Qui je suis

Ceci est mon pied. 
C'est mon plus joli pied. 
Ce pied mène à une jambe qui mène à un tronc qui mène à un visage qui porte des lunettes.
Comme tout le monde, j'ai des bras et des mains. 
Mes doigts tapent des mots qui donnent des phrases qui donnent des tapuscrits qui ont donné deux vrais livres avec des pages qui tournent comme ceux qu'on trouve dans les librairies gentilles. 

Et ça, c'est mon vieux blog.
Mardi 20 mai 2008
Accoudée à la table de la cuisine, Emulina feuillette un journal très ancien que des experts ont plastiblindé, comme tous les documents des années 2000. C'est son grand-père qui le lui a offert. Elle vient d'avoir dix ans.  

Sa mère est en train de fourrer la dinde pour le 14 juillet.
Les saisons et les commémorations ayant totalement disparu, on a décidé de fêter Noël un 14 juillet. Il ne faut jamais chercher à comprendre ces choses-là, jamais. On risquerait de devenir chèvre.

- Oh, on parle de Trollette!

- Qui c'est, ça, Trollette?

- C'était une artiste du XXIème siècle. Elle a marqué son époque sans se faire emmouler, juste en créant ce qu'elle aime.

- Mais de qui tu parles?

- Regarde!

Comme la mère s'empare du journal avec trop d'empressement, ce dernier émet un buiiiik mécontent. Les journaux anciens ayant été plastiblindés contre leur gré, il est recommandé de les manipuler avec douceur. Leur plastiblindage les irrite et pourrait les blesser. Tous les enfants et toutes les vieilles personnes le savent. Seuls les adultes sont ignares. Sûrement parce qu'ils le valent bien.

- Tu lui as fait mal, demande-lui pardon.

- M'excuser auprès d'un journal plastiblindé, tu veux rire? Qu'est-ce que c'est que cette drôle de photo?

- Je te dis que c'est Trollette!

La mère lit à haute voix.

- Trollette, sa petite musique telle qu'on sens souviens. Dis-donc, ils n'étaient pas très fortiches en grammaire, les gens du XXIème siècle!

- C'est pas ça, proteste Emulina. Je l'ai dit, Trollette était une artiste. Sens... les cinq sens, quoi! C'est un mot d'esprit, un clin d'oeil.

- Les enfants d'aujourd'hui, vous êtes d'un compliqué!



Pour y comprendre quelque chose, faut aller chez Trollette.
par nathalie publié dans : j'écris
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Dimanche 18 mai 2008
Quand C. sera grand, il fera vendeur de petites voitures
... ou perruquier.  



Et toi, quand tu seras grand, tu feras quoi?
par nathalie publié dans : Vie de famille
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Vendredi 16 mai 2008
Ceux qui suivent savent que j'aime pas téléphoner. Alors ils m'embêtent pas avec ça, ils respectent. 

C'est Droufn qui m'a fait penser au bon vieux téléphone à cadran roulant, vous savez, celui qui avait une queue en tire-bouchon. 

Le nôtre était gris clair. 

A l'époque, j'aimais assez téléphoner.
Il fallait enfoncer son index dans le trou correspondant au premier chiffre du numéro à composer, le mener jusqu'au petit machin métallique en forme de flèche tordue - je n'ai même jamais su comment ça s'appelait - et surtout bien attendre que le cadran retourne à sa place.
Au second chiffre, tu recommençais l'opération, et ainsi de suite jusqu'au dernier chiffre. Après, t'attendais que ça fasse bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut et que ton sonné décroche de joie.

Les bruits divers et variés m'amusaient beaucoup.

Prenons un numéro au hasard.
45 22 30 20

Composons-le en introduisant notre index dans le trou correspondant à chaque numéro, depuis la gauche vers la droite. Faisons tourner le cadran. Ecoutons l'exaltant bruit qu'il produit quand il regagne sa place.

4 = zuiiiiiiiiiiit
5 = zuiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
2 = zuiiiit
3 = zuiiiiiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit
2 = zuiiiit
0 = zuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit


Et là, notons la flagrante suprématie sonore du zéro. Le neuf était pas mal non plus. Le huit aussi.
Mais le zéro, ah quel pied pour l'index! Quel soulagement pour les cancres!

Parfois t'avais le doigt qui ripait, et alors fallait tout reprendre du début. Idem si tu te trompais de trou.

Mais c'était bien, y avait du défi, de l'inaccessible qui devenait accessible à force de patience, et quand enfin t'entendais bipbipbipbipbip nuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuuuut, nuuuuuuuuuuuuuuut, non seulement t'avais super envie de parler à la personne à qui tu téléphonais, mais t'avais l'index tout transpirant et marqué d'un rond.

Une fois que ton interlocuteur décrochait, t'entortillais ce même index dans le fil tire-bouchonné, et de temps à autre, c'était super rigolo car il te rebondissait en pleine tête.
Rien qu'en te penchant pour te gratter la cheville, tu pouvais faire tomber l'ensemble du téléphone. Ah mes amis, quel bonheur! Car alors, t'avais plus qu'à recomposer le numéro, donc à remettre ton index dans le trou et à refaire un quatre, un deux et d'interminables zéros qui faisaient beaucoup de bruit et qui importunaient le chien!

Ce téléphone-là, tu l'emportais pas avec toi, hein! T'avais pas la poche assez grosse. Pis t'étais pas muni de prises. Pour téléphoner, fallait que t'attendes d'être rentré chez toi.

Ou alors y avait la solution de la cabine téléphonique.
Elle aussi avait un cadran et un fil tire-bouchonné. En plus de ça, t'entendais le bruit saccadé des pièces de monnaie que t'introduisais dans les fentes. Clac, clac, clac... et quand t'avais plus assez de pièces, la communication s'interrompait juste au moment crucial. Oui parce que le voyant lumineux qui t'indiquait l'imminence d'une coupure, tu croyais qu'il durerait toujours.

- Ah, faut que je te dise que.......... nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuut

Les téléphones d'aujourd'hui, c'est plus ça.
Y a plus de cadran qui roule, plus de trou, ni de fil tire-bouchonné. T'as même plus à chercher le numéro sur ton répertoire, tout est déjà dans le téléphone. (enfin si t'as tout rentré dedans, ce qui n'est sûrement pas mon cas) 
Tu rencontres plus aucune difficulté pour téléphoner, tu peux téléphoner en marchant, en faisant tes courses, en préparant à manger, en attendant le facteur, en t'épilant...

Même pas drôle.
par nathalie publié dans : pas glop
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Jeudi 15 mai 2008

A la base, en commençant par le pied, je suis une contemplatrice.

Tu peux me poser n’importe où en me précisant « bouge pas, je reviens », du moment que tu m’assois (je déteste faire le poireau, le piquet ou le poteau télégraphique) ben je bougerai pas.

C’est comme quand on va à la plage.
On me pose sous un arbre (le soleil qui cogne, ça fait mal, je suis pas maso à ce point) et paf, je me mets en marche (façon de parler) pour engranger le maximum d’infos sur mes contemporains, les paroles échangées, les mouvements, la manière dont celui-là mange son choco BN, ces petits riens qui me surprennent, m’amusent, font que je pourrais rester comme ça jusqu’à la nuit tombée.

S
i d’aventure je bouge, et vu que j’ai pas été conçue pour, je bouge vite et fort. Je me fais l’effet d’une balle qui rebondit. Mais en bonne balle qui se respecte, je finis toujours par m’arrêter.

Et pour récupérer d'avoir autant bougé, mazette!
Je me traîne jusqu'au canapé (quand c'est possible) et m’effondre droit dessus pour un temps indéterminé. Il est probable que pendant la récupération, je manque de créativité.

Parfois, je songe que si j’ai autant été touchée par Jean-Baptiste Grenouille, anti-héros de l'excellent roman de Süskind, Le parfum, c’est que quelque part, je me suis reconnue en lui. Pourtant, je n'ai tué personne, et ça ne risque pas de m'arriver.

Je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne, les persos lumineux, ceux qui dénouent les situations, ceux qui, à la fin du livre, déploient leurs ailes tels de grands papillons, ceux qui représentent un modèle unique de ce vers quoi nous devons tendre, ceux-là m’agacent gravement. (et donc, tout me gratte)   

par nathalie publié dans : j'ai lu
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Mercredi 14 mai 2008

Je n'y vis pas, mais pour pas mal de raisons, j'aime Lyon.   

Ah les nombreux souvenirs, bons et mauvais, de ma période étudiante! (tout est gravé in the caboche)

Ce sacré Guignol.
Aux dernières nouvelles, le spectacle du Parc de la Tête d'Or - que je voyais une fois l'an, quand aux beaux jours nous avions besoin d'un bain de ville - existe encore. (ici, photo d'une vitrine)

 
Le vieux Lyon; trois photos qui ne sont pas de moi, à découvrir ici.

Les ponts; j'aime les villes tissées de ponts. (photo prise sur Wikipedia)


La rue Mercière et ses tables de restaurant.

Oui, c'est ça... ses tables de restaurant... (photos prises par moi)




 

par nathalie publié dans : j'ai vu
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Mardi 13 mai 2008
Je n'ai pas ramené de photo.

Pourquoi?
Parce que le temps a filé.
Parce qu'à chaque fois que je voyais quelque chose de chouette, je réalisais que je n'avais pas pris l'appareil photo numérique.
A croire que je le faisais exprès. Ben maintenant que j'en cause, je crois que je le faisais exprès.

Y a des moments, c'est bon de laisser couler. Tu regardes, tu respires, tu écoutes. T'acceptes que les images, les odeurs et les sons t'échappent après t'avoir traversé. C'est ça, vivre. C'est ça, et c'est beaucoup.

Sur son VTT, C. a sillonné notre camping ardéchois. Au début, il passait devant le mobylhome, joyeux mais seul. Puis nous l'avons vu passer à deux, trois, quatre. Pendant que les sacs se vidaient, que les lits se faisaient, C. rameutait toute une bande de p'tits jeunes, de 5 à 10 ans.

Il a fallu à L. plus de temps pour sympathiser. Pourtant c'est venu. Lui il a choisi les cages de foot. Pompes soigneusement lacées, ballon sous le bras, il s'en allait rejoindre ses acolytes.

A la piscine, leur père nous a fait pouffer, avec sa flemme d'enfiler son maillot de bain. Il a d'abord fallu qu'il évolue au bord de la piscine en slip Dim. Impossible de penser qu'il s'agissait d'un maillot de bain; tout le long de l'élastique, en grosses lettres, il était écrit DIM. Torse bombé, mains sur les hanches, bouche en cul de poule, il s'est dandiné sur les dalles. Face aux dames qui se pommadaient avec application.

Force est de constater que j'ai épousé un anti-conformiste. Un frère des Monty Python. Un drôle de zigomar. 

Dimanche après-midi, L. et son père sont allés tester un accrobranches ardéchois particulièrement périlleux. C. et moi sommes restés devant la piscine, à l'ombre d'un arbre. De temps à autre, C. sautait dans l'eau.

Je n'ai pas de photo, mais je ne résiste pas à l'envie de vous rapporter ces quelques bribes de notre conversation.

Lui : Maman, t'auras 41 ans cette année?

Moi: Oui, c'est ça.

Lui: Je te rassure, tu fais pas 50.

Moi: Merci, mon fils, ça me rassure!

Lui: Tu fais même pas 46!

Moi: Ha, ha, ha!

Lui: Tu fais... heu... 38/39.

Moi: hu, hu, hu.

Lui: Tiens, allez, on dirait que t'as 20 ans! Je parie que quand t'auras 90 ans, on t'en donnera 40.

^^

par nathalie publié dans : Vie de famille
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Mercredi 7 mai 2008
Je pars.

Oh, pas pour longtemps.

Je pars demain avec famille et bagages, direction l'Ardèche. Retour prévu dimanche ou lundi.

Je suis en plein préparatifs, ne pas oublier les maillots de bain, les slips de rechange, le dentifrice, les cartables, des tas de bouquins et surtout... la pince coupe-ongles.

Pourquoi la pince coupe-ongles?
Parce qu'à chacun de nos déplacements quelque part, je l'oublie.
Oué, et alors?
Ben j'ai remarqué un truc.

Dès que nous sommes quelque part, il s'en trouve toujours un qui a les ongles longs, ou mal coupés, ou qui menacent de s'incarner, de se désincarner... au choix. La liste serait longue.

J'en ai marre d'acheter des paires de ciseaux à ongles.

Je vous l'accorde, je pourrais passer tout le monde à l'inspection juste avant de partir. Quatre personnes. Huit pieds. Huit mains. Cinq ongles par main, cinq ongles par pied. (moi j'en ai six, mais bon...)

Rien que d'y penser, ça me donne le vertige. Le mieux c'est encore de mettre la pince coupe-ongles dans la trousse de toilettes, en même temps que le dentifrice. Voilà.

Je confie le chat roux aux bons soins de ma mère.

En vous souhaitant un excellent long WE, je vous laisse avec une photo du chat roux, celui qui a le harnais le plus solide de l'univers. 
Non maréchal, tu n'es pas bigleux, il a bien une laisse rouge.


PS: sur le blog de Caro[line], y a une critique de Sortie de route et une mini interview de Fablyrr et de moi. Un grand merci à elle.


par nathalie publié dans : Vie de famille
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Mardi 6 mai 2008
Une ancienne suggestion de Delphine. Faire une carte littéraire, sa carte rien qu'à soi.

Il y a donc eu sa carte. Puis celle de Hopie.

C'est tout, et ma foi, j'ai trouvé ça dommage, car franchement, c'est une super idée.

J'ai donc dit à Delphine que je ferai une tentative. Peut-être. Qu'elle ne devait pas trop y croire. Parce que hein, oué oué oué... je me connais.

Et puis... dimanche est arrivé.
L. et son père pratiquaient l'accrobranches, vous savez, ce sport pour grands singes qui veulent aller d'un arbre à l'autre en poussant le cri du Tarzan encordé. (j'ai pas dit castré, j'ai dit encordé)
C. jouait sur les troncs, ceux tombés au sol. J'étais assise à une table de pique-nique. Je n'avais plus envie de lire. J'avais un peu froid. Il n'y avait plus de chocolat. Je m'ennuyais.

Une veine; j'avais apporté une feuille, un crayon à papier et une gomme. 

Là j'ai pensé à DK. J'ai regardé le ciel. Les parapentes. Et voilà qu'une carte littéraire m'est sortie comme de rien. Même pas mal, même pas galéré, super bien marré.

Quand j'ai levé le nez, L. et son père arrivaient à la fin du parcours. Ma carte était finie. Ne me restait qu'à la passer au feutre noir. Ce que j'ai fait à la maison.

Pour la voir, c'est . (j'assume, j'ai mis deux "t" à Buzzati, mais souvenez-vous, la faute d'inattention est mon amie)

Et si vous souhaitez participer, ne vous gênez pas! Delphine ne mord pas fort, un peu comme moi, quoi! ^^
par nathalie publié dans : je peins
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Lundi 5 mai 2008
Mon recueil est prêt.
On lui a fait une beauté, on lui a retiré les points noirs.
Il tremble un peu, et c'est normal.

20 histoires le composent.
20 histoires traitant chacune d'une quête. Toutes écrites à une période où j'étais fortement inspirée. Mais attention, l'inspiration ne fait pas tout. Il y a eu du travail. Beaucoup de travail. Les 35 heures, un auteur... ça connaît pas.

Alors, me direz-vous, c'est quel genre?
Fantastique?

Personne ne conçoit le fantastique de la même manière. Sachez simplement que je n'aime pas les cases, que trop de sérieux m'ennuie et que je préfère le mot étrange au mot fantastique.

Etrange se libère d'un merveilleux qui n'est décidément pas ma tasse de thé, et qu'on retrouvera plus facilement dans fantastique.

Sans doute que par l'étrange, j'entends fuir l'abominable sérieux qui m'englue. Comme je n'y parviens jamais, mes histoires se teintent, tant de mes difficultés à communiquer, que de ma mélancolie.

Pas assez sérieuse pour dépeindre l'ennui. Bien trop sérieuse pour écrire du merveilleux.

20 histoires.
20 quêtes.

Chaque personnage m'a touchée.
Avec certains, je me suis montrée particulièrement cruelle. Mais la vie n'est-elle pas cruelle aussi, quand subitement, la voici qui prend la plume et introduit une situation avec laquelle, dorénavant, nous devrons composer?

En quête est en souscription du 05 au 21 mai. Frais de port, marque-page et carte offerts, envoi de l'exemplaire le jour de sa sortie, soit le 22 mai.

Pour lire le texte de la quatrième de couverture et le début de trois des 20 nouvelles; Le lit d'une reine, Recycl'âge et Qu'en sera-t-il cette année?... c'est
ici.
par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 1 mai 2008
Ma mère a de graves problèmes de coeur.

Récemment, on lui pose un tensiomètre chargé de mesurer sa tension pendant 24 heures.

Quand elle déboule chez moi, on dirait un robot.

Moi: Ben dis-donc, c'est volumineux!

Elle: Je l'aurai qu'une seule nuit, heureusement.

Une heure plus tard...

Elle: Nath, ça marche plus. Tu crois que je les appelle? 

Je soulève son pull pour regarder ce qu'il en est.

Moi: Pas étonnant! Le fil est débranché... Mais comment ils t'ont posé ça? Leur sparadrap, y colle même pas!

Je sors mon propre sparadrap, tente un scotchage maison.

Le lendemain, ma mère m'apprend qu'elle a passé une nuit blanche (ça se défend) et que l'engin a totalement déconné.

Décision du cardiologue: ah non, ça va pas, va falloir recommencer un autre jour!

On est en 2008.
On a des téléphones, des appareils photos et des MP3 plus petits que les poches de nos jeans. Qu'est-ce qu'on fout avec un tensiomètre des années 30?

Y a un truc qui m'échappe.
par nathalie publié dans : pas glop
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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