforme, il ne l'oubliera pas de sitôt.

Quant à Hiéroglyphe...
... non, je n'en dirai pas plus, hem, hem. ^^
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Mercredi 21 mai 2008
Avant d'oser montrer mes travaux, j'ai attendu des années. Ecrits, dessins, peintures... je planquais tout.

Je pensais que ça ne valait pas le coup.
Je pensais que les autres se débrouillaient mieux que moi.

Un jour, j'ai compris...
Chacun a une voix. La museler, c'est vivre comme un planqué.

Hier, je me suis fait ces cadeaux.

Un calepin à croquis petit format et son lot de trois crayons graphite avec gomme. (à glisser cet été dans mon sac à dos)


Et deux feutres fins.

Ce week-end, je serai à Epinal, au festival des Imaginales.
Une idée m'est venue à la papeterie. J'utiliserai le feutre bleu pour Sortie de route (couleur dominante des novellas), et le feutre rouge pour En quête (couleur dominante des recueils).


Force est de contater que devant vous, je perds tous mes moyens. Vous me faites battre le coeur, et alors, je me fais l'effet d'un petit animal craintif.

Aussi ai-je trouvé la solution suivante; je rédigerai mes dédicaces avec très peu de mots, mais pour chacun des deux bouquins, je copierai le modèle d'un personnage sur lequel j'ai déjà planché, seule dans mon coin.
Ce sont deux modèles simples, un pour Sortie de route, un pour En quête, je ne complique pas.

Je crains les complications. Même quand je peins, je reste sobre. Point trop de détails. Faire en sorte d'ouvrir les quatre coins de la toile, permettre à l'émotion de se carapater. Pour faire le portrait d'un oiseau, Prévert, ô toi mon poète préféré! 

A Chambourcy, je l'ai fait avec Sortie de route; j'esquisse le personnage sur la page de garde, puis je passe au feutre. Quand c'est sec, je gomme les traits de crayon. J'ajoute le prénom du lecteur, une phrase ou une bulle, le lieu de la dédicace, la date.
Je signe.

L'écriture et le dessin sont des modes d'expression que j'affectionne. En cas d'émotion paralysante, l'un vient au secours de l'autre... c'est de cette manière que je fonctionne, et ça remonte à très longtemps.
par nathalie publié dans : j'écris
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Mardi 20 mai 2008
Accoudée à la table de la cuisine, Emulina feuillette un journal très ancien que des experts ont plastiblindé, comme tous les documents des années 2000. C'est son grand-père qui le lui a offert. Elle vient d'avoir dix ans.  

Sa mère est en train de fourrer la dinde pour le 14 juillet.
Les saisons et les commémorations ayant totalement disparu, on a décidé de fêter Noël un 14 juillet. Il ne faut jamais chercher à comprendre ces choses-là, jamais. On risquerait de devenir chèvre.

- Oh, on parle de Trollette!

- Qui c'est, ça, Trollette?

- C'était une artiste du XXIème siècle. Elle a marqué son époque sans se faire emmouler, juste en créant ce qu'elle aime.

- Mais de qui tu parles?

- Regarde!

Comme la mère s'empare du journal avec trop d'empressement, ce dernier émet un buiiiik mécontent. Les journaux anciens ayant été plastiblindés contre leur gré, il est recommandé de les manipuler avec douceur. Leur plastiblindage les irrite et pourrait les blesser. Tous les enfants et toutes les vieilles personnes le savent. Seuls les adultes sont ignares. Sûrement parce qu'ils le valent bien.

- Tu lui as fait mal, demande-lui pardon.

- M'excuser auprès d'un journal plastiblindé, tu veux rire? Qu'est-ce que c'est que cette drôle de photo?

- Je te dis que c'est Trollette!

La mère lit à haute voix.

- Trollette, sa petite musique telle qu'on sens souviens. Dis-donc, ils n'étaient pas très fortiches en grammaire, les gens du XXIème siècle!

- C'est pas ça, proteste Emulina. Je l'ai dit, Trollette était une artiste. Sens... les cinq sens, quoi! C'est un mot d'esprit, un clin d'oeil.

- Les enfants d'aujourd'hui, vous êtes d'un compliqué!



Pour y comprendre quelque chose, faut aller chez Trollette.
par nathalie publié dans : j'écris
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Dimanche 18 mai 2008
Quand C. sera grand, il fera vendeur de petites voitures
... ou perruquier.  



Et toi, quand tu seras grand, tu feras quoi?
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Vendredi 16 mai 2008
Ceux qui suivent savent que j'aime pas téléphoner. Alors ils m'embêtent pas avec ça, ils respectent. 

C'est Droufn qui m'a fait penser au bon vieux téléphone à cadran roulant, vous savez, celui qui avait une queue en tire-bouchon. 

Le nôtre était gris clair. 

A l'époque, j'aimais assez téléphoner.
Il fallait enfoncer son index dans le trou correspondant au premier chiffre du numéro à composer, le mener jusqu'au petit machin métallique en forme de flèche tordue - je n'ai même jamais su comment ça s'appelait - et surtout bien attendre que le cadran retourne à sa place.
Au second chiffre, tu recommençais l'opération, et ainsi de suite jusqu'au dernier chiffre. Après, t'attendais que ça fasse bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut et que ton sonné décroche de joie.

Les bruits divers et variés m'amusaient beaucoup.

Prenons un numéro au hasard.
45 22 30 20

Composons-le en introduisant notre index dans le trou correspondant à chaque numéro, depuis la gauche vers la droite. Faisons tourner le cadran. Ecoutons l'exaltant bruit qu'il produit quand il regagne sa place.

4 = zuiiiiiiiiiiit
5 = zuiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
2 = zuiiiit
3 = zuiiiiiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit


Et là, notons la flagrante suprématie sonore du zéro. Le neuf était pas mal non plus. Le huit aussi.
Mais le zéro, ah quel pied pour l'index! Quel soulagement pour les cancres!

Parfois t'avais le doigt qui ripait, et alors fallait tout reprendre du début. Idem si tu te trompais de trou.

Mais c'était bien, y avait du défi, de l'inaccessible qui devenait accessible à force de patience, et quand enfin t'entendais bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut, non seulement t'avais super envie de parler à la personne à qui tu téléphonais, mais t'avais l'index tout transpirant et marqué d'un rond.

Une fois que ton interlocuteur décrochait, t'entortillais ce même index dans le fil tire-bouchonné, et de temps à autre, c'était super rigolo car il te rebondissait en pleine tête.
Rien qu'en te penchant pour te gratter la cheville, tu pouvais faire tomber l'ensemble du téléphone. Ah mes amis, quel bonheur! Car alors, t'avais plus qu'à recomposer le numéro, donc à remettre ton index dans le trou et à refaire un quatre, un deux et d'interminables zéros qui faisaient beaucoup de bruit et qui importunaient le chien!

Ce téléphone-là, tu l'emportais pas avec toi, hein! T'avais pas la poche assez grosse. Pis t'étais pas muni de prises. Pour téléphoner, fallait que t'attendes d'être rentré chez toi.

Ou alors y avait la solution de la cabine téléphonique.
Elle aussi avait un cadran et un fil tire-bouchonné. En plus de ça, t'entendais le bruit saccadé des pièces de monnaie que t'introduisais dans les fentes. Clac, clac, clac... et quand t'avais plus assez de pièces, la communication s'interrompait juste au moment crucial. Oui parce que le voyant lumineux qui t'indiquait l'imminence d'une coupure, tu croyais qu'il durerait toujours.

- Ah, faut que je te dise que.......... nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut

Les téléphones d'aujourd'hui, c'est plus ça.
Y a plus de cadran qui roule, plus de trou, ni de fil tire-bouchonné. T'as même plus à chercher le numéro sur ton répertoire, tout est déjà dans le téléphone. (enfin si t'as tout rentré dedans, ce qui n'est sûrement pas mon cas) 
Tu rencontres plus aucune difficulté pour téléphoner, tu peux téléphoner en marchant, en faisant tes courses, en préparant à manger, en attendant le facteur, en t'épilant...

Même pas drôle.
par nathalie publié dans : pas glop
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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