Voilà quelques années, j'ai pris des cours de graphologie par correspondance.
Pourquoi la graphologie ?
Parce que j’en avais envie. Au travers de son graphisme, on approche l’autre en douceur. Au ressenti. Sans avoir besoin de mots. On rencontre le mouvement de sa main. On fait sien la forme, la
pression, le rythme, l’inclinaison, la direction, l’ordonnance et la signature qu’il a adoptés, plus ou moins consciemment.
C’est un peu la même chose que de camper un personnage dans une fiction.
Chemin faisant, j’ai constaté que par correspondance, j’étais efficace, concentrée et volontaire. Pour exemple, je n’ai jamais étudié le
cours tel que le prof nous le demandait via la feuille de liaison ; bien commencer par le début et blablabla.
Non, moi je commençais par la fin. Après j’étudiais le milieu. Ensuite seulement, je m’attaquais au début. Puis je relisais l’ensemble, en
fonction des éléments qui me manquaient.
L’essentiel n’était-il pas que je comprenne ?
Aujourd’hui, je sais que j’aurais gagné à passer mon Bac par correspondance. Et le reste aussi. Je me souviens qu’au lycée, j’étais sans
cesse distraite, contrariée, obligée.
Quand venait l’heure d’apprendre, une mouche
tsé-tsé me piquait, moi et personne d’autre, ou bien c’était le démon du crayon qui me possédait et je dessinais sur mon cahier, accessoirement la table. (oué mais les tables étaient pourries et
c’étaient de jolis dessins, quand même)
Un jour, en me disant : « ah bon, t’as fait de la graphologie ? » quelqu’un a ajouté « Et ça te sert à quoi ? ».
Lorsqu’on fait des études, faut-il nécessairement qu’elles servent à quelque chose ?
Le jeune enfant aime apprendre. C’est après que ça se complique…
Y a des gens qui apprennent à skier, à varapper. D’autres qui apprennent à « sentir » un graphisme.
Celui qui apprend à varapper n’est pas moins
intelligent (j’aime pas beaucoup ce mot) que celui qui apprend à « sentir » un graphisme. Et ça n’est pas parce que le second ne transpire pas qu’il n’est pas
méritant.
Aucun des deux n’est un glandeur.

King
kong by Peter Jackson – 2005


J'apprécie Michel Blanc tel qu'il joue aujourd'hui. Et puis
Medeea Marinescu est une personne fraîche, souriante, simple, qui nous vient de Bucarest. 


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