Mardi 11 décembre 2007

Nous avions un tourne-disque de couleur rouge qui
 s'ouvrait et se fermait. 

Il avait une double fonction.

La nuit, sa mission était grave. Dispenser de la musique classique pour apaiser nos asthmes. 

Mais la journée, il avait le beau rôle. Celui de conteur

Je me souviens des 45 tours que ma mère avait déjà achetés. Des 33 tours que je lui réclamais avec une inépuisable fringale.

Je rentrais de l'école en quatrième vitesse pour en écouter un. J'y pensais même en classe.  

fernandel.jpgAaaaah cette pauvre petite chèvre de Monsieur Seguin! Derrière les tressautements du vinyle, j'aurais juré entendre ses sabots. 

La grosse voix de Fernandel. Cet épouvantable final "et la mangea!" qui me faisait sursauter. 

J'espérais un miracle. J'avais beau me douter qu'un enregistrement ne varie pas d'un chouïa... je me disais que peut-être, la petite chèvre, pour une fois... rentrerait avant la nuit. 
Psssssiiiiit, petite chèvre... fais-moi plaisir...

L'apprentissage de la lecture, ma passion pour les livres, n'ont jamais tari ma soif d'histoires... habitées

photo prise ici
par nathalie publié dans : j'écris
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Dimanche 2 décembre 2007
Comme je vous l'ai dit, je peaufine les textes qui composeront En quête

La dernière version de Sortie de route est entre les blanches mains de Menolly. 

Chaque couverture aura un papa/maman tout à fait différent, un illustrateur (Sortie de route), une illustratrice (En quête). Aux éditions Griffe d'Encre, les novellas sont à dominante de bleu et les recueils, à dominante de rouge. 

Je ne vous cache pas que j'ai le trac... eh oui, eh oui, déjà. 

Il y a quelque chose qui m'inquiète (encore que c'est normal, ça; je suis inquiète de nature, pouf pouf pouf);
la différence de ton entre Réhabilitation, nouvelle parue dans l'antho Ouvre-toi, et ces bouquins à paraître. M'est avis que l'humanité à la Pennac de Réhabilitation n'a rien à voir avec ce que mes futurs lecteurs (mettons douze ou quinze, en comptant ma mère, mon mari et le chat ^^) découvriront prochainement. 

Sortie de route et En quête actionnent ma part
sombre
Que ces histoires soient plus ou moins tristes, acides ou drôles, qu'elles basculent dans un imaginaire fort ou à peine suggéré, toutes transpirent mes craintes, doutes, frustrations, blessures, idées sur le monde, la vie, les autres. Elles recèlent un indéniable côté pessimiste, désenchanté, paumé, qui parachèvera de brosser mon portrait. Soit celui d'une personne ni complètement bonne, ni complètement mauvaise. 

Parfois, il arrive que j'aie très peur... de décevoir. Heureusement que Menolly et Karim ne sont jamais loin, me prouvant avec tact et chaleur (merci à eux) que cette part de moi a le mérite d'exister, et donc, de s'exprimer. 

Bon dimanche à tous. 

par nathalie publié dans : j'écris
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Mardi 6 novembre 2007

Je suis quand même une drôle de fille. 

Ceci est le blog d'une auteure en modeste devenir et qu'est-ce qu'elle vous raconte, l'auteure?
Tout... excepté ce qui relève de son obsessionnel besoin d'écrire pour être lue. Et aimée, tant qu'à faire, même s'il est impossible d'être aimé de tous et que la fille, elle s'en rend compte, hé, l'est pas totalement folle.

C'est marrant... alors que j'y réfléchissais ce midi, j'ai songé aux camps de naturistes. A première vue, rien à voir. Pourtant... dans un camp de naturistes, on s'habitue vite au fait de pouvoir détailler, ou pas, des gens déshabillés partout autour de soi. Au bout d'un moment, personne ne fait vraiment attention au corps de l'autre. Le corps est exhibé dans sa totalité, n'a plus de secret, de mystère, et donc, n'intéresse plus. 

Eh bien me concernant, c'est à peu près pareil en matière d'écriture. 
Mais noooooon, je n'essaie pas de vous dire par là que je fréquente les camps de naturistes, encore que chacun fait ce qu'il veut avec son corps, hein, je respecte. 
C'est juste qu'en ce qui concerne mes écrits, je préfère, et de loin, ne pas me dévêtir. La pratique de l'écriture a pour moi un charme tel qu'à trop vous en parler, elle perdrait de son intérêt. 

La magie de ce qui ne se voit pas, mais s'imagine. L'attrait des jeux de piste, quand on était minots. Les journaux intimes verrouillés, les lettres cachetées, les coups de coeur à tout jamais gardés pour soi, partagés, peut-être, sans le savoir. 
Des rêves. Des espoirs. Un morceau de guitare, une pièce de théâtre, un ballet. Ada dans La leçon de piano.

par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 25 octobre 2007
alessandro-baricco1.gif
Sous les conseils d’un supporter de Griffe d’Encre, je lis les Châteaux de la colère, d’Alessandro Baricco. Son premier roman, il avait 33 ans. 

Je ne sais pas ce qu’ils me font, les auteurs italiens (aaaaah Dino Buzzati aaaaaah Italo Calvino !) mais ils me remuent… est-ce parce que je n’ai jamais connu les nôtres qui sont restés là-bas, en Italie, et dont j'ignore tout? Se pourrait-il que par un heureux hasard pressenti, ces auteurs soient des membres de ma famille? Non, bien sûr, mais affective comme je suis, il me plairait assez que la réponse soit oui. On peut toujours rêver, non? 

Hop, extrait tiré du livre en question:
 
"C’est peut-être bête, mais les gens se serrent l’un contre l’autre avec cette fureur étrange un peu panique et la vie ressort toute froissée, comme un billet doux serré au creux d’un poing, caché dans un geste nerveux de peur. Un peu par hasard, un peu par chance, disparaissent entre les plis de cette vie roulée en boule des portions de temps douloureuses, ou lâches, ou jamais comprises. Bon."
 
C’est beau… très beau. Inutile de vous dire que je poursuis ma lecture avec jubilation.
 
Tenez, puisque je parle bouquins, Stéphane Laurent lance un appel à textes auquel j'ai moi-même participé (ce qui ne veut pas dire que ma participation sera féconde, hein, c’est comme ça, c’est le jeu, on joue et si ça foire, on passe à autre chose.)
 
 
Je vous copie colle son annonce. 

"L'évocation du passé peut provoquer un douce mélancolie, "bonheur d'être triste" dont parlait Victor Hugo. A moins qu'elle ne fasse resurgir des univers enfouis, des madeleines de Proust, des cadavres dans le placard. Le passé peut être un socle, un repère, une balise. Il peut aussi peser de tout son poids sur nos épaules, entraver un avenir possible. Douce nostalgie de trentenaire en mal de playmobiles et de Tang à l'orange ou résurgences traumatiques dont on ne parvient pas à endiguer le flot, les effets du passé sur notre devenir sont innombrables. Couverture douce et chaleureuse dans laquelle on prend plaisir à s'enrouler ou peau morte dont on désespère de pouvoir se débarrasser un jour, nos souvenirs conditionnent en effet bien souvent ce que nous sommes. Le poids du passé - entre réconfort et stigmates - constitue ainsi le thème de ce recueil collectif et, par voie de conséquence, celui des nouvelles que vous voudrez bien proposer."

Des questions? Voyez directement avec lui via son blog.
 
En ce moment, je bosse pour un appel à textes sur le thème de l’air. Vous pensez bien qu’une asthmatique face à un thème pareil, d'un coup ça respire! Si ça vous dit aussi, c'est chez Griffe d'Encre que ça se passe. 

Voilà, aujourd'hui y'a cours de danse, chouette! ^^
par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 27 septembre 2007
Faut que je vous raconte un phénomène bizarre. 
Un truc idiot qui m'arrive à tous les coups.
Zut, ça me fait marrer et en même temps, ça m'énerve, quoi!

A chaque fois que je veux écrire le mot seau, j'écris le mot saut
C'est systématique. 
Dans Sortie de route, à un moment je parle de seaux hygiéniques. (Je n'en dirai pas plus, ben nan)
Dans ma tête j'entends seaux
Je les visualise même parfaitement, ces bassines pour faire la petite et éventuellement, la grosse commission. 
Pour moi, aucun doute possible... je cause bien de seaux, soit de récipients avec anse.

Et que vois-je dans la marge? 
Une annotation rigolote, rédigée de la blanche main de mon éditrice bien aimée: "tu veux parler de petits sauts hygiéniques... pour qu'ils se dégourdissent les pattes, c'est ça?" 

En revanche, je n'écris jamais sot
Jamais, jamais, jamais. 

Quelqu'un pourrait-il m'allumer de son sautoir? 

Heu... m'éclairer de son savoir?

 

par nathalie publié dans : j'écris
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Jeudi 6 septembre 2007
Au mois de Juillet dernier, l'une de mes nouvelles, intitulée Evelyne, a été choisie pour le futur recueil collectif des éditions Gunten. Je l'ai su par mail, à mon retour de vacances. 

A chaque mois correspond un thème. En ce qui me concerne, j'ai donc traité le thème de la violence
Si vous souhaitez y participer, c'est encore possible jusqu'au mois de décembre 2007. Tout est expliqué sur le site. 

En attendant, et pas pour longtemps, ma nouvelle est en libre téléchargement à lire la nouvelle du mois
Sur le site, ils ont écrit mon nom avec un "e" à la fin. Bouuuuuuuh... et moi qui aie horreur qu'on mette un "e" à la fin de mon nom, c'est vilain, ça fait vie de patachon

Pourquoi une vie de patachon? C'est une expression d'argot dont ma grand-mère abusait: il mène une de ces vies de patachon! 

Pour info, la patache, conduite par le patachon, était au XIXe siècle une diligence inconfortable spéciale pauvres gens. Le conducteur buvait des litrons de pinard à toutes les tavernes et pratiquait des parties de jambes en l'air pas très catholiques. (comme Saoulfifre)

Aussi j'espère qu'ils le corrigeront. ^^
par nathalie publié dans : j'écris
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Apparaître




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Commandable partout, même depuis la lune. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot
. Commandable partout, même si on a les cheveux gras. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Liste des librairies qui les ont déjà en stock.

Sortie de route a été glissé dans la sélection d'été de la librairie Mollat, à Bordeaux.

Me joindre?
natalisss(at)hotmail.fr  
Remplacer (at) par @

MERCI

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

Coups de coeur web

Les photos de Roland: http://rolandr.zeblog.com/ 
Les toiles de Stephen: http://imaginus.club.fr/index.html
La musique de Kinishao: http://www.kinishao.com/songs 
Les tranches de vie de Nina: http://blog.ziopeppino.com/ 

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