Il fait si beau, ai-je écrit dans ma dernière note.
Si beau.
Drôlement trop chaud aussi.
Cette épouvantable chaleur me donne envie de courir partout. Je suis infatigable, insaisissable, ailée. Comme le taureau. Excepté que je suis cancer.
L'école vient à peine de se terminer que mes enfants ont tout de prêt pour la rentrée.
Les cartables ont été lavés. Les fournitures achetées, étiquetées. Je couvrirais bien les livres de L., si seulement on pouvait me les donner d'avance, merci de votre compréhension, trop
aimable.
Je me couche à une, voire deux heures du matin.
Si vous avez du linge à repasser, un cochon à tuer, une cave à vider, j'accepte de m'y coller.
Je n'écris pas. Je ne peins pas.
C'est l'été.
Et l'été me fait toujours cet effet-là.
Bientôt, nous regarderons les gros pompons incendier le ciel depuis la chambre de L. J'ai longtemps détesté les feux d'artifice. A cause de certains souvenirs. Mais c'est fini
maintenant.
Je voudrais changer de blog.
Clopin-clopant est un blog pour bigleux.
Oui, parfaitement, pour bigleux.
Je pourrais réduire la taille de sa police, mais je crains que mes fidèles lecteurs désorientés ne soient obligés de s'acheter une loupe. (Souf, par exemple)
Je voudrais redevenir discrète et petite, toute petite, légère, toute légère.
J'ai ouvert un nouveau blog sur deux autres plateformes.
Aucun ne marche. Il vous faut autoriser les cookies, voilà ce qu'on ose me répondre, à moi, la très belle et très talentueuse et très célèbre Sérafine Loiseau.
C'est idiot, mais je déteste qu'on me commande. Alors tant pis pour eux.
Je voudrais aller à San Francisco.
Je voudrais des tas de choses. Vous aussi, bien sûr.
Pourquoi avons-nous envie de plus de choses quand il fait chaud ?
Pourquoi nous contentons-nous de peu quand il fait froid ?
Voilà.
Ce soir, Sérafine est contente.
Elle a philosophé pour cinquante centimes d'euros. (oui, j'ai décidé de m'appeler Sérafine)
Avec un F et sans PH, comme ça pas besoin de me demander si le PH de ce nouveau prénom sera acide, basique ou neutre.
Par nathalie
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Si on me cherche, je suis dehors : il fait si beau.
Je laisse la porte ouverte.
N'hésitez pas à visiter la maison, je viens juste de faire la poussière et d'aérer les pièces. A bientôt.
Ancienne note
Par nathalie
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Je suis toujours impatiente de découvrir les groupes de mots qui ont mené des inconnus sur mon blog. La chose m'amuse.
peut on avoir un premier baiser sans la langue ?
Absolument.
On peut même avoir un premier baiser sans les mains.
images de graines quinoa à colorier
- Maman, c'est quoi ? C'est des smarties ?
- Non mon chéri, ce sont des graines de quinoa.
- Ah ! Et quelles couleurs je dois prendre pour les colorier ?
- Heu... au choix : du jaune, du rouge ou du noir.
- C'est nul. Je vais dire que c'est des smarties.
loana a le q.i. d'einstein
Grand bien lui fasse, cui cui cui.
ivre pisseuse
Oui, c'est ça : plus on boit et plus on pisse. (qu'on soit fille ou garçon, d'ailleurs)
boris vian nawak
Alors comme ça, Boris s'appelait Vian Nawak... Merci pour la précision.
moutons ébouriffés
Essayez Babyliss cheveux lisseur.
j'aime nath
Fichtre, ça ne se discute pas.
Et j'en profite pour recommander le blog Vos folles (re)quêtes, tenu par Delphine et
Aude, auquel vous pouvez participer. (si vous avez un blog)
Par nathalie
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Vous êtes fatigués.
La routine vous insupporte.
Mais vous persistez à chercher midi à quatorze heures.
Qu'attendez-vous pour aller sur votre petite île particulière nourrir les requins
?
C'est la méthode de Johnny Deep, et elle marche.
Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? Franchement ! Sacrée bande de vous.
Par nathalie
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D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dessiné et écrit.
Après l'école, seule dans ma chambre, je m'amusais à construire de jolies phrases pour me les lire à haute voix.
Vers l'âge de 13 ans, j'ai ouvert un journal intime. Et ne l'ai plus lâché jusqu'à l'obtention du Bac.
Quand mon père est mort (je venais d'avoir 16 ans), il a fallu que je me débrouille. Pas de psy, aucun soutien. Juste ma mère, mon frère et deux copines. Mais j'étais très pudique avec mes
peines. Je ne montrais rien.
Du coup, il arrivait qu'à une fête - essentiellement parce que j'avais bu - je fonde en larmes. Plus moyen de m'arrêter, et l'on se relayait pour essayer de me consoler.
La noirceur m'avait envahie. La mélancolie. Le spleen. Appelez ça comme vous voudrez.
A ce moment-là, j'ai commencé à écrire des histoires d'Amour.
Dans l'espace ou sur terre (j'aimais beaucoup la SF), l'Amour avait une place de choix. J'avais 17 ans et encore si peu d'expérience amoureuse. C'était trognon.
Le temps a passé.
L'expérience amoureuse étant passée par là, j'ai cessé d'écrire et ne m'y suis remise qu'après la naissance de mes fils.
Les choses avaient changé. Maintenant, j'ambitionnais d'être lue. Je ne devais donc plus penser qu'à moi. Je devais aussi me mettre à la place de l'Autre en train de lire les histoires
que j'avais écrites.
Instantanément, j'ai détrôné l'amour (cette fois je n'ai pas mis de
majuscule) afin qu'il ne se trouve plus au centre de mes fictions.
En effet, quoi de plus ennuyeux qu'un roman où la narratrice (mais ce peut-être un narrateur) rencontre un homme (mais ce peut être une femme), ils se séduisent, ils
couchent ensemble - et le lecteur se voit gratifié de quelques détails croustifondants rapport à ce qui se passe avant le lit : la chute du chemisier, du slip, des bas
filés, puis à ce qui se passe au lit, avec des descriptions un peu cochonnes - ils s'aiment et se présentent à leurs amis respectifs, s'installent ensemble, vont chez Ikea, ouvrent un
PEL, puis la mésentente s'installe, il laisse des gouttes sur la lunette des WC, elle les essuie en s'asseyant - la routine est méchante, quant à l'urine
on n'en parle même pas - l'homme finit par aller voir si le lit est plus soyeux ailleurs et la femme fait de même, oui mais ils s'aiment encore c'est dingue à quel point
c'est fort, ils se pardonnent et se demandent s'ils ne feraient pas un bébé, monsieur n'est pas très chaud et madame fera tout pour le convaincre, ou bien c'est monsieur qui veut
un bébé et madame qui dit non à cause des vergetures et de mai 68... et ainsi de suite jusqu'aux dentiers.
Bref.
Qui a envie de se farcir une variante de son quotidien ou de ses expériences passées ? Un texte ultra burlesque, à la rigueur, je ne dis pas...
Justement, je suis en train de lire le roman d'un auteur contemporain que je ne citerai pas, publié par une grande maison d'édition que je ne citerai pas non plus (à quoi bon ?) et
qui raconte un quotidien de ce genre.
L'ennui m'arrache des soupirs.
Je ne terminerai pas ce livre.
Même l'humour dont il n'est cependant pas dépourvu ne suffira pas à me réveiller. De l'humour, il en faudrait nettement plus pour allumer la mèche de ma curiosité. Heureusement qu'il s'agit
d'un emprunt.
Désenchantée ?
Non pas.
Juste expérimentée.
Par nathalie
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J'ai vu The Cure en concert.
Au Palais des Sports de Lyon, en 1987.
Je me souviens de ce billet.
C'était trop bien, trop bien, trop bien.
Petit clin d'oeil à Delphine. ;-)
Par nathalie
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