Jeudi 31 janvier 2008
Eh bien voilà!

Je savais que le coup de barre me tomberait dessus et il m'a frappée hier matin en commençant par les yeux.

Larmoiements intempestifs. Fuite du mascara spécial allongement des cils. Difficultés à garder les yeux ouverts. 

Cela dit, je ne suis pas encore fichue, loin s'en faut. 
Je vais juste m'efforcer de ralentir la cadence. Oui, des fois, je me crois surhumaine et c'est complètement idiot puisqu'en réalité, je ne suis pas humaine du tout! ^^ 

Il est un tapuscrit que je croyais rangé. 

Un texte écarté, écrit voilà quelques années. Pas si court que ça, mais pas non plus très long. 
Entre la novella et le roman. (presque 200 000 signes)

Pas fantastique pour un sou. 
De la pure littérature réaliste; autant dire pure folie. 
Nous sommes très nombreux à écrire des histoires en littérature réaliste et à nous acharner à leur trouver preneur. A se demander si nous ne souffririons pas d’une grosse névrose obsessionnelle, tous autant que nous sommes. ^^ 

Pour l’avoir déjà envisagé sous toutes les coutures, je savais que ce tapuscrit serait branlant, et croyez-moi, il l’est. 
A la longue, on met de côté l’ego qui souffre de ne pas être reconnu et on laisse reposer ce qu'on écrit. Terre glaise qu’il faudra reprendre et bosser aux doigts pour dégager La forme. Une forme presque finie, presque belle.
Parce que rien, jamais, n’est vraiment abouti. 

Je n'avais aucune idée de comment m'y prendre pour le retravailler.
Jusqu'à hier. 

C'est une histoire à laquelle je tiens. Le personnage principal est un enfant. Un garçon d’une dizaine d’années; Simon. 

C’est parti.
Dès que possible, je me plongerai dedans. Sans précipitation.
Je suis en train de changer de temps. Adieu passé, bonjour présent. Ce qui marche avec les enfants marche avec leurs aînés. Le présent capte l’attention, fait vibrer l’histoire. Même quand elle est sombre. 

Dans le cas présent, ça n’est pas une histoire sombre que je remanie. 
Pas dit que je la soumette un jour à une quelconque maison d’édition. Pas dit non plus que j’aille au bout de mes remaniements. 

On verra.



par nathalie publié dans : j'écris
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Lundi 28 janvier 2008

En apprenant que le fils de Free avait une gastro, je me suis rappelé cette anecdote... et vous verrez que l'humour est partout. Partout autour de nous. Comme les envahisseurs. Ouaip...

C. vomit depuis 48 heures.
Notre généraliste est inquiet. C'est la seconde fois que nous nous présentons à lui, alors il nous adresse aux urgences. C'est mieux, dit-il. Moi les urgences, j'évite. Mais puisqu'il le dit... en route. 

Aux urgences. Une bonne heure plus tard...
Un jeune médecin examine C., et tout en l'examinant, il me questionne. Quand ça a commencé. S'il arrive à boire... etc. Puis, il me fait sortir de la pièce. Paniquée, j'en déduis que mon fils est très, très malade. La méningite... sûrement la méningite. 

Mais la conversation prend une tournure... bizarre. 

Lui:
Est-ce que vous vous entendez bien avec votre mari?

Moi:
Pardon?

Lui:
Comment vous dire ça... hem... votre fils n'a rien. Absolument rien. 

Moi:
Notre généraliste pense que c'est une gastro, mais pour être plus tranquille, il nous a envoyés ici. 

Lui:
Eh bien non, ça n'est pas une gastro. Je crois que votre fils souffre de vomissements psychosomatiques. C'est alarmant. 

Moi:
Quoi?

Lui:
Je me permets d'insister. Est-ce que vous vous entendez bien avec votre mari. Vous disputez-vous devant l'enfant?

A me lire, vous flairez que cet urgentiste, tout droit sorti d'un kinder surprise géant, a une araignée au plafond. 
Comment peut-il s'avancer ainsi? Sans avoir effectué la moindre prise de sang? Comment peut-il jouer avec les affects d'une mère? Faire son psy à deux francs six sous?
Mettez deux nuits blanches par là-dessus. Une inquiétude longue de 48 heures. Une confiance en soi fragile.
Et puis quoi, flute, on est dans un hôpital, aux urgences, avec des professionnels, oui ou non? 

Lui: Je vais poser quelques questions à votre fils. Sans votre présence. Comprenez-le, je ne vous accuse pas... bla bla bla. 

Ma mémoire chauffe. Je cogite autour des erreurs gravissimes que mon mari et moi aurions pu commettre. Mais sans vouloir nous flatter, je n'en trouve aucune. Pourtant, je cherche, je cherche, et pendant ce temps-là, l'urgentiste passe ce pauvre C. à tabac. Je vous rassure; une infirmière est dans la pièce avec eux. 

Quelques minutes plus tard, le type me rejoint. 

Lui: ... votre fils dit que tout va bien avec ses parents. Qu'il a juste mal au ventre.

Moi: Parfait, on va pouvoir rentrer chez nous. Je suis fatiguée, là.

Lui: Ah, je vous le déconseille, il est dans un état sérieux. Je propose de l'hospitaliser. Un psychologue viendra le voir.

Moi: Je... je préfère repartir avec lui. 

Et là, j'ai droit au parfait discours psy (prononcer pshiiiiiiittttt), tiré de Comment culpabiliser une mère en quelques phrases judicieusement choisies. Je contiens mes larmes et accepte l'hospitalisation. 

Lui: Sage décision. Nous allons faire les papiers. 

Je ne le reverrai plus. C. sera hospitalisé et je dormirai sur un lit de camp, à ses côtés. Aucun psy ne viendra nous voir. 
Voici la conclusion du pédiatre... (suite au résultat des analyses)

"Il s'agit d'une gastro virale qui dure plus longtemps que les autres. Rien d'inquiétant."  
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Dimanche 27 janvier 2008
Parlons film. 
Parlons film car ce soir, j'ai vu Carrie, réalisé en 1976 par Brian de Palma
Comme tout le monde l'aura compris, il s'agit de l'adaptation cinématographique d'un roman de Stephen King. Un auteur qu'on ne présente plus, hein. 
D'ailleurs, je ne sais pas pourquoi je vous parle de ce film; vous l'aurez sans doute vu il y a de nombreuses années! 

J'ai lu plusieurs romans de Stephen King. Jamais Carrie. La raison est toute bête; jusqu'à ce soir, je confondais Carrie et Christine. N'ayant jamais raffolé des voitures, je n'ai donc pas lu Carrie... que je prenais pour Christine

Quelle idée de titrer ses romans avec des noms propres, aussi! 
Non contente de faire un rejet des chiffres, je mélange les noms propres. 

undefinedA la base, le dénouement de cette histoire aurait du me faire fuir. 

Timide et maladroite, Carrie n'a ni père, ni frère ni soeur. Elevée par une mère psychotique dont tout le monde se fiche, elle est le souffre-douleur de ses camarades. 
Touchée par son désarroi, la prof de gym venge l'adolescente en punissant les fautives. Comme le grand bal de fin d'année approche, l'une des filles monte un plan tordu pour humilier leur tête de turc... une fois de trop. 
C'est oublier que Carrie possède des pouvoirs télékinésiques! 
Et si! 

Toute la puissance de ce film vient de sa mise en scène. Magistralement mené par Sissy Spacek, il nous piège dès l'épisode sous la douche. Plus moyen de décrocher. 

Des ralentis, des silences, des délires. Du sang, du feu, du blanc, du rouge. Des séquences intenses, poignantes. 

L'humiliation finale met du temps à venir. On sait ce qui se passera, on redoute, on attend, on voudrait que ça n'arrive jamais. On a la gorge qui se sert. On souffre pour Carrie...

Et quand Carrie sème la mort, ça se précipite. Une évidence. 

On est chamboulé. Ecoeuré. Vidé. 

Mention particulière à Sissy Spacek
Dans le film, on lui donne 15 ou 16 ans alors qu'elle en avait 25 lors du tournage. 
Quelle surprenante actrice! 
Souvenez-vous, je l'ai déjà évoquée. (Badlands - 1973) 


par nathalie publié dans : j'ai vu
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Dimanche 27 janvier 2008
Je n'ai pas la mémoire des dates... mais puisque tu m'as soufflé le morceau voilà peu, je m'en suis souvenue. Si on lui mâche le travail, ma mémoire tient la route. ^^

Bon  anniversaire,  ma  belle !

(Cassandre, c'est elle.)



par nathalie publié dans : glop
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Vendredi 25 janvier 2008
Ceux que j'ai connus avant les blogs savent que je suis une personne à facettes multiples et variées. 

En fouinant dans mes documents Word, j'ai retrouvé une histoire très... (quel mot conviendrait le mieux?) détraquée... écrite par moi, jadis... 
Cette histoire pour givrés se décompose en six parts, mais je n'ose pas tout poster. 
J'ai honte. 
Oui je sais, je sais... c'est bon la honte. Enfin quand même, vous n'aurez droit qu'à la Part one
A moins que vous n'insistiez. A voir. ^^ 

A la base, Super Zéro Galaktoc se nommait Le capitaine Flam
J'ai modifié son identité, car je comptais participer à un appel à textes sur le thème du super héros. 
Le responsable de l'antho m'a répondu que... ben heuuuu... non, ah non, décidément, c'était trop loufdinguo. ^^ 

Attention: Quand vous aurez lu la Part one, c'est clair, vous me causerez en prenant vos précautions... 
 
PART ONE
 
Nous avions garé le Syberglabre sur la planète Poilution.
Le gouvernement intersidéral m’avait chargé d’une mission, mais comme il était très pressé, très sollicité, il ne m'en avait pas précisé le contenu. Je me sentais un peu abandonné, d’autant que ledit gouvernement ne daignait pas répondre à mes appels télépathiques. Pfffff… ça n’était pas la première fois.  
Poilution, c’était une planète sympa, pas frime du tout. Il ne s’y trouvait plus la moindre végétation, tout était désertique. C’était très relaxant.
Chaque matin, les Poiluteux mettaient leur combinaison à oxygène avant de quitter leur abri anti-atomique et d’aller travailler à produire de nouveaux déchets nucléaires. Ils pouvaient polluer leur planète en toute quiétude, ça ne risquait plus rien.  

Liblurp et moi buvions une petite bière à un bar – enfin JE buvais une bière, et Liblurp un saut d’huile de vidange - tout le monde fumait des clopes cancérigènes, il y avait de belles Poiluteuses qui se trémoussaient entre les tabourets radioactifs. 

En bref, tout serait allé pour le mieux si ma combinaison avait été plus large. Je dois reconnaître que la bière, même chimique, fait gonfler. Il est loin, le temps béni où je ne portais pas encore de gaine de contention. 

C’est là qu’un Moldouck à huit têtes entra dans le bar.
« Barmaid, huit bières rousses ! », gueula-t-il en tapant du genou sur le comptoir.
Il n’avait ni main ni bras.
« Tu pourrais dire Bonjour ! » osai-je m’exclamer.
« Toi, le nain roux, ferme-là ! » répondit la deuxième tête du Moldouck.

L’ambiance virait au destructif, les Poiluteuses se rhabillaient avant de s’éclipser, ça sentait la bagarre sanglante et l’altercation virile. 
Je perçus l’impact des hormones guerrières que le Moldouck balançait partout dans ma direction. Mais j’étais le capitaine Zéro, ses hormones glissaient sur moi; je n’avais même pas mal.
Le Moldouck surchauffa et m’attrapa entre deux de ses têtes.
Il avait des haleines pestilentielles. Huit au total.
« Il t’arrive de te brosser les dents ? » grimaçai-je, préméditant ma future riposte.
« Mon dentiste est contre. » dit sa septième tête.
« Le mien n’est pas pour non plus, il dit que ça blanchit les dents. » souffla la troisième, enfin je crois. Car je n’y voyais goutte.
« Ah pardon ! Moi je me brosse les dents trois fois par jour ! » S’indigna la première tête.

Je précise que le numéro des têtes est à prendre par la gauche. La vôtre. 

A ce moment, Liblurp eut une idée. Il prit un tabouret et assomma quelques têtes au hasard. Dont la mienne. 

Quand je m’éveillai, il faisait jour. Les petits oiseaux ne chantaient pas. Je me trouvais dans une cellule de prison. Je ne portais qu’un slip kangourou et un peu d’essence de perlimpimpin dans les cheveux. A côté de moi, le Moldouck ronflait à huit.
 
J’en profitai pour étudier sa marque de slip. Visiblement, il achetait les siens chez Mark et Pleine Fleur, alors que moi, j’achetais les miens chez Benzo. J’en déduisis que le Moldouck roulait sur l’or et qu’un jour, il me faudrait bien demander une augmentation au gouvernement. 

Mais alors, une violente douleur me sonna au front.
La cellule mesurait 2 mètres sur 3 et le Moldouck avait remué une oreille dans son sommeil, ne me demandez pas laquelle. Fatalement, l’une de ses têtes avait percuté la mienne. 
L’impact le réveilla à moitié. Quatre de ses têtes continuèrent à dormir. 
 

L’une des réveillées parla à voix basse.
« Vous voulez mon tube de pommade à l’arnica ? Je le porte toujours entre mes doigts de pieds.»
« Merci, mais je préfèrerais de la tisane aux cinq fruits rouges, j’ai la gueule de bois. »
« Oh c’est drôle, c’est aussi la tisane que je prends! Mais je n’en ai pas sur moi. »

Unis par cet aveu, nous nous sentîmes plus proches et nos yeux se mouillèrent d’émotion.
  

« Je m’appelle Zéro et je suis alcoolique. »
 
« Je m’appelle E.T. et je suis alcoolique. »

Je voulus lui serrer la main, mais il n’avait pas de bras… du coup je lui serrai un nez au hasard. 
  
Soudain, j’entendis la voix de mon gouverneur intersidéral jaillir du nez que j’avais serré. 
En m’envoyant ce Moldouck, il avait pensé à tout.
 

« Zéro, votre mission est la suivante ; sauver la belle Carole Toupet des griffes du méchant James Blonde. Débrouillez-vous comme vous voulez, je vais me laver les mains. Quand vous aurez compris ce message, le Moldouck s’autodétruira. »

Je fis du mieux que je pus pour ne pas comprendre le message. 
Hélas, au dernier test que j’avais effectué sur Cro-mignon actuel, j’avais un QI normal… et je compris le satané message. 
Il y a des jours, comme ça, où l’on ne serait pas contre un QI d’hamster nain russe. 

Quand le Moldouck s’autodétruisit, je puis vous assurer que je m’en aperçus.
Il s’autodétruisit à 9 heures.
A 21 heures 30, je fus désencastré de la cellule.
Je sentais le poulet brûlé.
Mais grâce à l’explosion, j’avais perdu cinq kilos. Trop chouette.
 
 
 
 
par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 23 janvier 2008


Conversation de Grand fils et de moi, ce soir... 


Grand fils: Dis m'man, d'où il vient, ton humour? 

Moi: Heu... je sais pas... des films que j'ai vus... des bouquins que j'ai lus. 

Grand fils: De quoi, aussi? 

Je réfléchis. On entend un bruit de machine qui chauffe. Et d'un coup, pouf, ça me revient. 

Moi: De la télé! 

Grand fils: ????? 

Moi: Des séries télévisées. 

Grand fils: Quel rapport avec ton humour?  

Moi: Viens voir un peu ça... 

Nous sommes allés sur YOUTUBE (outil pédagogique très utile lors des conversations Grand fils/mère). 
Ensemble, nous avons regardé les génériques de L'homme qui valait 3 milliards, K2000, Super Copter, L'homme qui tombe à pic...

Et...

... le clou du spectacle... 

par nathalie publié dans : Vie de famille
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Mardi 22 janvier 2008
En 2006, on nous a fait le coup du camping par deux fois ; en mars et en avril ; avec Camping sauvage puis Camping.
Le second a tellement été médiatisé que le premier est passé à la trappe, où alors ça vient de moi. En plus de ça, il n’est pas plus mauvais. Même pas. Il est juste d’un autre genre.
Enfin bref, je n’attendrai pas d’en trouver un troisième, de ces films français tournés en camping, pour affirmer que décidément, je déteste les films français qu’on a tournés en camping.
 
undefinedCamping, de Fabien Onteniente (avril 2006), film soi-disant comique, m’a fichu un bourdon pas possible. Déjà que je ne suis pas très friande de camping, et que si j’y vais, c’est parce qu’à quatre, c’est pratique et plus économique qu’un hôtel, surtout quand mère et enfants ont des appétits de moineaux faméliques.
L’année de sa sortie, c’est tout à fait par hasard que les miens et moi étions dans le camping placé juste à côté du camping Les Flots bleus. Pour aller à Arcachon, nous passions et repassions devant en VTT. Il y avait tout le temps des gens qui se faisaient prendre en photo près du faux bateau de l’entrée et c’est là que j’ai eu une illumination médiumnique.
Moi : Tu paries que c’est là qu’ils ont tourné Camping ?
Lui : Ah bon, tu crois ?
Comme vous le devinerez aisément, nous n’avions pas encore vu le film. Nous en avions entendu parler. Ce qui reviendrait presque au même, dans le fond.
 
camping-sauvage.jpgJe viens de voir Camping sauvage de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri (mars 2006). Comme son nom ne l'indique pas, l'action se passe presque tout le temps dans un camping, un vrai. Bien que cette fois, on n’ait pas tenté de me faire rire (ouf), j’ai éprouvé le même bourdon qu’après Camping. Pourtant, j’aime les films noirs et les films noirs me donnent moins le bourdon qu’un mauvais film comique.
Hélas, les personnages ne m’ont pas émue et je suis restée en dehors du film (mauvais signe). J’ai soupiré plusieurs fois (preuve).   
 
Moralité :  Quand ping est là, pong n’est pas loin.
Jeu : Combien de fois cette note contient-elle le mot camping ?
par nathalie publié dans : j'ai vu
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Lundi 21 janvier 2008
En ce moment, je suis munie d'une batterie que nul ne parvient à décharger et fatalement, ça m'agace. 
C'est vrai, quoi! J'aimerais bien déconnecter un peu, moi. Faire le vide, somnoler devant la télé, devoir porter ma tête à deux pieds, la trouver extra lourde, m'ouvrir les yeux à la petite cuillère et bafouiller heiiiin, qui donc me cause à c't'heure?

Pas moyen.

Dimanche, il faisait beau. Mon mari m'a posée de force sur des skis, il s'est dit je vais la crever, elle ronflera dès 22 heures et me remerciera. 

Que nenni. 

Bah, je sais pourquoi. 
Quand Sortie de route sera complètement sorti de moi pour prendre sa route avec sa batterie, je commencerai à souffler. Et quand En quête ira chasser ses rêves au loin, je respirerai. 

Qu'importe si les retombées ne sont pas glop

Bref. 
Voilà pour les nouvelles de celle qui possède le plus joli pied vert de la planète. Sachez que son pied existe aussi en version rouge et qu'elle a les oreilles bleues. 
 
Infos:
Le premier roman d'un p'tit jeune de 40 ans vient de disparaître dans d'épaisses brumes. Aria à faire, y veut pas revenir! Personne ne sait où le chercher, sinon en librairie. 
Vous aimez la SF? Il est pour vous

Le premier roman à paraître chez Griffe d'Encre, Expéron, est à gagner sur Fantasy.fr. Tentez votre chance jusqu'au 29 janvier. (j'ai tenté)

Pour achever cette note, je vais vous livrer un secret. 
LE secret qui me fait marrer à tous les coups, en ces temps de batterie sous tension. 
Vous cliquez , vous suivez les instructions, et si vous ne rigolez pas, je ne vous cause jamais plus. 

par nathalie publié dans : A propos
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Samedi 19 janvier 2008
robert-taylor.jpgJe ne sais pas si les filles rédigent encore leurs journaux intimes. Je n’ai pas de fille. 
Les filles d’aujourd’hui ont des blogs anonymes et livrés aux regards. Pas toutes, beaucoup. Elles ouvrent des blogs en un temps record et les clôturent tout aussi vite. Ainsi tourne le monde. Vite, vite, toujours plus vite.

18 décembre 1981 - J’ai 14 ans. 

J’achète un cahier avec une couverture en tissu. Sur la première page, je colle ma photo d’identité et la bobine de cet acteur, Robert Taylor, découpée dans le journal. 

Vient ensuite un poème de mon cru (très gentillet) sur l’adolescence. Encore la bobine de Robert Taylor. (j’ai toujours eu un faible pour les bruns)

Hop, exposé sommaire de qui je suis, lequel se révèle être un qui je crois être. Je soutiens aimer les animaux plus que les gens, mais j’avoue quand même que si d’aventure, je devais trouver une amie, une vraie, sincère et fiable, je serais prête à changer d’avis. 

Puis c’est l’expression libre, le stylo plume qui s’active, bien tenu, peu ou pas de marges, lignes serrées comme des bras qui protègent, confus brassage de faits, pensées, désirs, peines, joies, craintes… et les jours de ma platitude de vie s’égrènent, quasi sans interruption. Et si interruption il y a, la petite plume coupable s’excuse. 

Cher journal, pardonne-moi mais hier, j’ai été trop occupée…

En dernière page: Mon premier vrai cahier se termine ici, je vais en prendre un autre parce que c’est bon d’écrire comme si on avait un(e) ami(e). 

Quand je replonge dans ce carton plein de cahiers, la cassure, je la lis. Elle est tranchante et coupe encore.
Il y a l’avant mort et l’après mort de papa. L’après, je passe. Un cahier en particulier. Le pire. 

Ce qui m’amuse, m'étonne, m'intrigue, c’est précisément d’avoir oublié la moitié de ces blablas que j’ai couchés sur le papier.
Il y a des prénoms au sujet desquels je dois me fouiller la tête, histoire de leur rendre un visage. 

Mince, de qui je parle? 

Image trouvée ici
par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 16 janvier 2008
idole.jpg
Se réveiller un matin, descendre dans la rue et réaliser que tout le monde vous reconnaît. C'est l'expérience étrange que vit Georges Frangin. Chômeur docile, inconnu au bataillon, il découvre qu'il est désormais une star, sans raison. Il essaie de comprendre, interroge les passants, passe pour un snob qui nie sa célébrité. Va-t-il devenir fou ? Lorsqu'on l'annonce dans une émission de télévision il appelle la chaîne. Ne vous inquiétez pas, lui dit-on, tout va bien se passer. On présente un livre de lui ? Inutile de s'en faire, on veillera plus tard à l'écrire, si nécessaire. La gloire augmente et la pression avec. Un démontage hilarant et subtil de ce système qui a besoin de stars au point d'en fabriquer arbitrairement.

Aujourd'hui Frangin est une vedette, demain ce sera peut-être la personne que vous voyez en couverture de ce livre. La célébrité se répand désormais comme par contagion. Entre Woody Allen et Kafka, ce roman est aussi un hommage à La Métamorphose. La notoriété transformerait-elle les humains en cafards grotesques ?

Quatrième de couverture de L'idole. 

Il est des auteurs qui me marquent. 
Serge Joncour est de ceux-là. 

Après avoir été enthousiasmée par VU (1998 - Le dilettante), j'ai craqué lorsque, dans une librairie, j'ai découvert L'idole
Remarquez que j'avais été très déçue par ma lecture d'UV (2003 - Le dilettante). Enfin tout de même, un auteur dont le style s'inscrit en soi, puissamment, en l'espace d'un bouquin, c'est quelque chose. Car d'ordinaire, je dois beaucoup lutter en tête à tête avec ma tête. 

Moi:
Attendez voir, comment s'appelle l'auteur, déjà? Heu... Marcel... non c'est pas ça... Michel... pas ça non plus... Raoul... Philibert, c'est Philibert Duplantier! Pfff, encore raté!
Mais ne bougez surtout pas, ça va me revenir! 

Vous: Quoi? Il est déjà trois heures du matin! Désolés, vraiment, mais là faut qu'on y aille...

L'idole. Du fantastique comme j'aime. 
Bizarre. Caustique. Critique. Simple. 
Ni sorcière, ni vampire, ni rien.

C'était en 2004.

Il faut absolument que je me procure d'autres bouquins de Serge Joncour.

Allez, comme je suis une chic fille, je vous ai recopié trois extraits... (Jamais deux... sans trois)

... La porte c’est depuis toujours l’unique alliée de mon parcours, le grand vecteur de ma singularité, un cap chaque fois franchi comme une mise en lumière, une audace au-delà de laquelle je n’envisageais rien. Déjà on m’estimait pour ça, on me reconnaissait ce don, cette aptitude à m’illustrer en ne faisant rien, à rendre le vide spectaculaire. Je ne faisais rien et on me reconnaissait à ça...

... Je voyais bien que ce gars-là voulait que je lui dise que j’allais mieux, pour lui c’était l’essentiel de me présenter sous l’angle du miraculé, du gars qui s’en sort, parce que dans le fond rien n’est plus singulier, rien ne rend plus attachant que d’aller mieux.
Alors, d’instinct, sans qu’on me le dise, je perçus qu’il était de notre intérêt à tous les deux que j’abonde un peu plus dans le sens de son propos, que je me braque un peu moins sur des motifs de vérité, le tout à la télé n’est pas tant de dire vrai que de le dire sincèrement...
 
... Maintenant je sors parfois le soir, on m’invite dans des endroits pour rencontrer des gens comme moi, des gens qui reflètent l’époque. Entre célèbres on est bien, c’est comme une famille sans aliénation filiale, on s’aime tous, ne serait-ce que pour réalimenter l’estime qu’on se porte l’un l’autre, entre soi on est bien, on est encore mieux qu’avec des gens...


Lu sur le web. Paroles de Serge. Pour info:
Dix manuscrits refusés avant la première publication en 1998. 
Avant ? « J’apprenais », lâche-t-il, taciturne. « J’ai eu le temps d’analyser la profondeur de ma motivation. »

par nathalie publié dans : j'ai lu
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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