Ceci est mon pied.
C'est mon plus joli pied.
Ce pied mène à une jambe qui mène à un tronc qui mène à un visage qui porte des lunettes.
Comme tout le monde, j'ai des bras et des mains.
Mes doigts tapent des mots qui donnent des phrases qui donnent des tapuscrits qui ont donné deux vrais livres avec des pages qui tournent comme ceux qu'on trouve dans les
librairies gentilles.
Y a quelqu'un qui m'a dit... que... tu m'aimais encore.
Dis, vendredi, j'peux venir?
Et si j'mets mes chaussures
rouges?
Vaut mieux pas. On dit qu'Antenor, ben il les mange, les chats.
Et elle voudrait me faire croire ça!
Puisque c'est ça, la souris, j'trouverai un moyen d'la bouffer.
Je retenais des paroles de chansons, mais nos insipides cours de chimie, de mathématiques... heu... comment dire?
Tenez, ils n'avaient qu'à être moins dévitalisés. Comme les dents, oui c'est ça.
Ma mère entrait dans ma chambre, disait: "qu'est-ce que tu fais?". Moi je répondais: "rien". Mais c'était faux, je ne faisais pas rien. J'éprouvais de la musique.
Aujourd'hui, quand j'entends un morceau éprouvé voilà longtemps, je m'arrête de faire ce que je suis en train de faire... et je l'éprouve à nouveau.
La machine à remonter le temps, nous l'avons. Ce n'est pas la chirurgie esthétique. C'est la musique.
Depuis pas mal de temps – scusy, moi pas savoir compter - je sers de
cible à un asiatique véritable. J’ai vu sa maison se construire. J’étais minaude, à l’époque, mais j'ai suivi la chose avec intérêt. Pensez donc; un asiatique s’installait dans notre village,
comment c’était trop chouette, hé !
Pourtant, je n'ai testé que tardivement sa médecine sur ma personne. Sans doute parce que nous étions peu/mal informés. Des aiguilles? Punaise, ça doit faire vachement mal
!
Quand j'attendais C., il m’a visée touchée jusqu’à la fin de ma grossesse. Vous pouvez me croire sur parole, ça n'est pas simple de s'allonger en faisant le
dos rond (toutes aiguilles posées) quand on a le ventre comme une barrique !
A la fin, je me passais mentalement le court métrage suivant... Gros plan sur ses mains.
Dans la gauche, il tient la boîte pleine de piquants. Avec deux doigts de la droite, il se saisit d'une aiguille qu'il tend vers mon énorme bedaine. Surtout pas de
grand PAN, je ne suis pas fan de gore. Rien qu'un minuscule pfuit.
Et moi qui me retrouve projetée hors de la pièce, par la fenêtre grande ouverte, dans un pshiiiiiiiiiiiiiiiii dont on se demande même s'il finira avant la
nuit.
J’apprécie son flegme doux. Son côté réfléchi et distant. Sa lenteur décalée. Le côtoyer m’est déjà bénéfique.
Il est là, mais pas tant que ça. Il fait comme moi face aux personnages de mes fictions ou au graphisme des gens, il veut se fondre. Il recherche les niveaux où l’énergie est bloquée. Il pose une
question et prend le temps d’entendre la réponse avant d’en poser une nouvelle.
Après m'avoir hérissonnée, ilm’abandonne au calme. Petite musique de fond. Stores baissés. Je ne bouge plus. Ou presque. Je ne
cherche pas à comprendre pourquoi, d’un coup, le bien-être m’envahit. L’impression d’être isolée, protégée. A l’écart.
J’aime à penser que je n’ai plus de corps. Ma conscience se soulève. Jamais très haut non plus. Cette empotée n’arrive pas à quitter la pièce. J’ai un corps, et elle le
sait.
Parfois j’ai le nez qui gratte. Je lève un bras lourd et les aiguilles rivées à mon poignet brinqueballent en rythme.
Cette fois, il m’a presque laissée une heure. J’en avais les extrémités violettes.
Je vais mieux.
Merci à toi, ô Médecine douce de mon coeur. J
Aujourd'hui, j'ouvre une lettre de vous.
Quelle joie, quel bonheur!
*soupir*
Ma chère Nathalie,
C'est mon prénom à moi, c'est rien que pour moi, ça n'est même pas un petit peu pour les autres.
Je me rends compte que ce que je vais vous dire est de nature à vous surprendre, et peut-être même à
vous choquer. Mais tant pis, j'en prends le risque, car je vous dois la vérité.
Bravo.
De nos jours, trop de gens mentent et y en a marre. Non c'est vrai, quoi. Le mensonge m'énerve, il me donne envie d'acheter un rouleau à pâtisserie en silicone Mastrad (38 euros
25 à la Redoute) et d'aplatir le menteur (la menteuse) jusqu'à ce qu'il (qu'elle) prenne l'apparence d'une excellente pâte à tarte.
Nathalie, il est fort possible que vous ne vous souveniez plus de vos vies antérieures...
J'ai déjà un mal fou à m'occuper de mon foie actuel.
... Je suis
reconnue comme la meilleure spécialiste en ce domaine.
Je sais.Récemment, Nostradamus m'est apparu. Il vous a citée comme étant la médioume la plus médioume des médioumes.
M'est avis que le bougre a un faible pour vous.
J'ai travaillé assidûment sur vos vies passées. J'ai ainsi appris, chère Nathalie, que vous avez été une personnalité de premier plan dans l'une de vos vies antérieures.
La Pucelle d'Orléans, c'était moi ?
Toutes ces dévouvertes, je les ai consignées dans un ouvrage très complet, que j'ai intituléLe rapport secret de vos vies antérieures. Les clefs de votre destin sont
là. Il s'agit d'un véritable recueilcomportant plusieurs chapitres.
Un recueil comportant plusieurs chapitres... ça serait pas plutôt un roman ?
Vous
découvrirez, dans le rapport secret sur vos vies antérieures qu'une propriété vous revient de plein droit, car vous y avez vécu une existence merveilleuse dans une vie passée. De la même façon,
vous allez pouvoir retrouver un "trésor" que vous aviez très astucieusement mis à l'abri.
Un immeuble, un monument historique, une piscine municipale, La maison blanche... ont-ils été construits sur cette
propriété ? Je ne suis plus toute jeune, j'ai mal au dos, et puis, je n'ai pas envie de finir mes jours en asile psychiatrique.
N'oublions pas que la fortune que vous avez amassée dans la passé, vous l'avez obtenue
à force de courage, de patience et d'intelligence. Tout cela vous appartient, c'est un juste retour des choses.
Alors comme ça, j'aurais été spoliée? Les boules ! Comment j'suis trop vénère,
là !
Vous savez, si je suis en pleine harmonie avec vous, c'est aussi, parce
que nous avons été très proches dans une autre vie.
Comme Bonnie and Clyde ?
Bla bla bla bla bla...
Ce véritablerecueil comportant plusieurs chapitres me coûtera 32 euros. Je vous l'accorde, il revient moins cher que le
rouleau à pâtisserie en silicone Mastrad.
Toutefois, je me demande... si je ne vais pas l'écrire moi-même.
Désolée pour le retard, mais la forme n'est pas au rendez-vous. Toujours est-il qu'après un bon jeûne du lundi, je me retrouve à faire très attention à ce
que j'avale. Rien que de devoir fixer l'écran de l'ordi me file la nausée! ^^
Mon foie vieillit plus vite que tout le reste. Mais je peux lui faire confiance, il saura me préserver de l'obésité.
Notre WE - lequel a démarré sur des prévisions faussées concernant nos heures d'arrivée. Genre j'ai dit à Free qu'on arriverait à midi, et Free m'a dit qu'ils arriveraient à 14 h. Pour
finir, ils sont arrivés à midi et nous à 14 h - a filé comme une fusée. Hé oui, c'est toujours ainsi que les bonnes choses se passent.
Peu de mots. Des photos.
La mer... qu'on voit mousser.
Les petits bateaux...
Les gros bateaux...
L'excellent restoroute La Péniche qui mérite qu'on lui fasse de la pub.
1, Quai Moulins 34200Sète, France
04 67 48 64 13
...
Miam, ce que j'ai été gâtée!
De l'huile bio provenant des oliviers du Souf et du bon pâté fait par Anne. (bon, pour le goûter, je vais attendre un peu... ^^)
Une dernière natte - heu note - avant le week-end qui s'annonce, pour un retour lundi soir. Prévoyez ma réapparition sur le web mardi matin
à l'aube. Dans quel état, je ne sais pas.
Venons-en au sujet de cette note.
Quand on habite près d'une route où ça circule pas mal, libérer son chat est préoccupant. On ignore s'il rentrera entier ou en plusieurs parties.
A supposé qu'il rentre.
Nous, on a fait un choix. On ne sort pas le nôtre. On se le garde. On a peur. Oui, parfaitement. On a peur que les voitures nous le tronçonne. Il est si beau. Si roux. Si poilu. Si chat entier,
quoi.
Alors, on a acheté une laisse et un harnais.
Avant-hier, on prend le bazar flambant neuf. On attrape Roussi. On fait passer les pattes, la tête, on ressert, mais pas trop.
Et on se rend en direction de la forêt.
Sur place, Roussi fait un refus de direction.
On ne sait pas pourquoi, mais non, non et non, il n'ira pas droit devant. Pas contrariants, on le laisse décider. L'autre sens lui plaît mieux? No problem. Clopin-clopant,
on s'en va droit derrière. C'est le sens qui mène aux immeubles.
Au bout de quelques mètres, Monsieur change d'avis. Droit devant, finalement, c'était pas mal. Et on repart là où on avait décidé d'aller au début. A savoir dans la
forêt.
En chemin, Roussi grimpe à un tronc. Grand écart. Pattes à l'horizontal. C'est un très gros tronc, plein d'odeurs suspectes et d'insectes bizarres: c'est clair, ça fout les jetons.
On le redescend à six bras. Faut bien ça.
Et il continue sa promenade, nez au vent et au sol. Toute fragrance étant bonne à humer.
Mais, Roussi regrette. Près des immeubles, il y a des poubelles, des minettes, des rats, des toits, des trous.
Changement de cap. Droit derrière.
Je n'ai pas compté combien de fois il nous a fait le coup.
Ce dont je me souviens, c'est qu'on a craqué; on a pris Roussi sous le bras et on est rentrés.
Pas la plus petite idée de note. Pas même la rognure d'une idée. L'ombre de l'ombre de l'ombre d'une idée.
Panne sèche.
Pourtant, il faut que j'aie une idée, il le faut. Quand bien même elle ne serait pas luminescente. Feriez-vous la différence ? ^^
Ceci dit... j'aurais bien...
... une idée de natte.
Insatiables croqueurs de notes que vous êtes, parviendrai-je à vous convaincre que cette natte est encore meilleure qu'une note, une vraie ?
Pas sûr.
Au moins aurai-je trouvé comment me coiffer pour le week-end du 19, qui approche à longues enjambées. (Non Maréchal, ce n'est pas une soirée
du 30. Enfin si, mais en week-end du 19.)
Comprenez, je voudrais me montrer sous un jour plaisant. Ne pas effrayer Oggy, le mari de Free, et Saoulfifre, l'une des têtes pensantes de l'inimitable Blogo. Quant à Free, je ne me fais aucun souci, rien ne l'effraie.
M'est avis que Saoulfifre saurait apprécier ce léger côté... trayeuse à vaches tyroliennes.
J'ai également pensé à plus glamour... Roooh, pfff. Je m'arrache les cheveux. Que me conseillez-vous?
Votre blogueuse-dans-la-lune s'en revient de Trollune, pays où les trollettes fréquentent des chats coquins. (private clin d'oeil à une artiste)
De l'extérieur, la librairie est comme ça...
C'est une librairie de l'imaginaire... vous n'imaginiez tout de même pas que j'allais la cadrer de telle sorte que vous n'ayez aucun effort à
fournir!
Sacrée bande de vous! ^^
De l'intérieur, elle est comme ça...
En plan rapproché, on la soupçonne un peu sadique. Vous remarquerez ce pauvre ourson torturé, là, en haut à droite de l'image...
... oui, celui-là!
Une fille dédicace sa nouvelle dans l'Ouvre-toi... on ne la voit que de dos, car de face, elle fait méga trop peur aux gens.
Pendant ce temps, son jeune enfant lit du Pratchett, une sale histoire de rats. Réflexe de survie pure; sa mère l'ayant
abandonné dans le caniveau, il lui reste à trouver comment survivre.
Heureusement, le Droufn gentil, celui qui vient toujours quand personne ne s'y attend, a pris l'enfant sur sa moto et lui a appris à pêcher le poisson dans
les eaux troubles du Rhône. C'est bien meilleur que le rat.
Comment ça, je raconte des couenneries? (private clin d'oeil à TeeBee)
Peut-être bien, oui...
... toutefois, je vous jure quele Droufnest passé!
A moto.
Il est passé.
Youpiiiiiiiiiiiii!
Une pensée à ma douceCassandre, et à son preux chevalier
Littlegeek.
A François et à sa délicieuse petite famille.
AAlda. Cette fille a un don pour le dessin. Mais elle ne frime
pas.
Une pensée à Zabi, un chouette petit gars avec lequel je suis restée en contact, depuis que nos chemins se sont croisés à l'aube. (private clin d'oeil à peine poétique)
Ne manquez pas de lire sa nouvelle, Esprit et miroir, parue dansLe rêveur
solitaire, en libre téléchargement. Elle le mérite.
Une pensée à Li-Cam (hâte de lire L'ombre de l'arbre abattu), Hélène
(j'avais apporté monExpéronpour dédicace) et Manu, aux
côtés desquels j'ai passé une excellente après-midi.
Quand le tonnerre gronde, comme hier soir, je suis partagée. La question Dois-je débrancher la télé? tourne en boucle dans ma tête.
Je me souviens...
A chaque orage, chez nous, c'était panique à bord. Il fallait éteindre, et le faire même si. Ma mère déboulait dans le salon, avec un visage de fin du monde.
Mamaaaaan, on va rater Albator !
Ah je m'en fiche, moi, hein, quand la foudre aura fait exploser le poste, et vous avec, y aura jamais plus d'Albator !
Elle se faufilait derrière la télé, débranchait le bazar et hop, the end of the angoisse. And the end of Albator. Damned.
Depuis ce jour, disais-je, je suis partagée.
Je n'ai pas envie de débrancher. Et en même temps, j'angoisse de ne pas le faire.
Depuis l'enfance, je suis restée comme ça, avec une foule d'interrogations coincées dans la caboche, de la plus idiote à la plus complexe. Un gros bloc. Pas étonnant que les fractions n'aient
jamais pu entrer.
Sortie de
route (fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.Couverture signée Fablyrr. Début,
critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.
En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22mai 2008.Couverture signée
Michelle Bigot.Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...ici.Lien siteFnac.
Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de
vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum.
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