Ayant moi-même fait deux bébés, et maintenant deux livres, je reconnais qu'il y a quelques similitudes...
La fatigue, par exemple.
Non, mes livres ne me réveillent pas la nuit pour réclamer leur biberon d'encre, mais je dors peu et mal, pas comme un bébé, quoi. De crainte que personne d'autre que leur éditeur et quelques bonnes fées appelées lecteurs (les fées sont asexuées) ne les aime, peut-être... ^^
Le blues, aussi.
Comprenez, je viens de vivre avec deux projets d'édition en gestation. Et voilà que ces projets bleu et rouge respirent sans assistance, maintenant.
Alors je vais de l'ordinateur au congélateur. Dans le second, j'ai planqué un litre de glace menthe/chocolat, mon parfum préféré. Je manie la petite cuillère avec dextérité.
Une vraie pauvresse.
Le vide, snif.
Je me sens vide, non pas du ventre, mais d'une partie de la tête, ce qui ne m'explique pas pourquoi j'ai tellement mal au ventre, d'ailleurs... ^^
Publier des livres, c'est un peu comme avoir des enfants. On se fait du souci avant, pendant et après. Des fois, on se dit qu'on les abandonnerait bien devant la première bibliothèque venue. Oué mais y a notre nom écrit partout dessus, hé ! ^^
Au moins, les enfants, on peut leur ôter la gourmette.
PS:
Attention, cette note est du second degré à l'état sauvage. Ne mangez surtout pas de glace menthe/chocolat en la lisant. Tenez-vous à un bon mètre de votre écran. Ne touchez pas de livres, surtout pas de livres.
Ceci est mon pied. 




















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