Overblog a encore fait des modifs. Où donc ont-ils
mis la taille Medium spécial myopes que j'employais jusqu’alors? Du coup, je suis allée écrire cette note sur Word. Avec l’idée de la
copier coller.
Qu’est-ce que j’étais venue vous dire, moi ? Ah
oui !
Je me souviens de l’attitude de mes parents face à
l’école. Chez moi, on dramatisait beaucoup. On aurait tous pu faire du théâtre.
Après la représentation, ma mère - apitoyée par mes larmes
de croco - s’en venait me consoler. Etait-ce à ce point indispensable de me faire pleurer à cause de l’école? N’aurait-il pas été
préférable de discuter avec moi du pourquoi du comment ?
Nous sommes une autre génération, et pourtant, depuis que je suis
maman, des parents qui dramatisent dès la classe de CP, j’en ai déjà croisés pas mal.
Prenons l’exemple du gosse qui oublie son cahier, alors qu’il devra
réviser sa leçon pour le lendemain.
Soit la mère s’en aperçoit tout de suite (ouverture et épluchage du
cartable dès que le môme a franchi le portail) et le somme d’aller chercher le cahier manquant en le menaçant des pires foudres. Tu vas voir ton père, ce soir, mais à quoi tu penses, où donc
t’as mis ta tête, je vais faire disparaître ton game boy…
Soit la mère ne s’en aperçoit pas, et si en plus, elle a le dîner, le repassage et la lessive sur les bras, la colère monte. On téléphone chez le petit copain et pendant qu’on y est, on
confie à sa mère que pfff, décidément, ça fait drôlement souci de voir que not’ môme n’arrivera à rien dans la vie. Pendant ce temps, le cas
désespéré - ainsi étiqueté - entend tout, car on parle de nos enfants en leur présence comme s’ils étaient sourds.
C. (classe de CE2) travaille mieux à l’école cette
année. Par travaille, j’entends comprends. Il compte et conjugue sans souci.
Hier, il constate qu’il a oublié son cahier
d’histoire. Bon. Perso, je n’appelle plus les autres mères. Oh ben moi, quand il fait ça, c’est punition de. Moi je laisse pas passer. Bla bla bla.
Ça m’est complètement égal qu’on dise que je suis
une mère laxiste. Avec moi, c’est C. qui trouve la solution. On discute. Il comprend que sans réviser - à moins d’avoir la mémoire de L. - on ne pourra guère s’en
sortir.
Voici la solution que C. a trouvée:
On aura interro en fin de matinée. Comme j’ai
toujours du temps libre parce que je travaille plutôt vite, je dirai à ma maîtresse qu’au lieu de dessiner, je réviserai ma leçon.
Des bisous avant de dormir, ni larmes ni cris.
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