Qui je suis

Ceci est mon pied. 
C'est mon plus joli pied. 
Ce pied mène à une jambe qui mène à un tronc qui mène à un visage qui porte des lunettes.
Comme tout le monde, j'ai des bras et des mains. 
Mes doigts tapent des mots qui donnent des phrases qui donnent des tapuscrits qui ont donné deux vrais livres avec des pages qui tournent comme ceux qu'on trouve dans les librairies gentilles. 

Et ça, c'est mon vieux blog.
Samedi 4 juillet 2009

Il fait si beau, ai-je écrit dans ma dernière note.

Si beau.

Drôlement trop chaud aussi. 

Cette épouvantable chaleur me donne envie de courir partout. Je suis infatigable, insaisissable, ailée. Comme le taureau. Excepté que je suis cancer.

L'école vient à peine de se terminer que mes enfants ont tout de prêt pour la rentrée.

Les cartables ont été lavés. Les fournitures achetées, étiquetées. Je couvrirais bien les livres de L., si seulement on pouvait me les donner d'avance, merci de votre compréhension, trop aimable.

Je me couche à une, voire deux heures du matin.

Si vous avez du linge à repasser, un cochon à tuer, une cave à vider, j'accepte de m'y coller.

Je n'écris pas. Je ne peins pas.

C'est l'été.
Et l'été me fait toujours cet effet-là.

Bientôt, nous regarderons les gros pompons incendier le ciel depuis la chambre de L. J'ai longtemps détesté les feux d'artifice. A cause de certains souvenirs. Mais c'est fini maintenant.

Je voudrais changer de blog.

Clopin-clopant est un blog pour bigleux.

Oui, parfaitement, pour bigleux. 

Je pourrais réduire la taille de sa police, mais je crains que mes fidèles lecteurs désorientés ne soient obligés de s'acheter une loupe. (Souf, par exemple)

Je voudrais redevenir discrète et petite, toute petite, légère, toute légère.

J'ai ouvert un nouveau blog sur deux autres plateformes. 
Aucun ne marche. Il vous faut autoriser les cookies, voilà ce qu'on ose me répondre, à moi, la très belle et très talentueuse et très célèbre Sérafine Loiseau. 

C'est idiot, mais je déteste qu'on me commande. Alors tant pis pour eux.

Je voudrais aller à San Francisco.

Je voudrais des tas de choses. Vous aussi, bien sûr.

Pourquoi avons-nous envie de plus de choses quand il fait chaud ?

Pourquoi nous contentons-nous de peu quand il fait froid ?

Voilà.

Ce soir, Sérafine est contente.

Elle a philosophé pour cinquante centimes d'euros. (oui, j'ai décidé de m'appeler Sérafine)

Avec un F et sans PH, comme ça pas besoin de me demander si le PH de ce nouveau prénom sera acide, basique ou neutre.




 

Par nathalie
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Samedi 27 juin 2009








Si on me cherche, je suis dehors : il fait si beau.

Je laisse la porte ouverte.

N'hésitez pas à visiter la maison, je viens juste de faire la poussière et d'aérer les pièces. A bientôt.




 
Ancienne note



 

Par nathalie
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Vendredi 26 juin 2009


Je suis toujours impatiente de découvrir les groupes de mots qui ont mené des inconnus sur mon blog. La chose m'amuse.


peut on avoir un premier baiser sans la langue ?

Absolument.
On peut même avoir un premier baiser sans les mains.




images de graines quinoa à colorier


- Maman, c'est quoi ? C'est des smarties ?
- Non mon chéri, ce sont des graines de quinoa.
- Ah ! Et quelles couleurs je dois prendre pour les colorier ?
- Heu... au choix : du jaune, du rouge ou du noir.
- C'est nul. Je vais dire que c'est des smarties.


loana a le q.i. d'einstein

Grand bien lui fasse, cui cui cui.


ivre pisseuse

Oui, c'est ça : plus on boit et plus on pisse. (qu'on soit fille ou garçon, d'ailleurs)


boris vian nawak

Alors comme ça, Boris s'appelait Vian Nawak... Merci pour la précision.


moutons ébouriffés

Essayez Babyliss cheveux lisseur.


j'aime nath


Fichtre, ça ne se discute pas.


Et j'en profite pour recommander le blog Vos folles (re)quêtes, tenu par Delphine et Aude, auquel vous pouvez participer. (si vous avez un blog)







Par nathalie - Publié dans : les sujets de ce blog
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Jeudi 25 juin 2009

... On parle de ce train qui, le 06 Août 1945, longeait la côte en direction d'Hiroshima, y conduisant, entre autres, des travailleurs du matin.

Les voyageurs regardaient mollement la ville par les fenêtres des wagons. Ensuite le train entra dans un tunnel et, quand il en sortit, les travailleurs virent qu'il n'y avait plus d'Hiroshima.

En me promenant dans les rues de cette ville de province, je pensai que la dignité japonaise trouvait ici son illustration la plus frappante.

Rien, absolument rien, ne suggérait une ville martyre.
Il me sembla que, dans n'importe quel autre pays, une monstruosité de cette ampleur eût été exploitée jusqu'à la lie. Le capital de victimisation, trésor national de tant de peuples, n'existait pas à Horoshima...


Mots tirés de:
Ni d'Eve ni d'Adam, Amélie Nothomb





 

Par nathalie - Publié dans : Ces mots relevés chez les autres
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Mercredi 24 juin 2009


J'ai marché sur la lune.




J'ai servi de modèle à Andy Warhol.




J'ai fait mon apparition sur un building de New York...



Mais surtout... je suis allée sur ce site. ^^




Par nathalie - Publié dans : vu
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Mardi 23 juin 2009
La musique est d'actualité. Les questions de philo aussi. 

C'est fou ce besoin que nous avons de musique. (de philo moins, mais après tout, du moment que nous nous posons des questions...)

Souvent, je me demande ce qui guide nos choix en matière de musique, ce qui déclenche nos émois.

Car nos goûts peuvent être tellement hétéroclites.
Certaines mélodies nous séduisent immédiatement, un peu comme un coup de foudre. D'autres prennent leur temps, séduction raisonnée. Certaines nous toucheront toute la vie. D'autres nous feront pouffer quelques années plus tard. Quoi, j'écoutais ça avant ? La honte !

A qui la musique s'adresse-t-elle ?

A l'enfant curieux qui met de la magie partout ? A l'adolescent révolté ? A l'adulte vieillissant, nostalgique ? 

Quel pouvoir la musique a-t-elle sur notre moral ? Ne serait-ce pas plutôt elle qui nous choisit ?



Cette note m'a été inspirée par :








Par nathalie - Publié dans : glop
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Lundi 22 juin 2009


Vous êtes fatigués.

La routine vous insupporte.

Mais vous persistez à chercher midi à quatorze heures.

Qu'attendez-vous pour aller sur votre petite île particulière nourrir les requins ?

C'est la méthode de Johnny Deep, et elle marche. 



Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?
Franchement ! Sacrée bande de vous.

 

 

 

 

Par nathalie - Publié dans : glop
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Samedi 20 juin 2009


D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dessiné et écrit.

Après l'école, seule dans ma chambre, je m'amusais à construire de jolies phrases pour me les lire à haute voix.  

Vers l'âge de 13 ans, j'ai ouvert un journal intime. Et ne l'ai plus lâché jusqu'à l'obtention du Bac.

Quand mon père est mort (je venais d'avoir 16 ans), il a fallu que je me débrouille. Pas de psy, aucun soutien. Juste ma mère, mon frère et deux copines. Mais j'étais très pudique avec mes peines. Je ne montrais rien.
Du coup, il arrivait qu'à une fête - essentiellement parce que j'avais bu - je fonde en larmes. Plus moyen de m'arrêter, et l'on se relayait pour essayer de me consoler.

La noirceur m'avait envahie. La mélancolie. Le spleen. Appelez ça comme vous voudrez.

A ce moment-là, j'ai commencé à écrire des histoires d'Amour.

Dans l'espace ou sur terre (j'aimais beaucoup la SF), l'Amour avait une place de choix. J'avais 17 ans et encore si peu d'expérience amoureuse. C'était trognon.

Le temps a passé.

L'expérience amoureuse étant passée par là, j'ai cessé d'écrire et ne m'y suis remise qu'après la naissance de mes fils.

Les choses avaient changé. Maintenant, j'ambitionnais d'être lue. Je ne devais donc plus penser qu'à moi. Je devais aussi me mettre à la place de l'Autre en train de lire les histoires que j'avais écrites.

Instantanément, j'ai détrôné l'amour (cette fois je n'ai pas mis de majuscule) afin qu'il ne se trouve plus au centre de mes fictions.

En effet, quoi de plus ennuyeux qu'un roman où la narratrice (mais ce peut-être un narrateur) rencontre un homme (mais ce peut être une femme), ils se séduisent, ils couchent ensemble - et le lecteur se voit gratifié de quelques détails croustifondants rapport à ce qui se passe avant le lit : la chute du chemisier, du slip, des bas filés, puis à ce qui se passe au lit, avec des descriptions un peu cochonnes - ils s'aiment et se présentent à leurs amis respectifs, s'installent ensemble, vont chez Ikea, ouvrent un PEL, puis la mésentente s'installe, il laisse des gouttes sur la lunette des WC, elle les essuie en s'asseyant - la routine est méchante, quant à l'urine on n'en parle même pas - l'homme finit par aller voir si le lit est plus soyeux ailleurs et la femme fait de même, oui mais ils s'aiment encore c'est dingue à quel point c'est fort, ils se pardonnent et se demandent s'ils ne feraient pas un bébé, monsieur n'est pas très chaud et madame fera tout pour le convaincre, ou bien c'est monsieur qui veut un bébé et madame qui dit non à cause des vergetures et de mai 68... et ainsi de suite jusqu'aux dentiers.  

Bref.
Qui a envie de se farcir une variante de son quotidien ou de ses expériences passées ? Un texte ultra burlesque, à la rigueur, je ne dis pas...

Justement, je suis en train de lire le roman d'un auteur contemporain que je ne citerai pas, publié par une grande maison d'édition que je ne citerai pas non plus (à quoi bon ?) et qui raconte un quotidien de ce genre. 

L'ennui m'arrache des soupirs.

Je ne terminerai pas ce livre.
Même l'humour dont il n'est cependant pas dépourvu ne suffira pas à me réveiller. De l'humour, il en faudrait nettement plus pour allumer la mèche de ma curiosité. Heureusement qu'il s'agit d'un emprunt.

 

Désenchantée ?

Non pas.

Juste expérimentée.





Par nathalie - Publié dans : quand j'écris
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Jeudi 18 juin 2009


J'ai vu The Cure en concert. 

Au Palais des Sports de Lyon, en 1987.

Je me souviens de ce billet.

C'était trop bien, trop bien, trop bien.

Petit clin d'oeil à Delphine. ;-)








Par nathalie - Publié dans : vu
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Jeudi 18 juin 2009

Chez l'allergologue, en attendant mon tour. Je suis en train de feuilleter les torchons habituels.

Des chercheurs ont découvert que le parfum des roses aiderait à avoir un meilleur sommeil.


Bon.
Pourquoi pas.
Moi qui suis insomniaque sur les bords, je sors le maximum d'antennes.

Et là, je pouffe.

Pouf, pouf, pouf.

A un groupe de dormeurs, ils ont fait respirer le parfum des roses, et à un autre groupe, l'odeur d'oeuf pourri.

Voici ce qui leur a permis d'arriver à pareille conclusion saugrenue !

Question : quelles études faut-il faire pour devenir chercheur ?

(pour mes fils, vous comprenez)









Par nathalie - Publié dans : lu
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Mes publications




Sortie de route
(fantastique proche du réel) est paru le 16 mars 2008.
 Couverture signée Fablyrr. Début, critiques... ici. Lien site Fnac.



En quête (recueil de 20 nouvelles plus ou moins étranges, traitant chacune d'une quête) est paru le 22 mai 2008.
Couverture signée 
Michelle Bigot. Début de 3 des 20 nouvelles...
ici. Lien site Fnac.

Il est possible de les commander dans toutes les librairies. Liste de celles qui les ont en stock.

BLABLABLA

Un grand, UN TRES GRAND MERCI pour vos retours sur mes textes, qu'ils m'aient été donnés de vive voix, dans les commentaires de ce blog, par mail privé, via votre blog perso ou par le biais d'un forum. 

PS 1 : Je ne suis pas sur facebook.
C'est mal, je sais.

PS 2 :
Un jour, j'ai fermé ce blog car j'y passais trop de temps. Mais il me manquait. Je l'ai donc repris sans rouvrir les commentaires.
C'est mal, je sais.

Me joindre?

natalisss(at)hotmail.fr  
Remplacer (at) par @

PS 3 : J'ai deux manuscrits en quête d'éditeur. C'est dur. Je m'accroche. Je suis têtue comme trois bourriques et une loutre. C'est mal, je sais.

"Vous pouvez railler, mais n'oubliez jamais qu'un jour ou l'autre, c'est celui qui raille qui l'a dans le train."
Pierre Desproges

Les photos

- proviennent de Flickr, de Photo Libre
- ou bien sont miennes

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