Qui je suis

Ceci est mon pied. 
C'est mon plus joli pied. 
Ce pied mène à une jambe qui mène à un tronc qui mène à un visage qui porte des lunettes.
Comme tout le monde, j'ai des bras et des mains. 
Mes doigts tapent des mots qui donnent des phrases qui donnent des tapuscrits qui ont donné deux vrais livres avec des pages qui tournent comme ceux qu'on trouve dans les librairies gentilles. 

Et ça, c'est mon vieux blog.
Jeudi 21 février 2008
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Alors depuis que j’suis castré, moi les souris… ça m’intéresse plus. Y’a plus une once d’agressivité en moi. Comment ça, tu m’crois pas ?! Suis-moi, tu vas voir…

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Voilà, j'suis près de la souris et elle me fait ZERO effet. J’m’en tamponne.
 
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Pour me narguer, la garce bouge un peu. No problem. J’reste zen.
 
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En frétillant des moustaches, elle se fiche de ma gueule, mais comme tu peux voir, j’tiens bon. 

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… aaaaaaaaaaah, aaaaaaaaaah, j’l’aurai, j’l’aurai, j’l’aurai !
par nathalie publié dans : Chaventures
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Mercredi 20 février 2008
Et si on parlait des livres qu’on ne peut pas terminer?
De ces livres dans lesquels on n’entre pas. Alors on s’arrête, on pose et bien plus tard, vu qu’on a oublié de quoi ça parlait, on remet ça. Hélas, certains styles nous semblent hermétiques.

Comme en témoigne l’Exercices de style de Queneau, il existe une multitude de manières de raconter. Autant que d’auteurs. Les histoires resteront toujours des histoires. Après… il faut qu'entre conteur et lecteur magie se passe. Petite musique enchantée qui va de celui qui écrit à celui qui le lit. Le fait que l’auteur soit un écrivain des siècles passés joue, bien sûr. Aujourd’hui, on n’écrit plus de la même manière qu’hier et je reconnais qu'étudiante, j'étais plus souple, plus disponible, plus caméléon avec les styles.

Difficile de parler des livres qu’on n’a pas lus.

En revanche, il n’y a pas de honte à les citer. Hop, je commence...

jane-austen.jpgOrgueil est préjugés
, de Jane Austen.

Il m’a été conseillé par une copine, et ma foi, j’ai vraiment cru qu’il me plairait. Ça parle de la bonne société anglaise faussée, engoncée et roucoulante des XVIII
e et XIXe siècles. En ce qui me concerne, je n’ai pas dépassé la page 100. C’est fou le nombre de bonnes critiques d’Orgueil et préjugés que j’aurai croisées par la suite… docteur, suis-je normale ?

Ainsi parlait
Zarathoustra, de Nietzsche.

Au lycée, le prof de philo s’y référait souvent. En librairie, vingt ans plus tard, je suis tombée sur la version poche. J’ai fait mon petit bond en arrière, je me suis souvenue, ah la philo, ah c’était bien, ah j’étais jeune ! Et là, une idée saugrenue m’a traversée de part et d’autre; l’acheter. Très mauvaise idée. Dès les premières pages, et vu que je n’avais pas de décodeur, j’ai cru devenir chèvre.

On est toujours trop bon avec les femmes
, de Raymond Queneau.

Zazie dans le métro
, Exercices de style et Les fleurs bleues m’avaient passionnée. Détrompez-vous, le fait que je n'aie pas terminé ce bouquin n’a rien à voir avec son titre. Je me souviens avoir lu les premières pages plusieurs fois de suite, en me serinant « bon sang c’est du Queneau, tu devrais aimer ! ». 
Pas eu moyen.

Vol de nuit
d’Antoine de St Exupéry.

Ce bouquin a tout de même reçu le grand prix de l’Académie française, mais pour ma part, je me suis heurtée à une écriture dense et monotone. Et puis c'est un pavé. J’ai pris peur.

Rien ni personne, jamais, ne nous obligera à finir un livre, quand bien même l’Académie française ou les médias affirmeraient que vraiment, c’est un très bon livre. Surtout qu’on n’est plus à l’école. ^^
par nathalie publié dans : j'ai lu
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Mardi 19 février 2008
Hier, en fouinant dans mes documents Word, j'ai retrouvé ce court texte fantastique. Il illustre parfaitement ce que j'ai avancé, une fois, comme quoi la fiction en dirait plus long sur l'auteur que n'importe quel texte autobio... 


  • - Il est temps... a crié le Futur Proche.
  • - ... temps de quoi? ai-je dit.
  • - Tu es en terminale. L’heure est venue de choisir.
  • - Choisir entre quoi et quoi?
  • - Entre ce que tu voudras, peu importe. J’attends et, crois-moi, je n’ai pas que toi à recevoir...
  •  
  • J’étais paralysée, bien en peine de pouvoir satisfaire ce Futur Proche qui, de toute évidence, n’aurait pas une minute de trop à m’accorder.
  •  
  • - Ne pourriez-vous me laisser un délai de réflexion supplémentaire?
  • - Evidemment ! C’est toujours comme ça avec les étudiants ! Je les laisse faire, confiant, parce qu’ils ne sont plus des enfants. Je leur donne du leste, je raccourcis la chaîne. Et voilà qu’ils s’y croient ! Ce n’est pas la responsabilité qui les étouffe, mais le laxisme qui les englue. C’est la faute à Mai 68, ça, à tous ces fainéants qui avaient une fleur dans la bouche, pour ne pas dire un pétard. Des affabulateurs, voilà ce qu’ils ont fait de vous !
  •  
  • J’ai réfléchi un dixième de seconde, tentant de rassembler mes pensées en déroute.
  •  
  • - Mais enfin, qu’est-ce qu’ils ont à voir avec moi? Je suis malheureuse, et quand on est malheureux, on ne peut pas faire des choix.
  • - Fadaises, geignements de petite fille gâtée, couardises... a grogné le Futur proche, en brassant de l’air avec ses bras qu’il avait puissants.
  • - Je ne crois pas, non.
  • - Insolente, avec ça ! Allez, donne-le moi... donne-moi ce choix immédiatement.
  •  
  • Affolée parce que le Futur proche se rapprochait de moi avec son air courroucé, j’ai reculé.
  •  
  • - Va pour la fac.
  • - Quelle fac? A-t-il hurlé, à bout de nerfs.
  • - Psychologie, c’est bien ça... la psychologie.
  • - Heureusement que j’ai encore de bons éléments, ambitieux, travailleurs, responsables, volontaires... mais ils se font de plus en plus rares.
  •  
  • Il a tourné les talons et je suis restée comme ça, un peu paumée. Je n’avais pas même pensé à ce qu’impliquerait ce choix. D’ailleurs, était-ce un bon choix? Je devais admettre que mes capacités intellectuelles n’étaient pas au mieux de leur forme. C’était la faute du Coup d’éponge, mais le Futur proche n’en voudrait rien savoir.
  •  
  • Après une année de fac, et tandis que je décrochais, le Futur Proche m’a de nouveau convoquée, furibond.
  •  
  • Sans attendre, j’ai répondu :
  • - La pub, j’irai dans la pub. Il parait qu’ils aiment la créativité, là-bas.
  •  
  • Quelle naïveté! Dans la pub, on n’aime pas la créativité. On se fiche pas mal que vous sachiez ou non dessiner. Ce qu’on veut, c’est que vous sachiez compter.
  • Le Futur proche ne m’a jamais plus convoquée. Probablement qu’il avait d’autres cas à traiter et que le mien était désespéré. Ceci dit, je n’avais pas besoin de lui pour passer mes progrès en revue.
  • Zéro niveau.
  • Zéro mètre d’avance.
  • Et trois années de fichues.
par nathalie publié dans : j'écris
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Lundi 18 février 2008
Pauvre blog, je manque d'inspiration. Aussi ai-je décidé d'ouvrir une foire aux nouvelles sur le thème de moi. Prenez celles qui vous intéressent. Surtout ne vous bagarrez pas, mais dépêchez-vous quand même, il n'y en aura pas pour tout le monde. ^^

Voilà, j'ai réservé mes billets pour le salon du livre de Chambourcy (dimanche 16 mars). A compter de maintenant, je vais prendre garde à ne pas me casser de guibole. Ce serait trop bête, vraiment. 

Le même WE, mon beau-père débarquera à la maison pour plusieurs jours. Combien, je ne saurais dire. Etant donné que la chambre d'amis sert aussi de bureau pour collégien travailleur et auteure surfeuse, ça signifie qu'à mon retour de Chambourcy, je devrais rencontrer quelques entraves au bon déroulement de mon sempiternel écrire/corriger/surfer
A moins que mon beau-père ne se lève tôt et qu'il ne se couche après minuit. Permettez-moi d'en douter...  

Samedi, j'ai reçu le premier roman des éditions Griffe d'encre, Expéron d'Hélène Cruciani. Je l'ai commencé et, comme je m'y attendais, il est extra. L'écriture efficace porte une histoire passionnante... pur bonheur que ce roman, aussi beau de forme que de fond, et qui en vaudrait bien d'autres, publiés quant à eux par une maison très connue. La qualité est au rendez-vous. 

J'ai monté un deuxième recueil de nouvelles que je peaufine inlassablement. Des histoires réalistes et fantastiques s'y côtoient et ça m'occupe. 

Déjà un fils en vacances. Mardi après-midi, ça sera le tour du second. Chouette! ^^ 

Roussi s'est lassé des poutres. Il n'y va presque plus. Maintenant, il aurait plutôt un faible pour les placards, la table à repasser, la baignoire et les dessous de lit. 

Le WE des 19 et 20 avril sera entièrement consacré à Freefounette and family. Des rires en perspective.

C'est tout pour aujourd'hui. Bonne semaine à tous!
par nathalie publié dans : A propos
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Vendredi 15 février 2008

Rouéééééé, avec un beau rouquin poilu (je parle de Roussi, pas du capitaine Flam) collé à mon flanc, j'ai vu ça ce matin...

A compter d'aujourd'hui, et jusqu'au 15 mars, cinq exemplaires de Sortie de route sont à gagner via le concours de Fantastinet. Les questions sont d'un simple, mais d'un siiiiiiiiiiiiiimple... sauf la dernière qui relève quand même du hasard.
Mais vous savez, le hasard, on peut le transformer en vision.

Pour cette dernière question, je ne saurais trop vous conseiller de faire appel à Serena. C'est une voyante bonne et sincère qui voit l'avenir débouché tel l'évier destopé. Ou bien contactez Antenor, encore qu'il porte des chaussures rouges, ça crée des interférences.

Que ma novella soit gagnée chez Fantastinet ou mise de côté avec de vrais sous qui font cling pendant la souscription, sachez qu'elle sera dédicacée par mes soins le dimanche 16 mars. Ce sera la sortie de route officielle, et pour l'occasion, je batifolerai au salon du livre de Chambourcy avec mes potelles zé mes poteaux de chez Griffe d'encre.

De belles photos en prévision... si j'en fais. ^^

Vous qui habitez Paris: venez me rencontrer à Chambourcy.

Primo, je ne mords pas fort. 
Secundo, je n'aime pas les fleurs coupées. 
Tertio, je suis distraite. (attention à vos pieds)
Quatuor fou, j'aime la bière blonde et rousse.

Que la chance qui débouche les éviers soit avec vous.

par nathalie publié dans : A propos
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Jeudi 14 février 2008

A l'occasion de la Saint Valentin, je vous ai écrit cette short story d'amour. Quelque chose de mignon, ce qui n'est certes pas dans mes habitudes. Une fois n'est pas coutume. 

PS: je manquais d'inspiration pour les prénoms, alors j'ai pris les premiers venus. Toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite.

C'est parti, donc...


Carla aime Nicolas qui aime Carla. Nicolas se sent très aimé de Carla, mais l'inverse est vrai aussi. Car Nicolas est attentionné, respectueux, tendre. Si tendre.

Ces deux-là sont faits pour s'entendre. Par exemple, ils s'accordent pour dire que fêter la Saint Valentin est grotesque. D'ailleurs, le 14 février est passé: Carla
n'y a pas pensé, et Nicolas non plus. Ils n'ont pas besoin de ça: leur amour est enlevé.

"Bah, au moins les commerçants sont contents!" dit Nicolas. 

"Embrasse-moi!" jubile Carla.

Nous sommes le 15 février, matin (enfin, on dit qu'on y est). Carla rejoint ses collègues de travail dans le vestiaire de Disneyland. C'est elle qui joue Minnie, la souris de Mickey. 

"Hier, pour la Saint Valentin, mon chéri m'a ramené un gâteau en forme de coeur. Et pas n'importe quel gâteau!" dit Belle.

Les autres approuvent en gloussant.

"Le mien a réservé une table chez Georges Vert. Qu'est-ce qu'on a bien mangé!" dit Alice.

Les autres approuvent en gloussant. 

"Eh bien moi, j'ai eu ça!"  

Aussitôt, Cendrillon montre sa main gauche. Une somptueuse bague en or flamboie. 

"Ooooooooooooooooooooh!" roucoulent les autres.   

A ce moment de l'histoire, on se tourne vers Carla. 

"Et toi, qu'est-ce que t'as eu?"



Quand Carla quitte son costume de Minnie, elle est très en colère. Au moins les commerçants seront contents, gnagnagna. Ah ça y est, elle voit clair dans son jeu!
 
Le salaud de Nicolas, quand même. Il payera pour sa radinerie. 
Ce soir, couic, ceinture.

par nathalie publié dans : j'écris
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Mercredi 13 février 2008
voiture.gifAu lycée, déjà, je me fichais des voitures et des motos comme de mes premières cacahuètes mâchées.

Nous avions l'âge des mobylettes, des 125, et certains d'entre nous, du fait d'un ou deux redoublements par le passé, possédaient le permis, voire une voiture.

Côté garçons, j'entendais des affirmations, genre: "une nana, si t'as pas de bagnole, elle sort pas avec toi."

J'avais un amoureux qui me raccompagnait à la maison, à pieds. Un jour, il a soupiré: "j'ai pas de voiture pour t'emmener quelque part".
Et là, ça m'est sorti tout seul: "et alors!".

Côté filles, ça n'était guère mieux: "les mecs qui aiment les bagnoles, c'est tous des frimeurs."

Quand j'ai connu celui qui deviendrait mon mari, j'ai tout de suite vu qu'il aimait les voitures; ça sautait aux yeux. Vous me direz "comment ça aurait pu te sauter aux yeux, puisque tu ne distinguais les voitures qu'en termes de formes et de couleurs?".

Mon frère
: Il a quoi comme voiture?

Moi:
Ben... Une voiture allongée, gris métal.

Rire du frère.

Bon, ça m'a sauté aux yeux en m'entrant par l'oreille. 
Un homme qui cause voitures d'avant, de maintenant, tant de litres aux cent, 4x4, break, berline ou coupé, moteur V8, boîte 6, couleur métal, jantes alues, intérieur cuir, et qui s'arrête chez les concessionnaires pour récupérer des docs à ajouter à sa collection, laquelle a commencé voilà plus de 30 ans (certaines datent de son année de naissance, ils les a piquées à son père), aime-t-il les voitures?

Certes oui.

Est-ce un frimeur?

Même pas. 

Un matérialiste?

Pas plus qu'un autre. Sans doute moins, je pense.
Il voudrait vivre dans sa caravane, une puissante et fiable voiture servant à la tirer, se poser deux jours quelque part et reprendre la route, un peu comme les romanichels, vous voyez?
Par ailleurs, il l'a déjà fait plusieurs fois. Les hôtels grand standing, faut pas lui en causer.

Oui mais voilà, que fait une fille dans mon genre, à chaque fois qu'elle monte dans la voiture pétée la classe d'un mari passionné par tout ce qui fait vroum?

Elle a super méga hoooooooooooooooooooooooonte et crève de peur à l'idée qu'on la voie là-dedans.

On ne se refait pas.





par nathalie publié dans : parler du passé, des fois
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Mardi 12 février 2008
Pourquoi j'écris? Sacrée question que voilà. Pourquoi est-ce que je passe autant de temps à inventer des bébés histoires et à leur chercher de bons orphelinats d'édition pour les voir grandir ?

Pour l'argent?

Eux:
Tu me diras combien tu touches? Simple curiosité.
Vous: Ben… heu… ben… pffff… ça ira pas chercher bien loin. Je fais pas ça pour l’argent, heureusement.
Eux: Taratata, tu me diras ?
Vous: Grumph...

Pour obtenir un prix?

Eux:
Et c'est dans la joie, la bonne humeur et l'honneur de la littérature, laquelle est décidément très joyeuse et de bonne humeur - chic on aura du mousseux - que nous vous décernons le prix Grand Duduche 2008.
Autre eux: Clap clap clap. 
Eux: La parole est à vous.
Vous: Grumph!

Ou alors, pour la gloire?

Eux:
On dit que vous mangez les fruits avec la peau? Est-ce vrai?
Vous: Oui, mais les animaux aussi, je les mange avec la peau.
Eux: Ha ha ha! Vous êtes formidable. 
Vous: Non, je suis très banale. Quelqu'un comme tout le monde. 
Eux: Pas tout à fait. C'est tout de même vous qui avez reçu le prix Grand Duduche 2008. 
Vous: Grumph.

Permettez plutôt que je laisse parler Neil Gaiman. (Miroirs et fumée - recueil de nouvelles - Editions Au diable Vauvert)
 
"... Les histoires sont, en quelque sorte, des miroirs. Nous les employons pour nous expliquer comment le monde fonctionne et comment il ne fonctionne pas. 
Comme des miroirs, les histoires nous préparent au jour qui doit venir. Elles distraient notre attention de ce qui est tapi dans l'ombre. 
Le fantastique, et toute fiction est un fantasme d'un genre ou d'un autre, est un miroir. Un miroir déformant, bien entendu, un miroir qui dissimule, orienté à 45 degrés par rapport à la réalité; mais un miroir, quand même, que nous pouvons mettre à profit pour nous raconter des choses que nous ne verrions jamais..."  
par nathalie publié dans : j'écris
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Lundi 11 février 2008
undefinedCe roman de SF a été écrit par un gars que je connais. Non seulement nous avons partagé le sommaire d’Ouvre-toi (Griffe d'encre), mais en novembre dernier, sur Lyon, j'ai vu la couverture de ce premier roman. Même que Don Lo, il sait toujours quoi écrire lors de dédicaces. C’est un joyeux drill avec un graphisme ample et délié. 

L'homme publie aux éditions Le navire en pleine ville

Aria des Brumes
a été écrit au présent. Troisième personne du singulier. Parfois, c’est Carl qui parle. Les changements de rythme sont nombreux et l’action diluée.

C’est un roman philosophique bien plus complexe qu’il n’en a l’air. Rien à voir avec le ton léger et taquin de sa nouvelle au sommaire d’Ouvre-toi; Suzanne on line.

Don Lorenjy
zoome. Il zoome tellement que moi, lectrice, je me suis retrouvée tel un furet colonisateur d’esprit, à voltiger autour des personnages. Tout juste si je ne me demandais pas dans lequel j’allais pouvoir nicher. A choisir, je prendrais Carl. Pas vous ?

Dès que Carl (machine de combat qui n’a plus grand chose d’un homme) et son équipe débarquent sur Aria, l’étau se ressert. Comme un étouffement lent, progressif. J’ai eu la sensation de manquer d’air. 
Il faut dire que les Arians se heurtent à des tentatives de contrôle, extérieures, mais aussi intérieures, et y répondent par la mesure. Car voilà, chacun d'entre eux a un furet lové à l’intérieur de l'esprit, sorte d’entité réactive. Personne ne sait d’où viennent ces furets, mais il est préférable de composer avec eux et de leur donner de l’émotion positive. 

Qui osera contrer les plans de Terraform?

La voix du professeur Shepher est là qui secoue les consciences, lui qui bizarrement n’abrite aucun furet.

Carl a échoué dans sa mission. Ses compagnons sont morts et, tout comme un Arian, il devra gérer le furet qui vient de l’assaillir. Faire des choix. Intégrer la large panoplie du ressenti d’un homme.
« Décevoir… éventualité que sa programmation ne prévoit pas. Vaincre ou disparaître, rien d’autre. »

Ainsi Shepher s’adressant à Carl :
« Mon petit, sous votre armure et vos outils de mort, vous n’êtes rien d’autre qu’un ange : pas de sexe, mais un arc, et de sacrées flèches ! »

La scène où Shepher retrouve Carl en larmes, replié sur lui-même, m’a beaucoup touchée.
On ne devient pas soi-même sans souffrance. 

Aria des Brumes dénonce une possible déshumanisation au profit d’enjeux économiques. Phin Diorno, le petit moustachu de la fin, se fiche pas mal des individus, il cause marge, chiffres, codes, productivité. Un peu comme nos politiciens, non ? ^^
Naturellement, celui qui fait facilement sienne la pensée des autres est une proie facile pour les manipulateurs. D’Arians… à Ariens, il n’y aurait qu’un pas… de Furer. (je suis assez contente de mes jeux de mots, tiens ! ^^)

La caverne de Platon
, voilà à quoi m’a renvoyée ce roman.

Résumé de l’allégorie de la caverne trouvé sur le web:
Des prisonniers dans une caverne souterraine. Ils sont maintenus d'une manière qu'ils n’aperçoivent, sur le mur d’en face, que les ombres de pantins manipulés au-dessus d'un autre mur situé derrière eux. Rien d'autre n'est visible. Libérés des liens qui les retiennent et amenés à se retourner, ils sombrent dans la confusion. Leur bonheur est donc l'état premier de prisonnier.
Il s'agit là de la condition humaine. Malheur à qui tente de leur en faire prendre conscience. Toutefois, un petit nombre y parvient et, ceux-ci, commencent une ascension libératrice hors de cette caverne vers l'extérieur, vers le monde véritable. D'abord éblouis, seuls les reflets des choses leur parviennent.
Plus tard, ils pourront regarder directement les choses et même regarder le soleil.

Un premier roman qui laissera sa marque en moi. 
J'ai quand même un regret; j’aurais voulu que l’auteur s’attarde davantage sur Carl devenant homme, sur son ressenti, ses affects, ses douleurs. La fin (c’est Carl qui parle) est bouleversante.

Je souhaite à Don Lorenjy beaucoup de succès dans sa vocation d’auteur. Aurait-il un nouveau roman en préparation? Un projet… voire des projets ? 
Au prochain salon où nous nous croiserons, promis, j’essaierai de lui tirer le furet du nez. ^^
par nathalie publié dans : j'ai lu
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Dimanche 10 février 2008

Vu que j’ai changé de blog, je croyais passer indéfiniment entre les
projectiles de sarbatags. Je me disais ma vieille, c'est bien, tu as trouvé le bouclier idéal. 

undefinedDe loin en loin, il m’arrivait de surveiller les alentours, ainsi que l’atteste cette immense et nette photo de moi en train de surveiller. Rassérénée, je baissais la garde de plus en plus longtemps. 

Et voilà que le tir rapide et précis de Kinishao me frappe en plein nouveau blog.
Alors méfiez-vous, hein. 
Que mon expérience serve au moins à quelqu’un. ^^ 

"Les règles du jeu: 
Ecrire le lien de la personne qui nous a taguée. Préciser le règlement sur son blog. Mentionner six choses sans importance sur soi, trouver six autres personnes en mettant leur lien et prévenir ces personnes sur leur blog respectif. " 



Sans importance, sans importance… c’est vite dit. 


  • Pour commencer, je ne mange pas de frites, c’est important, ça, non ? 
  •  
  • Moins important que de ne pas forcément décrocher quand le téléphone sonne. D’abord, j’aime pas qu’on me sonne. Ensuite, ça pourrait être Claude François qui appelle… 
  •  
  • Je voudrais voir l’Irlande et mourir. Mais comme j’aimerais aussi voir San Francisco et me faire la route 66 + l'ouest canadien, faudrait pas non plus que je moure tout de suite après l’Irlande. 
  •  
  • Dès qu’on me parle politique et assurance vie, je chope les boules. Du coup, je sors mon arme favorite; le gloussement du dindon. 
  •  
  • Quand je commence à faire le ménage, je voudrais déjà l’avoir fini et du coup, faut pas me chauffer. Ah non, faut pas.
  •  
  • Je pique des Prince de Lu goût chocolat à mes enfants et je les trempe dans mon café mousseux.  
Six autres personnes à taguer… voyons… ça y est, c’est fait... mais seulement par la pensée. Jouez-moi donc les télépathes, qu'on rigole. ^^
par nathalie publié dans : glop
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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