Je suis quand même une drôle de fille.
Ceci est le blog d'une auteure en modeste devenir et qu'est-ce qu'elle vous raconte, l'auteure? Tout... excepté ce qui relève de son obsessionnel
besoin d'écrire pour être lue. Et aimée, tant qu'à faire, même s'il est impossible d'être aimé de tous et que la fille, elle s'en rend compte, hé,
l'est pas totalement folle.
C'est marrant... alors que j'y réfléchissais ce midi, j'ai songé aux camps de naturistes. A première vue, rien à voir. Pourtant... dans un camp de naturistes, on s'habitue vite au fait
de pouvoir détailler, ou pas, des gens déshabillés partout autour de soi. Au bout d'un moment, personne ne fait vraiment attention au corps de l'autre. Le corps est exhibé dans sa
totalité, n'a plus de secret, de mystère, et donc, n'intéresse plus.
Eh bien me concernant, c'est à peu près pareil en matière d'écriture.
Mais noooooon, je n'essaie pas de vous dire par là que je fréquente les camps de naturistes, encore que chacun fait ce qu'il veut avec son corps, hein, je respecte.
C'est juste qu'en ce qui concerne mes écrits, je préfère, et de loin, ne pas me dévêtir. La pratique de l'écriture a pour moi un charme tel qu'à trop vous en parler, elle perdrait de
son intérêt.
La magie de ce qui ne se voit pas, mais s'imagine. L'attrait des jeux de piste, quand on était minots. Les journaux intimes verrouillés, les lettres cachetées, les coups de
coeur à tout jamais gardés pour soi, partagés, peut-être, sans le savoir.
Des rêves. Des espoirs. Un morceau de guitare, une pièce de théâtre, un ballet. Ada dans La leçon de piano.
par nathalie
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Sous les conseils d’un supporter de Griffe d’Encre, je lis les Châteaux de la colère, d’Alessandro Baricco. Son premier roman, il avait 33 ans.
Je ne sais pas ce qu’ils me font, les auteurs italiens (aaaaah Dino Buzzati aaaaaah Italo Calvino !) mais ils me remuent… est-ce parce que je n’ai jamais connu les nôtres qui sont restés
là-bas, en Italie, et dont j'ignore tout? Se pourrait-il que par un heureux hasard pressenti, ces auteurs soient des membres de ma famille? Non, bien sûr, mais affective comme je suis,
il me plairait assez que la réponse soit oui. On peut toujours rêver, non?
Hop, extrait tiré du livre en question:
"C’est peut-être bête, mais les gens se serrent l’un contre l’autre avec cette fureur étrange un peu panique et la vie ressort toute
froissée, comme un billet doux serré au creux d’un poing, caché dans un geste nerveux de peur. Un peu par hasard, un peu par chance, disparaissent entre les plis de cette vie roulée en boule des
portions de temps douloureuses, ou lâches, ou jamais comprises. Bon."
C’est beau… très beau. Inutile de vous dire que je poursuis ma lecture avec jubilation.
Tenez, puisque je parle bouquins, Stéphane Laurent lance un appel à textes auquel j'ai moi-même participé (ce qui ne veut pas dire
que ma participation sera féconde, hein, c’est comme ça, c’est le jeu, on joue et si ça foire, on passe à autre chose.)
Je vous copie colle son annonce.
"L'évocation du passé peut provoquer un douce mélancolie, "bonheur d'être triste" dont parlait Victor Hugo. A moins qu'elle ne fasse resurgir des univers enfouis, des
madeleines de Proust, des cadavres dans le placard. Le passé peut être un socle, un repère, une balise. Il peut aussi peser de tout son poids sur nos épaules, entraver un avenir possible. Douce
nostalgie de trentenaire en mal de playmobiles et de Tang à l'orange ou résurgences traumatiques dont on ne parvient pas à endiguer le flot, les effets du passé sur notre devenir sont
innombrables. Couverture douce et chaleureuse dans laquelle on prend plaisir à s'enrouler ou peau morte dont on désespère de pouvoir se débarrasser un jour, nos souvenirs conditionnent en effet
bien souvent ce que nous sommes. Le poids du passé - entre réconfort et stigmates - constitue ainsi le thème de ce recueil collectif et, par voie de conséquence, celui des nouvelles que vous
voudrez bien proposer."
Des questions? Voyez directement avec lui via son blog.
En ce moment, je bosse pour un appel à textes sur le thème de l’air. Vous pensez bien qu’une asthmatique face à un thème pareil,
d'un coup ça respire! Si ça vous dit aussi, c'est chez Griffe d'Encre que ça se passe.
Voilà, aujourd'hui y'a cours de danse, chouette! ^^
par nathalie
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Faut que je vous raconte un phénomène bizarre.
Un truc idiot qui m'arrive à tous les coups.
Zut, ça me fait marrer et en même temps, ça m'énerve, quoi!
A chaque fois que je veux écrire le mot seau, j'écris le mot saut.
C'est systématique.
Dans Sortie de route, à un moment je parle de seaux hygiéniques. (Je n'en dirai pas plus, ben nan)
Dans ma tête j'entends seaux.
Je les visualise même parfaitement, ces bassines pour faire la petite et éventuellement, la grosse commission.
Pour moi, aucun doute possible... je cause bien de seaux, soit de récipients avec anse.
Et que vois-je dans la marge?
Une annotation rigolote, rédigée de la blanche main de mon éditrice bien aimée: "tu veux parler de petits sauts hygiéniques... pour qu'ils se dégourdissent les pattes, c'est
ça?"
En revanche, je n'écris jamais sot.
Jamais, jamais, jamais.
Quelqu'un pourrait-il m'allumer de son sautoir?
Heu... m'éclairer de son savoir?
par nathalie
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